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couverture du livre Je t'aime moi non plus écrit par Sartore Didier

Sartore Didier

Je t'aime moi non plus

25.59 € TTC

Frais de port inclus France
Métropolitaine uniquement

516 pages
14.8 x 21 cm
Style litteraire : Erotisme
Numéro ISBN : 979-10-93167-00-8

Présentation de Je t'aime moi non plus


« Moi j’ai vraiment aimé. J’ai eu du mal à m’en détacher. Certes il y a des scènes assez violentes pour moi mais j adore comment Max perçoit le Bdsm. En effet, je n’aime pas non plus qu'une soumise ait les yeux baissés et soit constamment par terre. Je pense que finalement, oui, il vaut mieux supporter la douleur des coups que les sentiments : c est ce qui fait la différence entre soumis/Maitre et un couple normal.

Tous les personnages sont super attachant ; on a l impression d y être. Si c est une histoire vraie, j admire Wélia. Amoureuse, je ne suis pas sûre de pouvoir donner autant d’amour à quelqu’un. Alors lisez-le, mais pour public averti. »


Extrait du livre écrit par Sartore Didier


Cagna a marqué ma vie. Elle est l’une des rares femmes avec laquelle je suis allé au-delà de mon rôle de dominateur. En effet, je lui ai voué des sentiments qui ont rendu notre histoire plus passionnelle que d’ordinaire. Mais, étant très séductrice, lorsqu’elle obtient ce qu’elle cherche, elle a tendance à porter rapidement son intérêt ail•leurs. Bien entendu, il y a eu des hauts et des bas, mais notre couple étant si fusionnel, il a toujours su se relever des différentes épreuves rencontrées. Nous avons été très enviés par la planète Web et nombreux ont été les internautes à essayer de nous séparer. Les coups de canif et les larmes étaient légion mais la force de la dépendance était notre symbiose. Mais n’étant que de simples êtres humains, nous avions nos limites. Si Cagna ne m’a jamais pardonné de m’être laissé attirer par une autre séductrice qui, par la suite, fit beaucoup de mal avec ses mots, moi je ne lui pardonnerai jamais d’avoir cédé virtuellement aux tentations d’un autre homme. Nous avons toujours eu peu d’occasions de nous voir et passer un week-end ensemble relevait presque de l’impossible, sa situation de femme mariée lui imposant d’importantes contraintes.

Alors que notre dernière rencontre remontait déjà à plus d’un mois, une opportunité nous permit de planifier un week-end, trois semaines à l’avance. Ravi de la perspective de retrouvailles hardcore que je souhaitais particulièrement décadent, je lui avais bien évidemment concocté un programme sur mesure avec quelques nouveautés, enrichissant ainsi son expérience en matière de sexualité hors norme. Hélas, par manque de chance, ce fameux week-end fut annulé par Cagna la veille même, sous un prétexte que je devinais immédiatement fallacieux. Effectivement, dans les quelques jours qui suivirent, elle m’avoua son mensonge, m’expliquant avoir été séduite par écran interposé par un certain Scenariss. Cette petite histoire durait depuis un petit moment déjà, ce dernier lui faisant même des scènes de jalousie lorsqu’elle me voyait. Elle me confia égale•ment qu’elle avait failli le rejoindre. Aussi, notre rendez-vous manqué l’avait été dans le seul but de rester seule à la maison avec Scenariss derrière l’écran. C’était sa version. Je n’ai jamais su et je ne saurai probablement jamais s’ils ne s’étaient pas rencontrés à ce moment-là ou même un autre jour. Elle s’était efforcée de me con•fesser cette histoire, les yeux pleins de larmes. Elle paraissait vrai•ment désorientée mais elle avait brisé une complicité exceptionnelle. Elle aurait bien mérité d’être punie comme il était fréquent qu’elle le soit, par le fouet, la cravache ou tout autre procédé de mon cru. Mais en valait-elle encore la peine ? Ces aveux me donnèrent la nausée et je n’avais plus la tête à demeurer dans ce type de relation. Le jour de ces révélations, je la renvoyai chez elle, sans autre forme de procès. J’avais besoin de réfléchir. J’étais déçu, triste, offensé et surtout très en colère. Que sa version soit vraie ou pas, peu importe. Si elle a préféré partager son temps avec un autre homme que moi, même virtuellement, cela signifiait tout simplement que notre couple n’existait plus en tant que tel.

Aujourd’hui, je suis si abattu que les bras m’en tombent au point que mes tableaux s’assombrissent davantage de jour en jour. J’en arrive à un stade où mes pinceaux sèchent ; je ne peux plus (pas toucher) peindre, je ne peux plus (pas toucher) créer.
Heureusement, j’ai quelques toiles d’avance pour assurer les expositions prévues. Le mal est fait, les plaies ouvertes, béantes. Aussi, étant rancunier de nature, je décide de me venger. Pour moi, cela signifie l’humilier, la faire souffrir, la meurtrir… et je sais comment l’atteindre : coucher avec une autre et le lui dire ouvertement. N’étant pas virtuel, je ne me contenterai pas de m’ébattre derrière un écran. Non, ça se déroulera dans une chambre d’hôtel.

Fou de rage, j’allume mon ordinateur en me jurant « de choper la première qui passe » et de m’envoyer en l’air avec elle librement.


Je ne cesse de ruminer ma vengeance, une boule à l’estomac, blessé au plus profond de mon orgueil. C’est donc dans cet état que je réponds sur mon clavier à Elsa que je connais un peu pour avoir échangé quelques banalités avec elle ces dernières semaines. Outre de flatteurs compliments mutuels à propos de nos écrits, il nous arrive de nous dévoiler davantage. C’est ainsi qu’après lui avoir narré ma déconvenue, elle me confie à son tour être délaissée par son amant. Aussi, depuis quelques temps, elle songe à se laisser tenter pour lui donner une petite leçon à sa manière. L’aubaine est trop belle ; mon instinct de chasseur reprend le dessus, tous mes sens se mettent en éveil. Mon projet de vengeance va aboutir. Une poussée d’adrénaline me confirme qu’il prend forme. Très vite, nous nous entendons sur le principe suivant :

Nous nous retrouvons pour nous envoyer en l’air, rien d’autre. On en profite sans aucun tabou et scrupule. Un week-end voué à une coucherie la plus dégradante possible et après on s’oublie, on efface les coordonnées de l’autre et chacun continue sa vie de son côté.
Le deal nous paraît simple à réaliser. Huit cents kilomètres nous séparant, il sera simple de ne pas créer d’attache. Nous étant entendus sur les fondements de notre entrevue, il est convenu de se voir le week-end prochain dans un hôtel à mi-chemin, à savoir à Limoges. Cagna essaie bien de reprendre contact mais je reste évasif et inintéressant dans mes réponses. Et puis, la veille de mon départ pour Limoges, je lui révèle que je vais rattraper le week-end que nous avons perdu elle et moi, avec un contact croisé au hasard du web. Elle en rit, trop sûre d’elle, s’imaginant que je cherche à la rendre jalouse en lui racontant n’importe quoi. Elle ajoute qu’elle compte bien s’inviter chez moi le lendemain, samedi, pour implorer mon pardon à sa façon. C’est décevant de constater à quel point elle me sous-estime. Il ne faut jamais être sûre de son charme ma chère Cagna ; ça ne marche pas à tous les coups ! Et pour l’heure, je m’en vais pour Limoges. Ciao !

J’arrive le premier, à minuit. Je monte en chambre et je communique sans tarder par sms à Elsa le numéro de cette dernière. Je m’interroge sur le déroulement de cette rencontre. Elle est tout de même courageuse de rejoindre dans une chambre d’hôtel quelqu’un dont elle ignore quasiment tout. Il faut quand même oser, non ? Je n’en suis pas à mon premier rendez-vous, et ma vie de libertin m’en a fait connaître quelques-uns parfois fort surprenants. Je ne sais pas encore à quoi elle ressemble exactement, mais la description qu’elle s’est faite (a faite) d’elle, me laisse augurer un tête-à-tête avec une partenaire de choix. Encore une fois, l’idée de découvrir des plaisirs charnels avec une nouvelle femme me stimule particulièrement. Comment vais-je m’y prendre avec elle ? Comme d’habitude, je m’adapterai à la situation. L’embraser pour qu’elle m’offre davantage de jouissance, telle est mon intention. Ne tirons pas de plan sur la comète et attendons la suite. Alors que tout se bouscule dans ma tête, je défais mon sac de voyage et j’en extrais les coupes avant de ranger le Champagne au frais. L’accueillir correctement, est la moindre des choses et ces menus préparatifs pourront l’aider à la détendre si cela s’avère nécessaire.

Cagna, certaine d’être pardonnée en me retrouvant, ne cesse de m’adresser des sms me sommant de lui confirmer où je suis réelle•ment, refusant de croire à cette histoire d’hôtel. J’ai beau lui expliquer que je vais savourer week-end en charmante compagnie et loin de chez moi, mais non, elle s’entête à imaginer que tout ceci n’est que pure invention. Pour la convaincre de la véracité de la chose, je lui adresse même une photo de la chambre. Elle me répond alors par texto :

« C’est une image que tu as très bien pu prendre sur internet. Mais si cette histoire est vraie, t’es un homme mort ! »