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couverture du livre Livre de contes pour enfants écrit par Diaz Joseph

Diaz Joseph

Livre de contes pour enfants

13.85 € TTC

Frais de port inclus France
Métropolitaine uniquement

92 pages
A5 : 14.8 x 21 cm sur papier 135 g couché brillant
Style litteraire : Jeunesse
Numéro ISBN : 978-2-9541806-2-5

Présentation de Livre de contes pour enfants


Chaque livre est un voyage et a sa propre histoire de création. Ce livre de huit contes par exemple, est né, on peut le dire au fil du temps, selon les lectures faites aux enfants du village et les humeurs du moment.

Au départ, il y eu un mot ou une phrase locomotive, puis des wagons de mots s’accrochèrent les uns aux autres, formants petit à petit le train d’une belle Farandole de contes aux jolis dessins, ombres et couleurs.


Extrait du livre écrit par Diaz Joseph


La météorite

Il fut un temps où le soleil brûlant, desséchait les terres, les sols devenaient plus arides. Par endroits survivaient des îlots de forêts plus ou moins grands, des familles d’arbres naissaient et grandissaient sur une terre tourmentée par les vents et la chaleur. Les nuages et les pluies devenaient rares. Seuls résistaient aux sécheresses quelques espèces d’arbres sédentaires, comme les oliviers et les chênes nains. Mais surtout, vivaient les grands et majestueux arbres nomades d’Acacias Gigantus. Ils étaient les plus robustes du peuple des arbres, se déplaçant à l’aide de leurs racines qui rampaient sur une terre presque stérile. Toujours à la recherche de nourritures, leurs très longues racines s’enfonçaient profondément dans une terre durcie. C’est ainsi que les Acacias Gigantus puisaient l’eau des nappes phréatiques leur permettant de vivre ou de survivre.

Une nuit, alors que tout était calme, on entendit au loin dans le ciel un curieux sifflement, on put voir une boule de feu rouge à la queue jaune-orangé disparaître au fin fond de l’horizon, suivi d’une retentissante explosion.

D’un coup !

Des vents furieux de braise s’élevaient dans le ciel, soufflant, tourbillonnant de plus en plus vite, de plus en plus fort, dansant tous azimuts, pliant, cassant, brûlant et arrachant les forêts millénaires d’arbres géants.

De jour comme de nuit, il y eut des tremblements de terre et des éruptions volcaniques.

Un cataclysme qui plongea la terre pendant des années dans un ciel noir fait de cendre et de feu, faisant disparaître tous les arbres sédentaires et nomades, les végétaux, les insectes et les animaux.


Les survivants du Pic du Diable

Toutefois, un lieu qui avait beaucoup souffert, échappa miraculeusement à la totale destruction de la vie sur terre.

Sur une haute montagne pointue, noircie par la cendre des volcans, au nom du Pic du Diable, dans une immense grotte s’étaient réfugiés et avaient survécu quelques jeunes arbres nomades, d’Acacias Gigantus et d’arbres sédentaires, des oliviers nains aux troncs larges et puissants, des chênes verts trapus, des végétaux, des insectes et des animaux de toutes espèces.

Sur cette terre labourée, pétrie par le magma craché par les volcans, il plut deux longues années, nuits et jours.

Peu à peu les eaux, avaient englouti presque toute la surface de la terre, la pluie avait calmé les volcans, fait le ménage dans le ciel, et nettoyé les sommets de toutes les montagnes.

Peu d’arbres nomades survécurent à ce déluge de feux et de cendres, malgré tout, ils donnèrent naissance à des graines d’arbres qui furent avec soin déposées sur la mousse chaude et humide de leur grotte salvatrice.

Là, le miracle de la vie fit son œuvre. Doucement, les cosses des graines disparurent laissant place à de jeunes arbustes devenant au fil du temps, de plus grands, plus forts, dans cette grotte qui les avait couvés et protégés.

C’est ainsi qu’un jour à force de grandir, telle une coquille d’œuf, ils finirent par craqueler et faire tomber le plafond de leur caverne, se retrouvant ainsi tous éblouis, caressés par la chaleur d’une boule de feu dans un ciel qu’ils virent tous pour la première fois. Leurs têtes vert-pâle et feuillues étaient enfin à l’air libre ! Tous les insectes, tous les animaux qui avaient des ailes, toutes les semences légères s’envolèrent au travers de ce trou de ciel, béant de lumière et de liberté. Comme des pionniers avec leur soif de découvrir ce nouveau monde, ils partirent conquérir ces étendues vierges où toute vie était encore à naître.