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couverture du livre L'aviation aux manoeuvre d'avant guerre 1910 - 1913 écrit par Thollon-Pommerol Claude

Thollon-Pommerol Claude

L'aviation aux manoeuvre d'avant guerre 1910 - 1913

15.00 € TTC

Frais de port inclus France
Métropolitaine uniquement

78 pages
A4 : 21 x 29.7 cm sur papier 80 g offset
Style litteraire : Autres
Numéro ISBN : 978-2-35682-143-0

Présentation de L'aviation aux manoeuvre d'avant guerre 1910 - 1913


Ce cahier de Claude Thollon Pommerol retrace les manœuvres d’automne de 1910 à 1913 ou celles plus restreintes liées à l'artillerie ou à la cavalerie, l'aviation est en plein essor.


Extrait du livre écrit par Thollon-Pommerol Claude


La première journée a été une journée d’attente et de tâtonnement pour le parti rouge, de vive offensive et de marche forcée pour le parti bleu.

Grandvilliers, 11 septembre.
Les 2e et 3e corps après leurs manœuvres de brigade se concentrent pour être prêts à engager la lutte. A l’heure actuelle, le quartier général du général Picquart (2e corps) est à Conty, l’avant-garde du général autour de (3e Grandvilliers ; celui du général Meunier corps) à Forges-les Eaux, l’avant-garde du général Meunier autour de la Formerie. La direction des manœuvres est installée à Grandvillers. Le général Michel a visité cet après-midi le champ d’aviation.

Une compagnie cycliste du bataillon de chasseurs à pied de Longwy est passée aujourd’hui à Beauvais, se dirigeant sur Vernon. Elle est attachée à la 3e division de cavalerie pendant la période des grands manœuvres d’armée.

Ce matin, par un temps gris et une faible bise, le lieutenant Acquaviva, qui n’avait pu partir hier à cause du vent, s’est envolé à 5 h 33 du camp d’aviation de Briot. Après un tour de piste il s’est dirigé sur Poix pour se mettre à la disposition du 2e corps (général Picquart).

Le lieutenant Acquaviva pilote un Blériot offert par la souscription du Temps (*).

On attend à chaque heure l’arrivée du lieutenant de Caumont, qui atterri hier à la Fère, et de Latham.
Les dirigeables la-Liberté et Colonel-Renard sont aussi attendus à chaque instant.

Une foule considérable est rassemblée au champ d’aviation de Briot.

A huit heures dix des cris s’élèvent et tous les yeux se portent dans la direction de Beauvais. Un point noir grossit de plus en plus et on ne tarde pas à reconnaître un biplan qui se dirige sur les hangars. C’est Caillet, un élève de Paulhan. Il atterrit au champ d’aviation et est reçu par le commandant du génie Labade au milieu des applaudissements, Caillet remplace Paulhan, gêné par une entorse qu’il s’est fait il y a quelques jours. Le biplan de Caillet porte le nom de Gypaète.

Parti hier de Saint-Cyr, il a passé la nuit à PontSaint-Maxence (Oise) Parti ce matin de PontSaint-Maxence Caillet a dû s’arrêter à Beauvais à la suite d’une légère avarie au moteur.

Paulhan est arrivé au champ d’aviation en automobile.

Vingt-huit états ont désigné des officiers pour suivre les manœuvres de Picardie, parmi ces états, l’Allemagne est représentée par M. von Winterfeldt, major d’état-major ; l’Angleterre par M. Fairholme, colonel d’artillerie ; l’Autriche-Hongrie par le comte de Lamozan-Salins, major d’état-major, l’Italie par M. Pennelle, major d’état-major ; le Japon par M. Shiraï, colonel d’infanterie ; la Russie par le comte Mostitz, général de brigade.

Sept officiers français ont été mis par le ministère de la guerre à la disposition des missions étrangères.
Tous ces officiers seront logés à Beauvais du 13 au 18 septembre.

Grandvilliers-Omnibus, 11 septembre.

Les aviateurs militaires continuent à rejoindre le parc aéronautique de Briot.

Après le lieutenant Acquaviva, le lieutenant Maillols, pilotant un biplan, a rejoint le quartier général ce matin à Grandvilliers.

A onze heures le lieutenant aviateur de réserve Breguet a atterri à son tour venant de Douai, ayant à son bord le capitaine Madiot comme observateur.

D’autre part on a reçu de Beauvais la nouvelle que le sergent réserviste Caillet, qui était parti ce matin en aéroplane pour Grandvilliers, avait dû atterrir entre Beauvais et Tille, par suite de la rupture d’un tendeur de son biplan.

Il est reparti ensuite pour Grandvilliers.

A onze heures, le dirigeable Clément-Bayard venant de Lamotte-Breuil, a exécuté un atterrissage d’une parfaite précision.

Ce dirigeable est piloté par le lieutenant Tixier. Il avait à son bord : MM Clément, son propriétaire ; Sabatier ingénieur ; le commandant de Vensac, observateur ; le commandant Ferrier et deux sous-officiers.
En cours de route, le commandant Ferrier a communiqué avec Paris à l’aide de la télégraphie sans fil.
Le dirigeable est passé au-dessus de Compiègne, Clermont, Beauvais, Saint-Omer, et il est arrivé sur Briot à une hauteur de 250 mètres environ. Après avoir évolué autour du parc aéronautique, le dirigeable a atterri superbement en face du hangar qui lui était réservé.

A propos des expériences de télégraphie sans fil, on sait que différents essais ont été tentés en France et en Allemagne à bord de dirigeables ; mais une des grandes difficultés auxquelles les expérimentateurs se sont heurtés a été le poids des appareils.

De récentes découvertes, dues à l’ingénieur Bethenod et à des officiers français, vont permettre, il faut l’espérer, à notre armée de munir ses dirigeables et ses aéroplanes de la télégraphie sans fil.

Ces expériences ont commencé aujourd’hui sur le Clément-Bayard, qui a été muni, par le génie militaire, d’appareils de transmission et de réception. Pendant ses ascensions, ce croiseur aérien restera en communication constante avec le poste de télégraphie sans fil du quartier général.

Les expériences sont exécutées par le commandant Ferrier et le capitaine Brenot, qui avec l’ingénieur Bethenod, viennent d’achever la mise au point d’appareils nouveaux d’une légèreté inespérée. Le dirigeable a pu communiquer dans les deux sens à une distance de 90 kilomètres.

On a procédé d’autre part à l’installation au parc aéronautique de Briot d’une auto-canon et d’une auto-mitrailleuse qui seront expérimentées au cours des manœuvres contre les aéroplanes et les dirigeables.