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couverture du livre New-York - l'Estaque, un aller simple, journal de bord de la traversée écrit par Pierret Gilles

Pierret Gilles

New-York - l'Estaque, un aller simple, journal de bord de la traversée

17.69 € TTC

Frais de port inclus France
Métropolitaine uniquement

94 pages
A5 : 14.5 x 20.5 cm sur papier 135 g couché brillant
Style litteraire : Art de vivre
Numéro ISBN : 978-2-35682-059-4

Présentation de New-York - l'Estaque, un aller simple, journal de bord de la traversée


Ce livre est le journal de bord d'une traversée transatlantique.

Jour après jour vous allez suivre le voyage de New York à l'Estaque à bord du Pilgrim 38, catamaran construit par le capitaine selon les plans de James Wharram. Au fil des pages c’est une véritable plongée au cœur de l’équipage et de l’unité, une expédition de 4 500 miles nautiques à travers l'Atlantique et la Méditerranée.

Vous pourrez suivre tous les épisodes de la traversée, les coups de tabacs comme les moments de pétole interminables, le contenu des ravitaillements, les menus à bord et bien sûr les états d'âme de l'équipage.

Superbe témoignage rédigé au fil de l'eau et qui permet de vivre en direct une transatlantique sur un bateau fait maison.


Extrait du livre écrit par Pierret Gilles


Janvier 2005, le début de l’aventure du Pilgrim. Gilles va vous raconter la traversée qui en est l’aboutissement ultime. En fait, c’est l’histoire dans son ensemble qui ne vous paraîtra pas ordinaire.

Insatisfait de ma vie en Amérique, je cherche à tout prix un moyen de m’en sortir, de plus j’ai toujours rêvé d’un bateau. À 50 ans, il est temps : « It’s now or never. » C’est une question à la fois d’opportunité et de nécessité. Je vais construire le radeau de sauvetage dont j’ai besoin et le bateau dont je rêve. Disposant à l’époque d’une petite somme d’argent venant de la famille, j’ai de quoi démarrer.

James Wharram est un homme extraordinaire. Très connu dans les milieux anglo-saxons, il a marqué toute une époque de découverte des multicoques des années 1960 à nos jours. Un pionnier, illuminé par les techniques minimalistes des bateaux des îles du Pacifique. Il a parcouru les océans sur ses créations, publié de nombreux écrits et maintenant âgé de plus de 80 ans, il vit de ses plans très élaborés pour les constructeurs amateurs. Il faut comprendre que derrière tout cela, il y a une véritable philosophie : « En tout homme sommeille un bateau », « la construction à la portée de celui qui en a la volonté », le minimalisme, l’esprit communautaire… Très séduisant. Je craque pour les plans du modèle Tiki 38, qui me paraît bien adapté, le plus petit permettant une vraie vie à bord.

Maintenant, reste à trouver le lieu de la construction. Pas une mince affaire dans ce New Jersey où les propriétés privées, les réglementations, les coutumes locales n’étaient pas spécialement favorables à ce type d’activité, à vrai dire un peu génératrice de désordre.
Ma rencontre avec Dave a lieu au club de voile où il était membre depuis peu. Lui faisant part de mon projet, il est immédiatement intéressé et enthousiaste. Il faut dire que Dave est fermier, sur 20 hectares de terrain, à 5 kilomètres de la maison, spécialisé dans le recyclage de bois. Dave me propose de m’installer chez lui pour construire.
Imaginez : accepter chez soi un constructeur complètement amateur qui parle d’un chantier de quatre ans, en partant de rien, il fallait être bien allumé quand même ! Dave m’a donné tout ce qu’il pouvait. Son amitié, son enthousiasme, son aide constante et indéfectible. Un puissant moteur : je n’avais pas le droit de le décevoir.

Les conditions étaient maintenant réunies. En juin 2005 après avoir commandé du contreplaqué, de la colle et acheté quelques outils, je me lance, sans avoir la moindre idée de comment s’y prendre ?
C’est là que le génie de Wharram se trouve : il met la construction à la portée du néophyte, et il le fait bien.

Après un an de boulot, je possède deux pirogues improbables de 10 mètres de long, vaguement stockées sur le terrain, à tout vent.
Point critique : c’est là que l’on arrête si on doit le faire, sans avoir encore trop investi. Il en est encore temps.

Christophe, mon grumeau, intervient à ce moment… Il me rend visite au printemps 2006, examine l’engin, teste la configuration des lieux, imagine bien l’ensemble du projet et voit l’ampleur de la tâche. C’est décidé, on envoie ! Je m’équipe d’une grande tente de ferme destinée à l’élevage de veaux. Elle abritera la suite du chantier : les hivers dans le New Jersey sont terribles. Je quitte mon travail chez Con Edison et me consacre à plein-temps à cette histoire, au grand désespoir d’Isabelle.

Il me faut aussi parler à cet instant d’Ann et Neville. Un couple hors du commun qui a construit un Tiki 46 en Angleterre, puis traversé sur Rhode Island. Ils vivent à bord, voyagent régulièrement entre les Bahamas l’hiver et Newport l’été, passent deux fois par an à Atlantic Highlands à l’automne et au printemps. Affectionnant mon projet, ils se sont proclamés support moral et technique. Ils ont été tout ça, et bien plus. D’une générosité incroyable, adorables, les champions du recyclage et de l’ingénierie minimaliste. Leur bateau est de toute beauté, des purs, des vrais, et ils me manquent déjà. Visites techniques, conseils, encouragements. Que demander de mieux !

Et puis, à l’époque de l’Internet, il faut aussi évoquer la communauté mondiale des constructeurs de Wharram. Ils sont
nombreux, se parlent sur les forums, se refilent les tuyaux et bonnes adresses, une vraie force ! Chaque lancement de bateau est une fête.
Beat Rettenmund, Martin Hivon, Neil Hawkesford, Martin Hall… tous sont devenus des amis, parfois virtuels, parfois
rencontrés en chair et en os. Pilgrim est maintenant connu et parfois cité en référence sur « Wharram Builders ». La superbe récompense !

Tous les printemps, le rendez-vous obligé : une équipe se constitue en France grâce à Christophe et vient en force sur le chantier pour une quinzaine de jours, une aide énorme : à la fin de l’hiver, le moral est toujours un peu bas, et chaque fois, ce sont de grandes opérations qui sont effectuées et Pilgrim fait un bond en avant. Sune, Julien, Gilles, Pierre, Pauline, sur tous les jolis coups, ils ont aussi adoré Dave, sa ferme, l’ambiance rough américaine de l’endroit. Dans ces occasions, Dave se déchaînait et nous terminions toujours par une splendide biture au milieu de l’Epoxy, avec musique country et les amis supporters américains.
Parlons-en, de ces amis. Si au début, ils me prenaient pour un fou, petit à petit, un bon nombre ont commencé à s’intéresser sérieusement à l’histoire et à être à mes côtés, chacun m’apportant énormément en encouragements, aide technique, matérielle, parfois au-delà de toute raison. Merci à eux : Jim et Janice, Rory, Job, Al et les autres. Eux aussi, je n’avais pas le droit de les décevoir.

Cinq années ont passé. Le bateau est enfin sorti de sa tente, avec sa belle peinture bleue et grise. Le lancement approche, encore une autre intervention commando de la « French Navy ». Là, c’est du lourd : il s’agit de démonter tout, de transporter l’ensemble en pièces détachées jusqu’au port d’Atlantic Highlands, puis de le remonter sur place. Peu importe, nous sommes gonflés à bloc. Là encore, des aides providentielles permettent de démêler les situations les plus délicates. Tout se présente bien : transport et remontage se font sans accroc, les tests au sol nous montrent que grâce aux plans Wharram toutes les écoutes, drisses et systèmes fonctionnent comme prévu.
La famille, les parents et les amis arrivent. Ils nous trouvent dans un état de surexcitation indescriptible, à deux doigts du but, les étraves pointées à 20 mètres de l’eau. Une dernière fête monumentale est organisée sous la tente désormais vide, à la veille du lancement. Tout le monde est là, l’émotion est palpable et restera un souvenir inoubliable.

15 juin 2010 : le jeu de seize roues de brouette est installé sous les coques. Le temps est très beau. Une simple poussée permettra la descente de la cale en douceur et une mise à l’eau parfaite. Quelle joie ! Champagne pour tout le monde sous l’œil du Harbour Master qui pense que ces crazy frenchies ne s’en sont pas trop mal tirés.

Gros chargement de spectateurs sur le Tiki 46 d’Ann et Neville et sortie à la voile toute l’après-midi, dans un enthousiasme bien compréhensible. Merveille : pas un accroc technique pour cette première sortie.

Voilà, Pilgrim est né et bien né. Il me fallait rentrer en France pour m’y installer, cette fois pour de bon. Pilgrim est donc remis à terre et m’attend sagement recouvert de neige sur un chantier du New Jersey. Cet hiver que je vais passer à préparer l’aventure avec cette fois-ci l’aide de mes nouveaux amis de ce côté de l’Atlantique, qui eux aussi ont été à fond avec moi : Sophie, Morel qui m’a présenté Pierre Lasnier, Gabbay… tous des bons marins qui savent ce qu’est une traversée.

Un an plus tard, le 4 juin 2011 nous revenons à cinq à Atlantic Highlands pour notre départ. C’est Gilles, avec sa belle plume, qui va vous raconter la suite.

Jacques Pierret


Témoignage sur l'autoédition de Pierret Gilles


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