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couverture du livre Un camp d'internement tsigane à Montreuil-Bellay écrit par Renaire Sandrine

Renaire Sandrine

Un camp d'internement tsigane à Montreuil-Bellay

15.22 € TTC

Frais de port inclus France
Métropolitaine uniquement

192 pages
Poche : 11 x 18 cm sur papier 80 g offset
Style litteraire : Autres
Numéro ISBN : 978-2-7466-3288-2

Présentation de Renaire Sandrine


Issue d'une famille de gens du voyage, je voulais rendre hommage aux tsiganes internés dans les camps, en France, pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Ce sujet a été longtemps "tabou" auprès des miens. Mon parcours, et surtout, la création d'une association, l'AMCT, a permis de classer ce camps Monument Historique. Pour que l'Histoire ne s'arrête pas...

Présentation de Un camp d'internement tsigane à Montreuil-Bellay


Depuis leur arrivée sur le continent européen au XIIème siècle, les tsiganes ont été stigmatisés et mis en retrait des sociétés. La Seconde Guerre Mondiale aggravent leur situation, avec les camps d'extermination et les expériences auxquelles ils sont soumis.

En France, des camps sont mis en place. Le traitement y est moins inhumain. Mais l'existence de ceux-ci reste méconnus des français.


Extrait du livre écrit par Renaire Sandrine


A l’orée du XXIe siècle, ces propos tenus en plein hémicycle sont parfaitement représentatifs des mécanismes de stigmatisation contre un peuple depuis son arrivée sur le continent européen vers le XIVe siècle.

Ce peuple Tsigane est originaire du continent indien d’où il aurait migré au premier millénaire de notre ère. Certains de ces groupes, partis du cœur de la civilisation tsigane il y a un millier d’années, constituent les ancêtres des Tsiganes d’Europe.

Cette communauté opéra un mouvement migratoire progressif. Les premiers migrants furent enregistrés en Perse par l’historien arabe Hamzan d’Ispaham qui relate l’arrivée de 12 000 Zott 4 dans ce pays. A partir de là, les Tsiganes se scindèrent en deux groupes, l’un partit vers l’ouest et le sud-ouest, et l’autre vers le nord-ouest.

Leurs voyages les menèrent en Arménie et dans le Caucase, puis ils pénétrèrent dans le monde byzantin. Leur présence est attestée en Grèce. A Modon, les habitants les
décrivent « noirs comme des Ethiopiens ». Cet endroit, appelé la « petite Egypte », explique l’origine de l’appellation des Tsiganes d’Europe : les Egyptiens. Leurs migrations continuèrent vers la Roumanie et la Serbie. Puis ils se dirigèrent vers l’Ouest et ils parcoururent la Hongrie, la Bohème où l’Empereur Sigismond accepta de leur donner des lettres de protection. Aux XVI-XVIIèmes siècles, l’ensemble des pays européens témoigne d’une présence tsigane, de la Suède à l’Espagne, de la Russie à l’Irlande. Ces migrations incessantes provoquèrent une évolution de la langue tsigane.

L’origine de cette langue fut découverte simultanément par un Anglais, Bryant, et un Allemand, Rüdiger, qui remarquèrent une concordance entre la langue parlée en Europe par les Zigeuner 5, ou les Gypsies, et certaines langues de l’Inde. Par sa grammaire et son vocabulaire, la langue tsigane se trouve proche du sanscrit, et de langues vivantes comme le cachemiri ou le népalais. Nombre de ces mots anciens restent présents dans la langue tsigane, mais les migrations ont ajouté des vocables nouveaux.

Ils proviennent des langues d’Asie ou d’Europe, donnant lieu à des dialectes qui diffèrent selon les pays. Chaque communauté, selon la terre d’implantation, possède un parler spécifique. Cependant, de nos jours, 95 % à 98 % des mots du vocabulaire des dialectes de la langue romani sont compris par les Tsiganes partout en Europe et en Amérique.