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couverture du livre Dieu m'a fait grâce écrit par Oujagir Flore

Oujagir Flore

Dieu m'a fait grâce

11.69 € TTC

Frais de port inclus France
Métropolitaine uniquement

16 pages
Poche : 11 x 18 cm sur papier 135 g couché brillant
Style litteraire : Autres
Numéro ISBN : 978-2-35682-038-9

Présentation de Oujagir Flore


Flore MARAJO OUJAGIR native de la commune du Lorrain à la Martinique, arrivée à ses 20 ans en métropole, issue d’une famille catholique pratiquante, témoigne de sa croisade vers sa nouvelle vie en Christ.

Présentation de Dieu m'a fait grâce


DIEU M’A FAIT GRÂCE Pensez-vous avoir atteint le fond du gouffre et que la vie elle-même semble être contre vous ? Vous vous demandez quelle est la raison de votre existence ?

Et que le mot espoir n’a plus aucune valeur à vos yeux… Malgré la profondeur de vos blessures, la gravité de vos entailles, ou bien que vous croyez être dans l’obscurité la plus ténébreuse qui puisse exister… Sachez qu’il y a une lumière, qui elle est éternelle, je vous le déclare… Jésus-Christ est notre sauveur ! « Tout ce que vous demanderez avec foi par la prière, vous la recevrez ». (Matthieu ch. 21.V.22)


Extrait du livre écrit par Oujagir Flore


Une vie tourmentée

Ma naissance

Mon père Valentin âgé de 22 ans à cette époque là, et ma mère Victoire qui elle, était âgée de 19 ans, sont tous les deux originaires de la commune du Lorrain, cette commune se situe dans le nord de la Martinique, de leur union a été conçue quatre enfants dont je suis la cadette.

Je suis née le 23 novembre 1958, dans la commune du lorrain.

Dès mon arrivée dans ce monde, le malin avait déjà mis son droit de veto sur ma personne, car les amis de mes parents et quelques membres de la famille ont plané le doute sur la paternité de mon père, car à leurs yeux nous n’avions aucune ressemblance.

A l’âge de deux ans, je suis tombé malade et à la suite de cela, j’ai eu un strabisme sévère des deux yeux, mais ma mère n’a pas eu des informations sur cette maladie et personne n’a su mettre un nom là-dessus, ce handicap m’a fait beaucoup souffrir j’étais la risée de tous mes camarades de classe, ainsi que d’autres jeunes du quartier.

J’ai le souvenir qu’un après-midi où j’étais sur la terrasse, quelques enfants qui passaient sur la route s’étaient arrêtés face à moi et se moquèrent de moi, j’étais hors de moi, je les insultais.

J’ai souvent demandé au Seigneur pourquoi moi, je me sentais seule et enviais tous ceux qui selon moi étaient normaux.

Je pleurais souvent, car je me sentais rejeté en permanence.

À l’âge de douze ans, mes parents acceptèrent de me faire opérer pour corriger ce strabisme, l’opération fut un succès, j’ai enfin été libéré.

Chaque année, ma mère qui travaillait, profitait des vacances scolaires pour nous envoyer chez ma grand-mère à la campagne. Mais nous n’étions pas les seuls car mes cousins étaient aussi de la partie.

Ma grand-mère qu’on surnommait yaya était une femme, de taille moyenne elle était toujours vêtue d’une tenue locale (appelée robe grand-mère) et avait un foulard noué autour de la tête, elle avait le visage fermé, elle ne souriait jamais, ce qui faisait ressortir son dur caractère.

Ses enfants n’osaient pas lui tenir tête, même si elle avait tort, de part leur éducation. J’étais sa tête de turc, elle me frappait et m’accusait sans cesse.

Un soir où nous étions chez ma grand-mère et dans le noir (car à cette époque il n’y avait pas d’électricité), cette dernière avait égaré sa lampe de torche, et elle nous avait demandés à mes cousins, mes frères et à ma sœur de l’aider à la retrouver, mais moi n’ayant pas participé à cette recherche, elle me punit très sévèrement en me faisant dormir dehors. À ce moment précis j’avais très peur car j’étais dans l’obscurité totale, il n’y avait pas de lampadaires et j’entendais des cris d’animaux, ce qui ne me rassurais pas du tout. Après quoi, je pris la décision de ne plus venir en vacances chez ma grand-mère.

Adolescence

Un mal-être profond s’empara de moi, car mes parents se disputaient souvent, des cris, des scènes de violences affectaient tout mon être. Mon enfance et mon adolescence furent un halo de tourments.

Mes parents n’ont jamais vu ou su ce que je vivais, et très jeune j’avais un souhait qui était de partir de chez eux à la majorité.

Mes angoisses je les libérais quand j’étais à l’école, en pleurant, ma mère fut à plusieurs reprises convoquée, elle décida de m’emmener consulter.

Le médecin diagnostiqua un souffle au cœur, ce qui me vaut un traitement de longue durée, sans amélioration car il est passé à côté de ce mal qui me rongeait. Mes angoisses me sont restées.

Mon père était un coureur de jupons je lui en ai beaucoup voulu car je vivais la détresse de ma mère. J’avais une haine envers lui, cela dura quelques années.