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couverture du livre Le Messager écrit par Colsenet Denis

Colsenet Denis

Le Messager

19.00 € TTC

Frais de port inclus France
Métropolitaine uniquement

350 pages
14 x 22.5 cm sur papier 80 g bouffant ivoire
Style litteraire : Littéraire
Numéro ISBN : 978-2-84668-326-5

Présentation de Colsenet Denis


 Se présenter soi-même n’ait pas une chose facile, mais je vais essayer en vous racontant ma petite histoire. Je suis né le 10 mars 1966 et j’ai vécu tout au long de ma vie en région parisienne. Je pratiquais des activités sportives et culturelles mais je ne m’imaginais pas qu’un jour je franchirai la porte du monde éditorial, qu’un jour je me pencherai sur une page blanche pour écrire une histoire mais surtout, publier un roman. Et pourtant, c’est ce que j’ai fait. Je n’étais pas destiné ni à lire ni à écrire car je préférai d’autres loisirs. Un jour, une vieille amie m’a offert un livre sur la biographie du footballeur Lilian Thuram. Cela m’a plu.

Par la suite, j’ai lu des romans comme ceux de Marc Levy, Guillaume Musso, Douglas Kennedy, Stephen King, Katerine Pancol et bien d’autres. C’est à ce moment-là qui m’est venu le goût de la lecture. Une envie d’écrire était ancrée en moi depuis des années, cependant, par manque de temps, ses projets restaient en suspend. Un jour, mon oncle me demanda : « Pourquoi attendre d’écrire, si tu en as envie aujourd’hui ? » ; « Fais-le maintenant !!!! » Ces mots ont eu un déclic, car quelques semaines plus tard, je me suis mis à une table en tenant au bout des doigts ma plus belle plume pour écrire mon premier roman. Aujourd’hui, je suis revenu vivre en région parisienne après une longue période d’exil en Picardie pour renouer à une vie de famille recomposée.

J’écris toujours, je lis aussi, je pratique des activités sportives seul ou en famille comme le tennis, le footing, la natation, et je trouve le temps de me rendre à des librairies pour dédicacer mes romans au plus proche du vous, public. Je suis l’auteur de Péripéties d’un voyage sans ailes, Ailes sans lui, Le messager, La cible, L’étoile du peintre, des romans qui en appellent d’autres. Retrouvez mes actualités sur : ww.auteur.dujournal.com.

Présentation de Le Messager


Par un beau matin d’hiver, un homme à l’existence paisible sera percuté par un bus pour être envoyé dans l’autre monde. Arraché à la vie, il devra se racheter des mauvais actes auprès de l’au-delà pour être réhabilité à revenir sur terre.

La rédemption s’appellera Pierre… Il deviendra un guide malgré lui et devra lui transmettre tout son savoir, dès sa naissance à une vie plus agréable jusqu’au jour où… Des missions seront réservées pour l’un, des épreuves seront réservées pour l’autre, aux destins croisés entre conquêtes et amitiés.


Extrait du livre écrit par Colsenet Denis


Mille neuf cent soixante-cinq, année riche en événements : mort de Winston Churchill, premiers bombardements des Américains au Vietnam, assassinat de Malcom X, le leader des noirs américains, une loi française autorise les femmes à occuper un emploi sans l’accord de leur mari, retour sur Terre après huit jours en orbite des astronautes américains Gordon Cooper et Charles Conrad, panne électrique à New York pendant quatorze heures, premier tir avec succès de la fusée française Diamant, le général de Gaulle est réélu président de la République face à François Mitterrand. C’est cette année-là qu’Antoine Mercier, un homme ordinaire, va s’illustrer malgré lui.

Le ciel était bleu sans le moindre nuage, les arbres sans feuilles étaient recouverts de la gelée matinale, une moto faisait des zigzags sur la route principale qu’Antoine apercevait par la fenêtre de sa chambre, juste en bas de sa résidence. Ce dimanche matin hivernal, comme tous les autres dimanches, à quelques détails près, cet homme marié à une charmante femme attentionnée, père de deux beaux enfants, habitant dans une belle maison traditionnelle, commençait cette journée ensoleillée et froide du mois de février 1965.

Quatorze février, c’était le jour de la fête des amoureux, et donc de ce couple qui allait connaître un dimanche très particulier. Antoine avait eu 30 ans le mois dernier et souhaitait que cette journée fût la plus belle de l’année. Il se retourna et regarda le lit où il avait passé une belle nuit d’amour, de tendresse, de caresses et de câlins auprès de sa bien-aimée. Ce jour était si exceptionnel qu’il avait l’intention d’offrir un bijou à la femme de sa vie, une maman idéale pour leurs deux filles Monique et Jacqueline, âgées de 5 et 8 ans. Elles étaient adorables et très sages même si, par moments, il leur arrivait d’être turbulentes. Ils étaient des parents compréhensifs, sachant donner un peu plus de liberté quand le besoin se faisait sentir. Ils réussissaient à trouver une harmonie tous les quatre. Il recouvrit les épaules de sa femme encore endormie, ses cheveux blonds comme les blés étalés sur l’oreiller. Il enfila son caleçon, son pantalon, son sous-pull et une chemise par-dessus. Il déposa un doux baiser sur le front de Viviane avant de s’en aller et d’avancer dans ce couloir composé de trois belles chambres différentes les unes des autres, de par des choix de coloris, de décoration, de mobilier à travers lesquels chacun avait exprimé une personnalité particulière en trois thèmes distincts :

la nature pour les parents, le cirque pour Monique et la montagne pour Jacqueline. Une salle de bains se trouvait en face d’elles : elle était lumineuse grâce à l’éclairage et à cette couleur bleuet éclatant qui transformait ce lieu en un espace de bien-être. Il descendit les quelques marches de l’escalier en chêne teinté rustique de leur demeure bien agencée, comportant une cuisine moderne où ils prennent le plaisir d’y prendre les repas, et un salon pour se détendre le soir venu. En prenant son manteau, il aperçut ses deux filles jouant gentiment à la poupée dans le salon à proximité de la porte d’entrée. Il s’approcha d’elles pour leur donner le bonjour de bon matin accompagné d’un bisou sur le front de chacune. Il franchit le palier en fermant délicatement la porte d’entrée. Il emprunta le petit chemin de chaque côté duquel il pouvait admirer le parterre de fleurs que Viviane et lui entretenaient avec passion et patience : jardin égayé par les Viola et les Hélléborus, récoltant même la médaille du plus beau jardin de quartier de Meaux. Le gazon était d’un vert digne du plus beau green anglais. Alors qu’il se dirigeait vers le centre-ville, Antoine croisa une voisine d’un âge avancé promenant son teckel au poil ras attaché à une laisse en strass qui lui donnait un air bourgeois.

– Bonjour Madame Belon, dis-je gaiement.

– Bonjour Monsieur Mercier, répond-elle d’une voix fatiguée par sa longue promenade matinale.

– Quelle belle journée d’hiver !

– Oui, certainement. Mais quel est le secret de votre bonne humeur ?

– Ne le dites pas à ma femme, mais je vais de ce pas lui chercher un beau cadeau.

– Quelle gentille attention ! C’est pour la fête des amoureux ?
– Heu… oui, c’est bien pour ça que je dois vous laisser Madame Belon.

– Bonne journée, dit-elle en riant, complice. Je tiendrai ma langue si je dois la croiser dans la journée.
Il reprit sa route en empruntant le pont Jean-Bureau, baptisé à sa gloire auprès du roi Charles VII comme Grand Maître de l’Artillerie, et qui avait, entre autres, remporté la bataille de Castillon contre les Anglais, mettant ainsi un terme à la guerre de Cent Ans. Il ne croisa pas grand monde à cette heure de la journée : 9 h 30.

Pressant le pas sur le trottoir, il pensait à mille et une choses, et notamment à son activité professionnelle : il était chef d’équipe dans une société électrique. Durant ses longues heures de travail, il avait sous ses ordres des ouvriers de différents milieux sociaux, et de diverses nationalités (italienne, portugaise, polonaise), venus en France pour trouver un emploi bien rémunéré, et pourquoi pas faire fortune, quitte à laisser leurs familles aux pays.

« C’est vraiment une belle journée hivernale ! », se dit Antoine, le visage illuminé par le soleil et rosi
par le vent qui tourbillonnait, ce qui lui donnait un air joyeux. Il regarda la brochure qu’un commercial lui avait remise la semaine passée, une fin d’après-midi en allant acheter du pain à la boulangerie du coin. Un « bon » de vingt francs à faire valoir sur une large gamme de bijoux dont un beau et étincelant collier aux pierres blanches d’une pureté

incroyable, qui lui avait sauté aux yeux. Absorbé par la lecture de la brochure, il ne se rendit pas compte qu’il était en train de traverser le grand axe très fréquenté aux heures de pointe. Mais à 10 heures, la route était presque déserte. Il se sentait serein et ne vit pas le danger en traversant proche du feu qui était encore au vert. C’est alors qu’un car arriva à grande vitesse, le chauffeur étant perturbé par un passager demandant le nom de son arrêt. Celui-ci n’aperçut pas cet homme qui traversait sans regarder, inconscient du danger encouru. Le coup de frein dans un grincement de pneus ne suffit pas à l’éviter, et le car le percuta violemment. Antoine eut juste le temps d’apercevoir, en une fraction de seconde, le bus arriver, sans pouvoir réagir. Le bruit du choc qu’entendirent une maman et son petit garçon à quelques mètres de l’accident fut terrible, effroyable. Totalement impuissants, ils regardèrent cet homme être projeté en arrière, puis heurté le bord du trottoir. Le chauffeur, le teint blême, descendit de son car, après cet arrêt brutal, qui avait eu pour conséquence de faire réagir les six passagers. Il s’approcha rapidement de ce corps au visage livide laissant une trace de sang derrière la tête. Il posa deux doigts sur son cou pour capter les pulsations cardiaques, mais ne sentit aucun battement. À trois reprises, il chercha le moindre signe de vie, mais rien. Il remonta aussitôt dans son car afin d’appeler les secours par radio : police secours, l’ambulance, SAMU, les premières urgences pour aider ce pauvre homme à terre. Allongé sur le macadam, Antoine ne pouvait plus bouger ses membres, comme si la paralysie l’avait déjà envahi, même si son esprit, lui, demeurait encore actif. Il entendait les bruits, les paroles de l’enfant demandant à sa mère :

– Dis maman, il va mourir le monsieur ?

– Mais non, bien sûr que non ! répond sa mère.

Et ce vieux couple choqué qui disait :

– C’est terrible ! Trop bête de voir un homme aussi jeune partir si tôt.

Une autre femme accourut et s’exclama :

– Cela s’est passé devant moi, juste devant moi.

– Mon chéri, il faut rester avec moi, dit la mère de l’enfant, tu restes près de moi !

L’enfant répéta :

– Il va mourir le monsieur ?

– Je ne pense pas, je ne l’espère pas, répond sa mère une dernière fois.

Le vieux monsieur finit par confier à sa femme :

– Je crois qu’il est foutu ! Allons préparer à manger pour nos enfants !

– Il est si jeune ! gémit la joggeuse attristée. La mère décida de reprendre la main de l’enfant pour poursuivre leur chemin sur le trottoir d’en face.

– Mais elle a raison ! Je ne suis pas mort. Je dois aller acheter ce beau collier à la bijouterie, au coin
de la rue…, revenir à la maison pour souhaiter gaiement la Saint-Valentin à ma femme.

Bizarre, vraiment bizarre, ce phénomène. On me l’avait déjà dit une fois, mais je n’en croyais pas un mot. Cette fois-ci pourtant, j’étais assez conscient pour l’admettre : me retrouvant nez à nez avec moi-même, mon corps se trouvant dans une drôle de posture, dans un état affreux, je savais que le sang s’écoulait de plus en plus dans le caniveau. Au loin, j’entendis une sirène, celle de l’ambulance s’approchant à grande vitesse. Le véhicule, gyrophare tournant, s’arrêta brusquement à quelques pas de moi. Deux hommes en blouse blanche en sortirent énergiquement, en demandant aux badauds de circuler et de faire place.

– Laissez-nous travailler, dit le médecin réanimateur, tout en regardant cet homme allongé dans le caniveau, jambes désarticulées, tête sur le côté, les yeux révulsés. Pas beau à voir ! Moi-même, je faisais partie des témoins, attendant qu’ils fassent leur boulot : me faire revenir à la vie.

– Merde, je ne sens pas de pouls. Donne-moi du chlorure de sodium, une seringue et un cathéter pour le perfuser, dit l’homme aux cheveux blanchis, témoins d’une vie qui a dû voir beaucoup, beaucoup d’autres accidents mortels, mais aussi de miracles durant sa carrière. Hugo, luxe sa maxillaire inférieure vers l’avant, et nettoie le pharynx !

– C’est fait, mais sa mâchoire est rigide… répond calmement le jeune infirmier.

– On va lui faire un massage cardiaque. Passe-moi l’« Ambu » pour l’aider à respirer !

– J’ai appris cette technique, dit Hugo, prêt à appliquer le masque au ballon auto gonflable sur le nez et la bouche de l’homme inerte.

– Quand je te le dirai, tu le ventiles !

– Prêt à agir, chef !!!