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couverture du livre Incolore écrit par Les incolores

Les incolores

Incolore

9.90 € TTC

Frais de port inclus France
Métropolitaine uniquement

136 pages
Poche : 11 x 18 cm sur papier 80 g bouffant ivoire
Style litteraire : Contemporain
Numéro ISBN : 978-2-35682-513-1

Présentation de Les incolores


« Les Incolores » sont des auteurs, comme vous et moi, (qui après avoir « pensé tous bas », puis « pensé tout haut ») en sont arrivé à dire, (et écrire) « tout net », non seulement, leur opinion sur la politique, mais aussi leur proposition de solution.

Présentation de Incolore


Ce livre explore, sans complaisance, l’aspiration, des citoyens, à vouloir rejeter la classe politique, toutes tendances confondues… le « ras-le-bol », de la politique politicienne et de leurs dinosaures.

Les mécanismes politiciens et statistiques, en jeu, y sont démontés… Les blocages révélés… Faut-il, pour autant, se résigner ? Bien sûr que non ! Une solution existe !!! Elle est INCOLORE !


Extrait du livre écrit par Les incolores


CHAPITRE 7
La « vassalité », de l’élu traditionnel, est dangereuse pour la République ?


Avant d’être un élu, de la majorité, ou de l’opposition, tout individu, qu’il soit un vieux briscard de la politique, ou qu’il fasse ses premiers pas dans le grand bain de la « politique », passe sous les fourches
caudines du parti auquel il est affilié.

Hors du parti, sauf quelques rares « sans étiquette » et quelques dissidents à la renommée bien assise, il est obligatoire d’obtenir l’investiture, le droit à être candidat estampillé « représentant du parti », autorisé à aller à la pêche aux voix sous cette bannière.

Quels que soient les partis, même les plus insignifiants, à chaque élection, l’octroi de l’investiture, à telle ou telle personne, donne lieu à de nombreuses palabres, tractations, accords (et désaccords tonitruants), et des cas de figures insolubles.

Les circonscriptions les plus « faciles » à conquérir étant les plus convoitées, les ténors des partis, souvent membre du bureau politique ou du comité d’investiture, se les réservent en priorité, engendrant des « parachutages » insolites, qui produisent, par voie de conséquence, des « évictions » et des « reclassements d’office » mal acceptés.

Les autres investitures, afin de se porter candidat aux sièges à pourvoir, sont attribuées aux plus…
Aux plus quoi ?
aux plus méritants ?
aux plus capables ?
aux plus diplômés ?
aux plus représentatifs ?
aux plus jeunes ?

Pas la peine de chercher un motif, plus ou moins noble.

L’investiture sera accordée à celui, ou celle, qui sera le plus docile, le plus enclin à soutenir la direction du parti en place, à suivre le mouvement, à hurler avec les loups.

Ils appellent cette docilité, cette souplesse de l’échine… la « discipline républicaine ».

Que n’a-t-on déjà entendu : « A titre personnel, je ne suis pas d’accord avec la consigne donnée par le parti, mais, par discipline républicaine, je voterai dans le sens indiqué par mon parti »

La traduction est simple : Pour conserver mes chances de réélection, qui passent par un ré-octroi d’investiture, lors de la prochaine élection, je suis obligé de faire allégeance à la direction du parti !
Les députés de la majorité, pour conserver leurs chances d’être investis, par le parti du gouvernement en place, n’ont pas d’autre possibilité que de soutenir le « programme » de la « majorité présidentielle », (sauf quelques rares cas de fronde qui ne se produisent que lorsque la grogne du terrain mugit trop fortement).

N’a-t-on pas baptisé cette « majorité » qui est aux ordres du gouvernement par discipline républicaine de « parlement godillot » ?

Les députés de l’opposition, sont soumis à la même logique. Ils ne peuvent être que « antigouvernementaux », pour exister politiquement… tout en sachant que cette opposition (minoritaire par définition) ne changera rien à la conduite de l’état.

Une prise de position anti gouvernementale, même allant à l’encontre de l’intérêt général, est sans risque pour le parti d’opposition.

N’ayant pas à assumer les conséquences réelles, pour le pays, d’une prise de position purement doctrinaire, cette dernière ne peut qu’être payante en termes de propagande.

La conséquence de ce mode de fonctionnement est que l’équilibre des pouvoirs est totalement inexistant.
Chacun des partis campe sur ses positions, par pur dogmatisme. Puisque le parti ayant obtenu la majorité, (contestable comme déjà expliqué par ailleurs), a le « pouvoir total », la conduite de l’état s’apparente à une dictature, conduite, ou téléguidée, par les membres du bureau politique, voire par le chef du parti, en toute solitude arrogante.

ÉLU DÉPUTÉ, AVEC (ET PAR) LE SOUTIEN DE SON PARTI, L’EX-CANDIDAT ADOUBÉ
DEVIENT LE DÉBITEUR REDEVABLE, CONTRAINT À UNE INDÉFECTIBLE LOYAUTÉ.
IL LUI EST, DÈS LORS, IMPOSSIBLE DE JOUER SON ROLE DE CONTROLEUR OBJECTIF DU GOUVERNEMENT.


Cette gangrène a contaminé tous les échelons : national, régional, cantonal ou communal !


CHAPITRE 8
L’élu « monarchisant »


L’autre méthode politicienne employée est celle du stratège qui utilise, en sous-main, toutes les ficelles, ruses, trahisons (au besoin) pour parvenir au but ultime.

Comme sous l’ancien régime, le vassal qui était animé par l’idée de prendre la place de son suzerain, par tous les moyens, utilisait les alliances contre nature, la ruse, la fourberie, l’opportunité, la traîtrise et autres méthodes expéditives. Tout était bon pour parvenir au résultat !

Le crime, et volontiers l’assassinat… étaient plus particulièrement le fait des rois, pour éliminer les prétendants aux trônes, la forfaiture, l’usurpation et la guerre pour accaparer les biens, titres et rentes du rival.

De nos jours, les politiciens, surtout les « amis de trente ans », trahissent, trichent, truquent afin d’abattre, éliminer tout obstacle pouvant gêner, contrarier, leur soif de pouvoir.

La représentativité de ce présomptueux, aux dents particulièrement longues, est quasi nulle, car il ne représente que lui-même.

Pour être plus explicite, nous avons là, un ambitieux, un politicien arriviste, à l’ego surdimensionné, qui, en se faisant élire, ne « joue » que pour lui-même, au mépris de toute convention ou allégeance au parti qu’il est censé représenter, ce qui revient à constater qu’il ne représente personne… hormis lui-même.

LES POLITICIENS SONT-ILS LES FRUITS D’UNE CASTE OU SE MELENT VASSEAUX ET FEUDATAIRES AVEC DES MYSTIFICATEURS ET DES INTRIGANTS ?


CHAPITRE 9
Représentativité


La représentativité de l’élu « ordinaire » est-elle bien supérieure à celle de l’arriviste ?

Les partis ayant le plus d’affiliés comptent entre 2 et 300 000 adhérents. Qu’en dire au regard des 66 000 000 de français ? C’est peu ! Très, très peu !!

Tous partis confondus, cumulés, de l’extrême droite à l’extrême gauche, en arrondissant les chiffres pour faciliter la comparaison, si l’on table sur 660 000 encartés, le rapport « Politisés encartés / Nombre de Français » culmine à 1 %.

Tous les Français ne sont pas des électeurs. C’est vrai !

Pour rester dans la simplicité, si l’on considère que la moitié des Français, seulement, dispose d’une carte d’électeur… le pourcentage double… soit 2 % !!

Et que la moitié de ces électeurs ne s’expriment pas par un bulletin de vote… l’on obtient un faramineux 4 %.

Que ce soit dans les journaux télévisés ou sur les ondes des radios généralistes, l’on entend souvent, au gré des manifestations de mécontentement, de mouvements de grève, que les syndicats qui ne totalisent que 8 % des salariés… « ne sont pas représentatifs du monde salarié ».

Les partis politiques, toutes tendances confondues, au vu de leurs 4 % de militants, sont-ils vraiment représentatifs du peuple français ??

Pourquoi, dans ce cas, sont-ils les seuls à « avoir les moyens » de présenter des candidats aux diverses élections ?
Pourquoi cette loi du 17 mai 2013 Article 25 portant sur l’obligation de déclaration de candidature… qui rebute le citoyen ordinaire, (même pour une simple candidature au conseil municipal) ?
Seuls les individus, ayant une assez haute opinion d’eux-mêmes, ne se priveront pas de faire acte de candidature, alors que d’autres, plus aptes, plus serein mais moins enclin à s’exposer aux votes des électeurs, ne le feront pas !

Cette loi prive les électeurs de la possibilité voter pour la (ou les) personne(s), leur paraissant les plus aptes à remplir la fonction. Elle ne laisse éligibles, d’un côté, que ceux et celles qui s’en croient capables… sans que cela soit vérifié ou vérifiable ; de l’autre ceux et celles proposés, pilotés, poussés par… les partis politiques. Ces derniers ne cherchent pas à mettre en avant les plus aptes à la fonction, mais les plus capables d’accaparer, via des élections, des postes de pouvoir, des « réservoirs financiers », même si leurs compétences ne sont que supposées… voire pire, leur faisant cruellement défaut.

Quelques communes, et non des moindres, gérées par certains de ces incapables, accumulent les difficultés financières et sont poussées vers la faillite.

EN POLITIQUE, PEU IMPORTENT LES QUALITÉS DE GESTIONNAIRE DU CANDIDAT
IL LUI EST SIMPLEMENT DEMANDÉ DE GAGNER L’ÉLECTION



CHAPITRE 10
Guerre des « chefs » !


Ces personnages politiques, d’un côté, les asservis, les soumis et de l’autre les meneurs, regroupés au sein d’un parti (quel qu’il soit), nous donnent régulièrement, et le plus souvent à l’approche de nouvelles élections, le spectacle de la « guerre des chefs ».

Ce n’est pas leur ambition de « servir la France », (si c’était bénévole il n’y aurait pas pléthore de « serviteurs »), ni simplement de gouverner, (si cette gouvernance était paternaliste, elle serait acceptable), mais, bel et bien, le désir de dominer le monde, de régner qui les animent.

C’est la même soif que celle des rois, des empereurs, des dictateurs qui ne vivent que pour le pouvoir, dans son exercice, au jour le jour, dans sa reconnaissance par les « dominés », et dans la munificence de l’état à leur égard, qui les inspirent.

Les postes à pourvoir, au sommet de toutes institutions, étant, par essence, rares, et donc très convoités, excitent les ardeurs des prétendants les plus agressifs.

Ces outsiders qui voudraient être « calife à la place du calife » se mettent en ordre de bataille et recrutent des troupes parmi les affiliés de leur propre parti.

Peu importent les divergences d’idées, lorsqu’elles existent réellement, ce qui compte c’est pour les vassaux de se choisir le bon chef de file.

De soutenir énergiquement, visiblement, celui qui paraît avoir les meilleures chances de conquérir tel ou tel poste de pouvoir… avec l’espoir, sous-jacent, d’être dédommagé, d’obtenir en compensation de son soutien, un poste avantageux.

Soutenir, très ouvertement celui qui deviendra le futur Président de la République… Assure, quasiment l’obtention d’un poste ministériel.

Le plus difficile est de choisir « le bon cheval ».

Comme plusieurs de ces « iznogoud » tentent leur chance, il se crée, au sein des partis, des courants, des factions, des tendances, des frondes.

Ce spectacle tragi-comique, cette guerre des chefs, qui se règle théoriquement par la tenue d’une « primaire », démontre la cupidité, la soif de pouvoir, l’avidité de reconnaissance de tous ces personnages censés nous représenter, agir en notre nom, pour le bien du peuple.

Les élections qui devraient être LE système démocratique visant à faire émerger les plus aptes à exercer le pouvoir, pour le bien de tous, est en fait totalement dévoyé car utilisé à la seule fin de la conquête du pouvoir.

LES « BARONS » DE LA POLITIQUE SONT OBNUBILÉS PAR LA CONQUÊTE DU POUVOIR MAIS SEMBLE SE MOQUER TOTALEMENT DE L’EXERCER CONVENABLEMENT