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couverture du livre Pompiers de Moissac, des hommes d'honneur écrit par Sünez Martine

Sünez Martine

Pompiers de Moissac, des hommes d'honneur

31.90 € TTC

Frais de port inclus France
Métropolitaine uniquement

376 pages
18.2 x 25.7 cm
sur
Style litteraire : Autres
Numéro ISBN : 978-2-7466885-2-0

Présentation de Pompiers de Moissac, des hommes d'honneur


Mais qu'est-ce-qui a mis le feu à la maison ? Une châtaigne tombée dans le chauffe-pieds, dit le propriétaire. Non, non, c'est un chat enflammé venant de la maison voisine, dit la locataire. Quelle imagination, ces moissagais ! On doit le leur concéder.

Mais chat ou châtaigne, le feu a failli détruire une partie de la ville. Il faut prendre des mesures ! Éliminer les chats. Ou ne plus manger de châtaignes. Difficile en 1759, du moins pour les châtaignes.

Or voilà qu'en 1771, on est tout près de perdre l'abbatiale elle-même, joyau de la cité, qui n'a échappé à la destruction que grâce à l'intervention divine (la présence du Saint-Sacrement et les processions). Sans chat ni châtaignes cette fois. Alors, des pompes ? On y pense en 1818 ; elles arrivent en 1827. On est dans le Sud… Et une compagnie de pompiers, non ? C'est que ça coûte…

Il faudra bien des années, et la volonté farouche d'un maire, pour qu'enfin, en 1829, elle soit créée. Les hommes de ce corps sauront se couvrir de gloire, ne marchandant ni leur courage, ni leur ardeur, ce qui n'était pas toujours le cas de la population qu'ils défendaient !

Préfacé par le chef du Centre de Moissac, cet ouvrage effleure la création de la Compagnie de Castelsarrasin (ville voisine de Moissac) et la dissolution de celle de Valence d'Agen (à la suite d'une affaire politique). Il dresse aussi un tableau de l'état des secours en Tarn et Garonne au XIXe siècle. Mais il est d'abord, grâce à des anecdotes, des photos et de nombreux documents d'archives, un hommage rendu à ces hommes et femmes qui exposent leur vie pour sauver celles des autres : les sapeurs-pompiers.


Extrait du livre écrit par Sünez Martine


Chapitre III

1838 :
22 août, cinq heures et demie du matin :
L’auberge du Cheval Blanc est en feu ! La population, accourue en masse, seconde si bien le zèle des pompiers, que quelques heures suffisent pour maîtriser l’incendie et garantir les maisons voisines. Quelques heures, car la chaîne des secours a dû s’interrompre à cause d’une grosse averse qui a duré deux heures ! Puis, ironiquement, l’eau a commencé à manquer ; il a été nécessaire d’avoir recours à tous les puits voisins. Un jeune homme, voyageur de commerce strasbourgeois, montre un sang-froid, une intrépidité, un dévouement admirable, placé sur un toit embrasé, il a dirigé les secours et encouragé les ouvriers en donnant lui-même l’exemple.
Lorsque l’autorité a voulu prendre des renseignements sur son compte, il était parti.
Cette dernière phrase synthétise parfaitement l’humilité du véritable héros.


Chapitre V

La dissolution de la garde nationale n’affecte pas l’existence même des corps de sapeurs pompiers. Cette loi, (datée du 25 août 1871), ne change rien à l’organisation et à l’effectif des corps mais prévoit, à court terme, un règlement d’administration publique.
C’est pourquoi, à la fin de 1871, le ministre de l’Intérieur s’adresse aux préfets et sollicite leurs appréciations - après consultation des personnes compétentes.
La réponse du capitaine Dorbes est une remarquable synthèse de la genèse du corps des pompiers ; sa clairvoyante analyse de la situation lui permet de formuler des propositions ajustées, fondées sur son expérience.

Ce rapport, le maire, Chabrié, va se l’approprier et l’envoyer au préfet, sous sa signature, presque mot pour mot. Il sera le seul maire à le fournir (ce qui s’explique aisément), les autres s’en remettant à la sagesse de l’administration…
Dans son courrier au ministre, le préfet s’inspirera des préconisations du chef de corps de Moissac.
La réorganisation est en marche…

1873 :
Le feu se déclare vers minuit et demi, dans les combles d’une maison située quartier de la Gendarmerie, quai du Canal. L’absence des pompes empêche de le combattre et il se communique aux greniers voisins. Puis, les pompes mises en place, on s’aperçoit qu’il manque la pompe aspirante foulante, dont la présence est indispensable. Cette pompe a été prêtée par M. Capgras, l’adjoint au maire, à un entrepreneur de bains publics…

Enfin, lorsque l’appel pour former la chaîne est lancé par les gendarmes, c’est le signal d’un sauve-qui-peut général ; plus de cent personnes s’enfuient en traversant le pont tournant voisin et mettent ainsi le canal entre elles et le lieu du sinistre, dans la crainte d’être requises et forcées de travailler.

Il existe ici un dicton que je ne puis écrire en patois, mais que je puis traduire ainsi : il est assuré, laissons brûler !
Quelques citoyens, toutefois, participent et après 3 heures de chaîne, il faut reconnaître la vanité de l’action. Le foyer occupe alors une superficie de 22 mètres de longueur sur 18 de profondeur ! Le sous-préfet doit faire appel aux sapeurs-pompiers de Castelsarrasin, qui arrivent vers 5 heures et demie du matin. On ne peut que se borner à circonscrire le foyer.


Chapitre IX

1940 :
En ces temps troublés, un état des lieux des corps communaux doit être dressé. C’est chose faite en juillet 1940.
Rien d’étonnant, les corps sont en sous-effectif. Mais ne sont pas pris en compte dans ce calcul, les pompiers repliés en Tarn et Garonne. À cette période, ils sont plus de 70. 35 pompiers de Paris, affectés à Montauban entre juin et octobre 1940, sont repliés avec du matériel (1 premier secours Delahaye, 1 tonne automobile, 2 taxis de liaison, 2 voitures de liaison et 1 camionnette)
Plus surprenant, des sapeurs-pompiers belges sont intégrés à Beaumont de Lomagne (1 officier, 1 sous-officier, 6 sapeurs, professionnels, avec une auto-pompe et un fourgon), à Castelsarrasin (3 officiers et 8 sapeurs, volontaires, avec deux moto-pompes et deux camionnettes) et à Montauban (1 officier, 3 sous-officiers et 13 sapeurs, professionnels, avec 1 auto-pompe, une moto-pompe et une camionnette).
Ceux-là auront tous réintégrés leurs corps au plus tard en octobre ; mais rien ne dit que d’autres ne sont pas arrivés par la suite.


Témoignage sur l'autoédition de Sünez Martine


Bonjour,
Difficile de décrire mes sentiments lorsque j'ai reçu la maquette de mon livre! Elle était en tout point ce que je souhaitais, ce qui n'était pas une mince affaire!
Merci à Karim, et à l'équipe d' Autres Talents, pour leur disponibilité et leur réactivité. Ils ont parfaitement accompagné l'amateur que je suis dans les méandres de la création d'un livre.
La réussite de cette aventure suscite l'envie de continuer...
Martine Sünez