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couverture du livre Prisonniers de guerre d'Auvergne et d'ailleurs écrit par Kalmar Pierre

Kalmar Pierre

Prisonniers de guerre d'Auvergne et d'ailleurs

7.50 € TTC

Frais de port inclus France
Métropolitaine uniquement

164 pages
A5 : 14.8 x 21 cm sur papier 90 g offset
Style litteraire : Autres
Numéro ISBN : 978-2-919341-18-4

Présentation de Prisonniers de guerre d'Auvergne et d'ailleurs


Lorsqu'ils revinrent à la vie civile, les prisonniers de guerre subirent l'indifférence des populations. Les civils avaient eux-mêmes beaucoup souffert. Ils avaient enduré des bombardements, connus des deuils, supportés des privations, ce qui, sans doute, les porta à banaliser le sort de ces soldats. Ils oubliaient que ces rescapés avaient totalement été privés de liberté, ce qui n'était tout de même pas le cas des civils. L'existence des camps de concentration et d'extermination contribua également à minimiser les épreuves de ces prisonniers.

Aujourd'hui encore, leur destin ne suscite pas le même intérêt que celui des déportés d'Auschwitz ou de Buchenwald. Certaines personnes ignorent même l'existence des stalags et des oflags qu'elles confondent avec l'univers concentrationnaire. Il paraît donc important de rappeler ce que fut la vie de ces hommes en prenant appui sur des lettres qui, en dépit de la censure, témoignent de leur existence au sein des camps. André Boize de Clermont-Ferrand (stalags VIIA et XIID), Alphonse Fouilhoux d'Yronde-et-Buron (frontstalag 112), Victor Goutay de Maringues (stalag VIIB), Marius Jodas du Mont-Dore (stalag IVG), Roger Peinaud d'Aubière (stalags VIB et IIIB), Jean Barrière de Pompadour (stalag XVIIB), Paul Arnoux de Jonquières (stalag XVIIB et 398), André Fargeau, de Paris XIXe (stalag IIID) et Jean Guinard (oflag IVD) font partie des quelque 1 800 000 soldats français qui ont été faits prisonniers en 1940. 1 600 000 furent emprisonnés en Allemagne et environ 1 000 000 le demeurèrent pendant cinq ans.


Extrait du livre écrit par Kalmar Pierre


Les conditions de détention des prisonniers de guerre sont définies par la Convention de Genève du 27 juillet 1929 selon laquelle les captifs doivent être traités avec humanité. Ils sont notamment protégés contre les actes de violence, les insultes et la curiosité publique. Il est également interdit d’exercer des représailles envers eux.

Cette convention règle les conditions dans lesquelles doivent être effectuées la capture et l'évacuation ; l'organisation des camps ; la nourriture et l'habillement ; les mesures d'hygiène ; l'exercice de la religion ; les distractions intellectuelles et sportives ; la discipline intérieure des camps ; les ressources pécuniaires ; le travail ; le courrier y compris les colis ; les sanctions pénales et les poursuites judiciaires ; le rapatriement.

L’article 36, relatif à l’envoi du courrier, spécifie qu’il appartient au pays détenant les prisonniers de fixer le nombre de lettres et de cartes postales qu’il est permis d’envoyer chaque mois.

À son arrivée au camp, chaque prisonnier reçoit une carte partiellement préimprimée qui a pour finalité de permettre au soldat d’avertir ses proches de sa situation. Des cartes d’un modèle différent servent à instruire les familles d’un changement de stalag ou d’oflag.
Jusqu’au 31 décembre 1940, les familles peuvent utiliser les différents types de formulaires proposés dans le commerce ou bien écrire sur papier libre. Les bureaux de postes vendent alors cinq centimes des cartes spéciales de couleur bistre puis verte.

Une nouvelle directive stipulera que les correspondances entre les prisonniers de guerre et leurs proches, à compter du 1er janvier 1941, devront utiliser des formulaires spéciaux, partiellement préimprimés.

Les courriers reproduits dans cet ouvrage ont tous été rédigés au crayon à papier sur des supports conformes aux nouvelles instructions.

Chaque mois, les prisonniers ont le droit d’écrire deux lettres de 25 lignes et deux cartes de 7 lignes. Ces courriers sont soumis aux censures allemande et française. Des cachets apposés sur les formulaires témoignent de ce contrôle. Leur acheminement prend en moyenne de trois à quatre semaines.

Malgré ces nouvelles dispositions, il existe un seuil de tolérance et des courriers non conformes sont tout de même acheminés et transmis. Il faut préciser que certains camps ne disposent pas des formulaires réglementaires.

Ces courriers bénéficient, bien sûr, de la franchise postale.

Je présente en annexe :
L’avis adressé aux familles de prisonniers de guerre qui les informe des nouvelles dispositions ; des exemples rectos versos des lettres et des cartes que les prisonniers et leurs familles se doivent d’utiliser. Les lettres mesurent 14,7 par 27,6 cm, sans compter le petit rabat qui permet de les refermer ; les cartes, 9,7 par 15 cm ; des formulaires qui sont joints aux colis.

Je reproduis les correspondances de neuf prisonniers de guerre.

Les Auvergnats sont originaires de ClermontFerrand, ville du centre de la France, préfecture du PuydeDôme ; d’Aubière, ville de l’immédiate périphérie de ClermontFerrand ; du MontDore, dans le massif du Sancy ; de Maringues, située au nord-est de ClermontFerrand ; d’YrondeetBuron, près VicleComte.

Les autres viennent de Pompadour, ville de Corrèze, dans le Limousin ; de Jonquières, dans le Vaucluse ; de Paris, VIe et XIXe arrondissements.

J’ai bien sûr retranscrit les courriers dans leur forme originelle, sans modifier quoi que ce soit.

Je me suis même efforcé de respecter la disposition du texte.

Les courriers sont souvent émaillés d’erreurs de syntaxe, d’orthographe, et la ponctuation fait souvent presque complètement défaut. Certains épistoliers oublient des mots. Il n’a pas toujours été possible de déchiffrer certains termes, mais le sens des courriers ne s’en trouve généralement que peu altéré.

Parmi les neuf, seuls deux rédigent sans commettre d’erreurs orthographiques ou syntaxiques.

Deux ont suivi un cursus d’études supérieures.


Témoignage sur l'autoédition de Kalmar Pierre


Comme les fois précédentes, les volumes sont arrivés rapidement et ont été conformes à mes attentes.

Les prix sont intéressants et permettent de ne pas trop se ruiner. Reste l'encombrement en attendant que tout soit vendu !