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couverture du livre Carnet de poésie Provence Lubéron écrit par Diaz Joseph

Diaz Joseph

Carnet de poésie Provence Lubéron

7.90 € TTC

Frais de port inclus France
Métropolitaine uniquement

56 pages
15.8 x 24 cm
sur papier 80 g bouffant ivoire
Style litteraire : Littéraire
Numéro ISBN : 978-2-9541806-1-8

Présentation de Carnet de poésie Provence Lubéron


Ce livre de poésies est le reflet d’une empreinte, du souvenir, d’un temps, de l’odeur ou des parfums d’un fantasme, comme un espoir suintant sur l’humeur d’une joie ou d’une colère, d’un Amour, sauvage, brutale et à la fois tendre.

Une aquarelle timide tendant sa toile d’humour, sage, rebelle, maquisard, grinçant, sincère et désinvolte.

Écritures fougueuses, galopant sur des sentiers d’espérances, soulevant sur son passage la poussière aveuglante des maux de l’homme et de la terre.

La feuille, comme la poésie, ne se donne, elle se prend ! S’allonge sur la lie d’une bonne cuvée de mémoire, ne sait si naissance ou perdition.


Extrait du livre écrit par Diaz Joseph


Nous deux

 Pour comprendre ta douleur,
Je me ferai souffrance.
 Pour comprendre ta joie,
Je me ferai plaisir.
 Pour comprendre ton ennui,
Je me ferai soupir.
 Dans tes jours sombres,
Je me ferai lumière.
 Dans tes moments de bonheur,
Je me ferai merveille.
 Dans tes moments de peur,
Je me ferai courage.
 Dans tes moments de haine,
Je me ferai amour.
 Dans tes moments de solitude,
Je me ferai ami.
 Quand tu voudras comprendre,
Je me ferai maître.
 Et quand la mort te prendra,
Je te ferai renaître.


Confiture

Entre ses doigts sucre d’orge
fouille la robe légère verte
où se cache
des lèvres pulpeuses mauves
Bedonnante et craquelée
aux caresses de l’automne
la figue se donne
Cueilleuse gourmande
 confiture en sandales
au fourneau noircissant
des effluves enivrants
La marmite bourdonne
la chair fredonne
dans les pots bien garnis.
Au matin en nuisette
croquera le fruit
de sa bonne recette.

Écoute !

Écoute le chant des persiennes qui claquent
et gémissent par temps de grand vent.
Bleues, grises, vertes, grandes ou petites,
belles ou vermoulues,
elles sont devenues les fragiles paupières de ces yeux de pierre.
De leurs lunettes aux carreaux de verre,
passent et repassent les mêmes saisons,
Borgnes ou aveugles, passe le temps,
passe la pluie, passe le jour, reste la nuit.
Vol d’hirondelles au coucher du soleil,
niche D’oiseaux, nid de guêpes,
toiles d’araignées flottent aux vents.
Murs blafards, tatouages aux cœurs de
cendre où la flèche se brise,
où l’empreinte fuit.
Lierre vorace sort de l’ombre
agrippe la vie comme un homme
digne et libre !

Vent
Le vent chahute
ah ! Quelle brute !
Il arrache la hutte d’un nid désert
Joue de la flûte dans nos cheminées
nous mettant le nez dans la fumée
Danse avec balais
rideaux et napperons
Joue les écoliers en ouvrant les cahiers
gifle le chat qui en boule dormait
Le fait fuir en miaulant le poil hérissé
et claque la porte comme un mal élevé.