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couverture du livre La main tenant au présent écrit par Beaudoin Patrice

Beaudoin Patrice

La main tenant au présent

25.69 € TTC

Frais de port inclus France
Métropolitaine uniquement

358 pages
A5 : 14.5 x 20.5 cm sur papier 80 g bouffant ivoire
Style litteraire : Littéraire
Numéro ISBN : 978-2-35682-125-6

Présentation de La main tenant au présent


Je propose dans cet ouvrage une approche simple qui permet d’aborder, de comprendre le mécanisme de l’esprit et la manière dont les idées, les croyances, les dogmes, les illusions, les désirs qui sont en chacun de nous se forment, nous empêchent d’exprimer notre nature authentique et nous détournent fatalement de la voie du vrai bonheur.

Nous recherchons pratiquement tous le bonheur, c’est un fait. Cependant, si nous désirons être heureux, si nous désirons vivre pleinement en harmonie avec nous-mêmes, mais aussi avec les autres, une question fondamentale se pose : est-ce que la recherche du bonheur est la voie de la raison ? Est-ce que suivre une discipline, une trajectoire, un guide, une méthode, si noble soit elle est la voie de la raison ? Certainement pas, car nous le savons, lorsque l’homme raisonne, il se trompe toujours.

Se pensant et se percevant différent, l'homme pousse la pensée à sortir de sa fonction naturelle qui lui est propre.


Extrait du livre écrit par Beaudoin Patrice


Croire ou savoir. Quelle voie adopter ?

Croire ou savoir, que choisir ? Effectivement, si nous désirons percevoir la vérité de « ce qui est », dès lors un choix s'impose à nous. Prendre la voie de la croyance ou opter pour la voie du savoir ? Le choix ici est bien entendu décisif si nous désirons vivre authentiquement, car l'un nous mènera à la vérité, l'autre nous en interdira l’accès et nous en éloignera pour toujours.
Mais voyons ce qu'il en est.

Croire, c'est donner son assentiment à une proposition qui est tenue pour vraie pour le penseur, mais sans avoir la certitude objective de sa vérité. Il s'agit donc d'une idée. Savoir par contre, c'est donner son assentiment à une proposition en ayant la certitude objective de sa réalité. Cette certitude est liée à des procédures de validation comme la perception, l'expérience ou le fait, que l’on peut justifier, rendre raison et partager. Savoir, c'est manifestement savoir pourquoi on sait et cette justification est par principe partageable avec tous les individus, donc à prétention universelle. Le savoir est commun, donc transmissible et valable pour tous les individus. Le savoir est finalement universel. Psychologiquement, l'adhésion pleine et entière à une idée pose problème, car tant qu'elle ne s'accompagne pas de certitudes objectives ou de faits concrets, elle reste finalement une croyance, c'est-à-dire illusoire. Ce qui revient à dire que toute conclusion, tout jugement ou toute conception « qui ne représente que le fruit de la pensée », et tant qu'on le rapporte uniquement à l'individu qui le partage et le soutient, indépendamment de ses raisonnements, reste une idée. La croyance porte sur ce à quoi une personne adhère sans pouvoir le justifier pleinement par des faits concrets, une expérience, une perception, par exemple une idée à quoi rien d'observable ne correspond. Croire, c'est se créer une vérité imaginaire bien que possible, mais elle reste de l'ordre de l'incertain, donc une illusion. Savoir, c'est bien sûr avoir appris et reconnaître une réalité universelle. Le savoir est par conséquent une certitude au même titre que le chiffre 2 correspond à la somme de 1 + 1. Le résultat 2 est une certitude « universelle » qui représente effectivement la vérité absolue. L'action liée au savoir est toujours pure, directe, spontanée, parce que dépouillée de mouvement de temps. Dans l'action liée au savoir, l'acte, le penseur, la pensée ne font qu'un, l'action exprime de ce fait le naturel, la spontanéité et l'authenticité de l'être. L'homme vit ici sa vraie nature, mais lorsque l'action est liée à l'idée, lorsque l'acte a pour fondement une croyance, quelle qu'elle soit, le penseur se trouve toujours isolé, comme coupé de l'action, tout simplement parce que dans ce contexte, la croyance, qui représente finalement l'idée, précède toujours le penseur et l'action. Le mécanisme de pensée engendre la croyance dans l'esprit du penseur, ce qui provoque inévitablement une inversion des rôles ou des choses dans l'esprit du penseur. La croyance divise, fragmente l'esprit, elle coupe l'être de l'esprit et elle divise l'esprit puisqu'elle crée le sujet pensant, c'est-à-dire qu'elle crée l'illusion de l'existence d'un observateur et d'un observé qui représente « l'ego ».

Or, l'ego n'a pas d'existence propre, concrètement, il n'est qu'illusion et souffrance. Cette déduction est bien sûr erronée puisque nous le savons, l'observateur n'est pas différent de l'observé, ils ne font qu'un, « l'esprit », mais la croyance crée deux entités distinctes, ce qui fausse évidemment toute interprétation. Désormais, vous en conviendrez avec moi, faire la distinction entre savoir et croyance revient à se donner les moyens de se détacher des vieux schémas de pensée et des croyances illusoires, mais aussi de s'autoriser à vivre sa nature authentique, d'être uni avec le tout. Savoir, c'est vivre le soi et croire, c'est le nier, le rejeter ou l'ignorer. Lorsque vous savez une chose, lorsque vous avez la certitude d'un résultat, il n'y a pas d'espace-temps pensé dans votre esprit, par conséquent votre action est directe, juste et spontanée. Si vous désirez vous rendre en ville au volant de votre automobile ou au guidon de votre motocyclette et si vous savez conduire bien sûr, il n'existe jamais de temps pensé « de réflexion » entre le moment où vous décidez de passer la première vitesse et le moment où vous passez cette vitesse. Votre action est directe et, par conséquent, vous vivez l'action spontanément, naturellement dans le ici et maintenant. Il n'existe aucun doute dans votre esprit et vous passez la première vitesse spontanément, mais certainement pas la marche arrière ou le point mort. Le temps pensé, « l'idée ou la croyance », réside dans l'esprit uniquement lorsque le penseur ne sait pas. La croyance trahit toujours l'ignorance du penseur, c'est un fait, pas une idée, vérifiez par vous-même. Mais examinons ensemble ce qu'il en est, si vous le voulez bien. Croire une chose découle évidemment du mécanisme de pensée. En effet, la croyance naît de l'action de penser, c'est la comparaison de « ce qui est » avec « ce qui devrait être », mais il est impossible d'installer la vraie confiance en soi en suivant une croyance, car la croyance amène et installe toujours le doute dans l'esprit du penseur parce qu'elle naît uniquement de la pensée et ne fait en aucun cas partie d'une expérience, quelle qu'elle soit. Pensez fermement votre croyance et vous constaterez très rapidement que l'hésitation et le doute s'installent en vous, tout simplement parce que la croyance, qui est un synonyme de l'idée, porte toujours en elle-même son contraire. Sans le contraire, la croyance n'a pas d'existence propre dans l'esprit du penseur, elle s'effondre d'elle-même. Par contre, pensez le savoir, pensez un résultat comme « 2 » correspond à la somme de 1 + 1, et vous remarquerez que la pensée est totalement silencieuse. La pensée va directement chercher le résultat « 2 » dans la conscience. Aucun doute n’émerge dans l'esprit du penseur, tout simplement parce que le savoir est certitude et qu'il n'existe jamais de contraire dans une vérité absolue. Croire une chose revient finalement à s'attacher et à s’enchaîner à la chose, mais aussi à s'imposer de vivre son contraire. Cependant, la croyance n'est jamais la vérité, elle est donc non liberté. La croyance demande toujours et sans cesse l'investissement personnel, la réalisation ou l'effort d'accomplissement. La croyance impose de suivre un chemin déterminé, elle tend toujours vers un but et fatalement, elle épuise démesurément, inutilement l'esprit et l'homme, car croire une chose n'est jamais la chose en soi, mais ne représente que l'idée que l'on se fait de la chose et implique toujours de fuir la chose. Croire au bonheur revient donc à faire fuir le bonheur puisque la croyance est toujours le fruit de la pensée, « une idée », l'illusion. La croyance naît de la recherche et indique qu'il y a un manque et que ce manque fait l'objet d'une recherche constante, et projette dans le temps. La croyance n'est qu’une remise au lendemain de la chose, car croire revient à rejeter le présent, donc « ce qui est ». Or, la réalité est toujours « ce qui est » et non la croyance.

Croire au bonheur, c'est ignorer et faire fi du bonheur parce que lorsque l'on sait que l'on est heureux, il n'y a plus besoin de mots pour le dire, on l'exprime. La croyance oblige toujours la pensée à sortir de sa fonction originelle qui lui est propre et l'amène inévitablement sur le chemin de la comparaison, créant dans l'esprit du penseur une division qui est mouvement de temps et qui le pousse fatalement à créer l'illusion pour finalement s'y soumettre et s'y enchaîner aveuglément. Croire en soi installe dans le temps le doute en soi, mais pour éviter la peur psychologique liée à l'idée, le doute demande toujours d'être levé et appelle de ce fait l'accomplissement ou la réalisation de soi comme pour obtenir la certitude de la chose. Cependant, au niveau psychologique, l'effort de l'esprit est inutile, car l'effort psychologique s'oppose toujours à la réalité en soi, créant de cette rencontre une résistance en soi, « le conflit ». Alors, nous pouvons en conclure que la croyance qui représente le fruit de la pensée dans son dysfonctionnement est bien sûr à exclure définitivement et qu'effectivement, il existe réellement une autre voie d'accès au bonheur, à la vérité, à l'amour, au sublime, à l'incommensurable. Cette voie est celle de la connaissance, du savoir, de la perception et seul un esprit clair, lucide, dégagé des croyances illusoires peut y mener. La croyance est le mystère de la pensée où le rêve noie l'esprit dans la confusion et l'illusion. Le savoir est l'affaire exclusive de l'esprit et seul l'esprit a la possibilité et la faculté de percevoir la réalité de « ce qui est ». Et lorsque la perception de la réalité émerge de l'esprit, alors elle prend toujours la forme d'un savoir, du connu, d'une certitude universelle. Liée au savoir, l'action est pure et directe parce que la pensée n'intervient pas sur elle-même ou sur ce qu'elle produit, comme elle le fait lorsqu'elle se crée une croyance ou une idée. L'action est naturelle et spontanée parce que la pensée puise directement le résultat dans la conscience ; de ce fait, la pensée cesse totalement son mouvement de temps puisqu'il n'existe pas de contraire dans le connu. La comparaison est donc impossible. La pensée trouve ici sa juste place, elle est devenue totalement silencieuse, car finalement elle a arrêté son mouvement incessant de va-et-vient entre « ce qui est » et « ce qui devrait être », ce qui, vous en conviendrez, n'a rien de comparable avec une croyance. La croyance épuise inutilement l'esprit ; quant au savoir, il libère l'esprit de la recherche et de ses croyances illusoires. Savoir une chose naît de la perception de la chose et par conséquent, le savoir fait partie de l'expérience, c'est-à-dire du connu.

La vraie confiance en soi naît de la perception, car la perception porte en elle-même le vrai, la lumière et l'amour ; par conséquent, percevoir la vérité, c'est savoir et lorsque l'esprit connaît la chose, il est fort et indestructible pour toujours. Le savoir est effectivement l’idée, mais toujours accompagné de définitions et/ou de faits concrets, car ce pour quoi il n’y a pas de définition n’est pas objet de savoir. La connaissance est finalement une croyance vraie, universelle, justifiée et partageable sans distinction aucune. La seule forme de savoir valable à mon sens reste le fait que la pensée, lorsqu'elle se trouve à sa juste place et fonctionne naturellement, ne peut effectivement que se référer au savoir, au contenu de la conscience et uniquement à cela. Mécaniquement, logiquement, la pensée se trouve toujours dans l'impossibilité d'exprimer ce qu'elle ignore, c'est un fait. Partant de ce principe universel, il est facile de comprendre que lorsque la pensée s'aventure dans la recherche ou exprime ce qui relève de l'intemporel comme l'amour, le bonheur, l'autre ou le soi, donc l'homme en général, ce qui est finalement inaccessible pour elle, alors fatalement elle se détraque. En évoquant l'intemporel, « ce qui est impossible pour elle puisque la pensée n'a pas accès à l'intemporel », la pensée inverse les choses et attribue toujours à l'autre ce qu'elle est dans son dysfonctionnement puisque manifestement, mécaniquement, elle ne peut exprimer que ce qu'elle connaît. Naturellement, la pensée, l'esprit, l'homme ne faisant qu'un, la pensée exprime toujours ce qu'elle sait de l'homme qui l'utilise. L'homme est effectivement un messager et la pensée, lorsqu'elle se détraque, peut être un redoutable ennemi pour l'esprit qui l'utilise à mauvaise escient.

La pensée est matière et la matière est énergie. La pensée dans son dysfonctionnement, dans l'inversion des rôles et des choses, retourne toujours l'énergie créée contre l'esprit lui-même, ce qui amène inévitablement aux conflits en soi puis à la destruction de l'esprit. Il est donc juste de dire que la seule forme de savoir valable pour le bien-être de l'homme reste la connaissance de la mécanique psychologique. La sécurité de l'homme se trouve ici, dans la perception et la compréhension du principe psychologique régi par l'intelligence universelle, donc commun à tous les individus, et uniquement dans cela. La croyance est toujours illusoire et n'amène jamais à la vérité ni à l'amour puisqu'elle n'est que le fruit de la pensée. Elle est donc par essence contradictoire. Vrai/faux, bon/mauvais. Croire que la croyance, quelle qu'elle soit, amène à l'amour est faux, car la croyance et l'amour s'opposent toujours puisque mécaniquement, ils n'entrent pas dans le même cadre. L'un est intemporel, l'autre temporel. Or, intemporel et temporel sont inassimilables et n’ont donc aucun lien de causalité entre eux. L'amour n'a donc rien à voir avec la pensée, « la croyance ». Le savoir est toujours vérité absolue et amour, car non contradictoire. Fondamentalement, le savoir porte en lui-même la certitude et l'amour, il est donc universel. Pour éviter toute confusion, je tiens à rappeler ici que l'amour est le fruit du cœur et non de la pensée ; l'amour est effectivement universel, intemporel, donc impersonnel. L'amour n’est ni personnel, ni multipersonnel, il n'a donc aucun lien de causalité avec la pensée, donc avec l'idée ou la croyance. Et ce principe et bien sûr universel, donc commun à tous les individus. C'est une certitude. Le savoir est amour et l'amour est un état d'être et rien que cela. Les croyances sont à bannir définitivement de l'esprit, car elles ne sont que des fumerolles de la pensée.

Liée à l'idée, rien n’inspire plus la guerre que la paix ou rien n’inspire plus la vangence que le pardon puisque l'idée porte toujours en elle-même son contraire. Par conséquent, cultiver la paix, c'est œuvrer inconsciemmentà élaborer le conflit. À méditer.


Témoignage sur l'autoédition de Beaudoin Patrice


Je tenais à remercier Monsieur Belarbi Karim pour sa gentillesse, sa patience, son aide, ses précieux renseignements au cours de cette aventure. Je tenais à remercier également toute l'équipe d'Autres Talents.

Je suis particulièrement satisfait du travail accomplit par Autres-Talents. Le rendu et le travail sont parfaits. Les délais ont été respectés très scrupuleusement. Bravo et merci à toute l'équipe, un grand merci à Karim.

À bientôt pour le prochain ouvrage.

Patrice BEAUDOIN