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couverture du livre Célestin Pegoud roi de lair premier as écrit par Thollon-Pommerol Claude

Thollon-Pommerol Claude

Célestin Pegoud roi de lair premier as

15.00 € TTC

Frais de port inclus France
Métropolitaine uniquement

72 pages
A4 : 21 x 29.7 cm sur papier 80 g offset
Style litteraire : Autres
Numéro ISBN : 978-2-35682-202-4

Présentation de Célestin Pegoud roi de lair premier as


Diplômé le 1er mars 1913, mort en combat le 31 août 1915, Mobilisé dès 1914, en deux années Célestin Pégoud a réalisé une carrière aéronautique fulgurante. Mission dangereuse au dessus de l’Allemagne, c’est un As de guerre avec 6 victoires. Il ser abbatu le 3 septembre 1915.


Extrait du livre écrit par Thollon-Pommerol Claude


Le récit suivant de Melle Eudoxie Cutxan, Française résidant à Berlin est paru dans « Les Annales » en novembre 1915. On en relèvera l’aspect à la fois cocardier et le panégyrique exagéré dus évidemment au conflit mais aussi à la mort de Pégoud quelques mois plus tôt.

« C’était le 24 octobre 1913, et Pégoud volait au champ d’aviation de Johannisthal. L’oiseau de France semblait dire : « Regardez bien. Je suis venu à la lumière pour vous apprendre à voler ».

Il pivotait tantôt sur une aile, tantôt sur une autre, s’élevait en orbes superbes, montait tout droit au ciel, soudain plongeait comme une torpille, filait une oblique inéluctable, légèrement s’inclinait à droite, à gauche, se retournait enfin, volait la tête en bas, et continuait, au long, une sarabande effrénée.

Eperdue, frénétique, la foule applaudit.

- Ah ! Ce grand français ! s’écria, ému, un brave homme à côté de moi.

- Voilà bien ce qui s’appelle une victoire française, fit un autre.

- Non, répondit une jeune fille, ce n’est pas une victoire française, c’est tout simplement un progrès de l’humanité.

Les femmes surtout étaient enthousiastes ; tous et toutes étaient ravis d’avoir vu un tel prodige dans leur vie. J’étais parmi la foule, seule et comme perdue au milieu des flots humains, savourant en secret la fierté d’être Française à Berlin ! Quel branle-bas ! Quelle prodigieuse activité avait suscité partout notre illustre compatriote ! Pégoud sut mettre en défaut l’organisation allemande.

Le samedi 24 octobre, l’administration des chemins de fer ne put délivrer que 400 000 billets, de Berlin au champ d’aviation ; mais le dimanche 25, elle fut prévoyante et livra - chiffre inouï ! - 600 000 billets.

Pégoud fléchit aussi la rigide discipline prussienne. Il venait de terminer sa conférence au Musée des Sciences populaires, à « l’Uranie » ; il avait expliqué, monoplan en main, devant un public d’élite et attentif, ses aventures, ses recherches. Aussitôt la séance finie, élèves de gymnase, étudiants, lui présentent en foule cartes, albums, livres à autographier, etc. La complaisance de Pégoud est inlassable, mais, au bout d’une demi-heure, un cerbère se lève et tout près de l’oreille de l’aviateur, éternue aussi bruyamment qu’il peut le mot fatidique : Schluss (prononcer Chlouss) [terminé].

Inébranlable comme un roc, Pégoud écrit toujours.

Soudain c’est le noir profond : On a éteint toutes les ampoules électriques. Aussitôt, mille et une lampes à main de sortir des poches et de scintiller de toutes parts. Imprésario et cerbères pestent à l’envi. Pégoud est imperturbable. Assiégé par toute cette jeunesse respectueuse dont il se fait l’esclave, il écrit toujours, calme et souriant.

La veille, la foule l’avait acclamé ; ce soir-là, une jeunesse d’élite le porte en triomphe à sa voiture. Le lendemain, ses « camarades aviateurs », comme notre illustre héros les appelait fraternellement, lui offrent un banquet, et ses compatriotes un punch d’honneur.

Pégoud est des nôtres. Français résidant à Berlin, Alsaciens-Lorrains, Suisses fraternisent autour du héros, et un Genevois, M. Raoul Pictet, professeur de chimie à la « Technische-Hochschule », à Berlin, sait nous faire comprendre le génie, les mérites de l’aviateur. « Il a osé, dit-il, et c’est parce qu’il a osé qu’il a frayé des voies nouvelles, même celles où l’on vole la tête en bas. Il a créé, enfin, le vol artistique. Jusqu’au ciel de la Germanie qui se pique, lui aussi, de coquetterie et se met en frais ! ».

Le lendemain, mercredi 28 octobre, fut (et les journaux l’attestent) la journée la plus ensoleillée et la plus chaude d’octobre que l’on eût vue depuis quarante ans. Pégoud vint me chercher dans sa voiture et, en compagnie d’un capitaine allemand d’aviation, nous allâmes visiter le stade où - ironie de la destinée ! - l’empereur se proposait de convier toute la virile jeunesse des nations à des jeux et des courses olympiques.

Ce jour-là, je fus aussi témoin de la gloire de notre compatriote à Berlin. Il vola, le 28 octobre 1913,
à Johannisthal, et je vis cet océan de vagues humaines, lointaines et prolongées, qui venait, avec un bruit et une clameur de houle, déferler aux pieds de l’aviateur.

Astiqués, lustrés à l’excès, serrés dans leur tunique gris-bleu, MM. les officiers prussiens étaient aussi venus rendre hommage Pégoud ; ils se pliaient automatiquement et faisaient des révérences à n’en plus finir à notre vaillant coq gaulois qui, lui, répondait toujours avec une aimable simplicité, et le joyeux sourire intrépide qu’il avait dénoncé bien qu’il ne perdait point du tout la tête.


Qui est Louis Blériot ?

- Brevet d’aviateur civil n° 1
Louis Charles Joseph Blériot est né le 1er juillet
1872 à Cambrai.

Ingénieur de l’Ecole Centrale de Paris, Louis Blériot crée les Etablissements qui portent son nom. Il acquiert un certain succès dans la fabrication des phares à acétylène.

Par l’intermédiaire de Ferdinand Ferber dont il est un fervent admirateur, il rencontre Gabriel Voisin (constructeur d’aéroplanes) puis Léon Levavasseur (constructeur de moteurs). Il se lance alors avec passion dans la construction aéronautique dès 1907.

S’adjoignant les compétences de Raymond Saul- nier, il construit le « Blériot XI » avec lequel il devient mondialement connu en traversant la Manche, au petit matin du 25 juillet 1909, en 37 minutes. Il ne cessera dès lors de développer son activité de constructeur en lui donnant un essor industriel incomparable avant et pendant la guerre.

Il décède le 2 août 1936 à Paris.