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couverture du livre aller-retour écrit par Duc Jean

Duc Jean

aller-retour

20.19 € TTC

Frais de port inclus France
Métropolitaine uniquement

204 pages
A5 : 14.8 x 21 cm sur papier 80 g bouffant ivoire
Style litteraire : Littéraire
Numéro ISBN : 978-2-35682-258-1

Présentation de Duc Jean


Jean DUC est né en Ardèche et vit dans un petit village au sud de ce département.

Il a déjà écrit six ouvrages dont trois romans. Passionné de spéléologie ses premiers livres parlent évidement du monde souterrain mais très vite le roman pur a pris le pas sur la simple narration.

Aller-retour est son premier recueil de nouvelles.

Présentation de aller-retour


Aller-retour, c’est le titre d’une des douze nouvelles de ce livre. Aller-retour, c’est aussi l’ambiance qui se dégage de tous ces contes peu communs, va-et-vient entre réel et fiction, rencontres étranges de personnages troublants.

Chaque nouvelle de ce recueil nous plonge dans un univers différent, un pays lointain ou nous fait traverser l’histoire.  Vous y rencontrerez des facteurs, des navigateurs, des pilotes d’avion, des écrivains, des fantômes ; vous voyagerez en France, en Italie, en Polynésie, au paradis même !

Tantôt  émouvant, tantôt humoristique, chaque histoire vous tiendra en haleine jusqu’à la dernière page.


Extrait du livre écrit par Duc Jean


L'étrange rencontre de Monsieur Floppe

Il était dix-sept heures trente quand Monsieur Floppe pointa devant la machine qui gérait son temps de travail à la mairie de Roquembourg-La-Tuque. Il passa devant sa collègue préposée à l'accueil du public et lui lança un amical « bonsoir Françoise ! ». Elle lui répondit de même en papillonnant ses yeux bleus de Prusse. Monsieur Floppe plongea dans ce regard comme dans une mer des tropiques. Il en garderait la chaleur jusqu'à demain ; bien utile en ce 20 novembre glacial.

La nuit et le vent le surprirent ; il remonta le col de son pardessus et s'engagea comme chaque jour dans la rue Maréchal. Comme chaque jour, il s'arrêta chez la même boulangère, celle qui a du mauvais pain mais de jolis seins et comme chaque jour, elle lui rendit les cinq centimes de monnaie avec un sourire enjôleur agrémenté d'un « à demain Monsieur Floppe » qui lui donna un petit aperçu des anges du ciel. Puis, sa baguette sous le bras, Monsieur Floppe prit la rue de la Petite Chapelle en s'arrêtant à toutes les vitrines. Même par ce froid de chien, Monsieur Floppe ne se pressait pas ; personne ne l'attendait. À trente-deux ans passés, Monsieur Floppe n'avait toujours pas déniché l'âme sœur. Pourtant, il aimait bien les femmes, la boulangère, sa copine Françoise, Charlotte, sa voisine, mais les autres… trop timide pour les aborder. Leur parler, encore il y arrivait mais il ne fallait pas que la conversation dérape. Ah ! S'il n'était pas si timide, il leur dirait des mots tendres, des mots d'amour et plus si affinités ! Pourtant, le plus cher désir secret de Monsieur Floppe était de fonder une famille. À son âge, il était temps de trouver une petite femme qui l'aimerait et qui lui ferait de beaux enfants. Quatre. Monsieur Floppe désirait au moins quatre enfants. Fils unique, il s'était ennuyé toute son enfance et ne voulait pas que ses enfants connaissent la même désillusion.

Monsieur Floppe s’acheminait vers la vieille maison de trois étages entourée de son jardinet et de son vieux mur surmonté de sa grille en fonte. Le jardin n'était plus qu'un pauvre roncier depuis que la dernière concierge, partie pipeler chez le bon Dieu, ne l'entretenait plus. Au printemps pourtant, comme par un clin d'œil de la vieille, des iris s'enhardissaient à agrémenter le chiendent de leurs touches mauves. Hélas, l'été venu, les ronces reprenaient le dessus mais se faisaient pardonner leur intrusion en donnant des mûres en abondance.

Passé l'angle de rue où la vue de la vieille bâtisse le rassurait, Monsieur Floppe remarqua tout de suite un personnage appuyé contre le portail. En s'approchant, il constata avec plaisir et effroi que c'était une jeune fille. Il était tout près maintenant. Elle était très blonde et n'était vêtue que d'une robe fine, transparente comme du tulle, qui laissait entrevoir sa superbe anatomie. Très surpris, Monsieur Floppe en bafouilla :

— Vous… heu… vous cherchez quelqu'un… heu… mademoiselle ? questionna-t-il, ne pouvant retirer son regard des magnifiques jambes de la visiteuse.

— Je cherchais quelqu'un mais je l'ai trouvé Monsieur Floppe.

— Comment, vous savez mon nom ?

— Eh oui, pauvre pomme. Dans ta bicoque, il n’y a qu'un homme qui y habite. Donc Monsieur Floppe, c'est toi, forcément ! répondit la fille avec un fort accent parisien qui ressemblait beaucoup à celui de Valérie Mairesse.

Cette déduction logique, que lui-même n'aurait jamais devinée, lui fit froncer les sourcils. Il s'enhardit à questionner l'étrange personnage :

— Et d'abord, que faites-vous ici, en plein mois de novembre, presque nue par cinq degrés au-dessus de zéro ? C'est un truc à prendre la crève.

— La crève ? Pas de problème, je suis déjà crevée.

— Vous êtes… ?

La jeune fille se tourna légèrement et Monsieur Floppe constata qu'elle avait deux grandes ailes blanches et translucides dans le dos. Dans quelle mascarade était-il donc tombé ? On n'était pourtant pas mardi gras !

— Vous avez… ce sont des ailes ?

— Évidemment, patate. Et, c'est pas du toc vu que je suis une elfe.

— Une elfe ?
C'était la première fois que Monsieur Floppe voyait un elfe en chair et en os. Le personnage qu'il avait en face de lui était le portrait tout craché des petites fées aux ailes de papillon qu'il avait vues quelquefois dans des boutiques de souvenirs celtes. Il écarquilla ses yeux et essuya ses lunettes. La fée était toujours là.

— Ben oui. Je suis une elfe. Et alors ? Tu ne me demandes pas pourquoi je suis là ? Tu es lourdingue !

Alors, tu vois devant toi une elfe dans une tenue d'elfe en plein mois de novembre et ça ne t'étonne pas ? questionna-t-elle toujours avec son accent montmartrois.

— Ben.. c'est que…

— Je vais te raconter une histoire, mais elle doit rester entre nous, d'accord ?


Témoignage sur l'autoédition de Duc Jean


Je suis très satisfait du travail réalisé par "Autres talents". Enfin un site où l'édition à compte d'auteur est possible. Les conseils pour la mise en page et même pour télécharger les logiciels nécessaires sont les bienvenus.

Finalement, faire la mise en page d'un roman n'est pas une épreuve insurmontable ! Les délais, malgré l'approche des fêtes de Noël, ont été très courts ce qui m'a permis d'approvisionner les librairies à temps. De plus, les prix sont calculés au plus bas, que demander de plus ?

Site à conseiller pour tous les écrivains qui veulent se lancer dans l'édition à compte d'auteur.