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couverture du livre Orage à Séville écrit par Rebaudet Olivier

Rebaudet Olivier

Orage à Séville

20.00 € TTC

Frais de port inclus France
Métropolitaine uniquement

320 pages
A5 : 14.8 x 21 cm sur papier 80 g bouffant ivoire
Style litteraire : Policier
Numéro ISBN : 978-2-9544370-2-6

Présentation de Orage à Séville


Dans la province de Séville, les temps sont durs pour la famille du baron Fronteja et pour ses toros sauvages. Même ces animaux au sang chaud ne sont pas épargnés par la crise. Le rachat d’une partie des terres par les frères Bonillo, marque le début d’événements troublants et tragiques. Avec leurs méthodes particulières, ils ne tardent pas à se faire détester au sein de la finca. La corrida des toros de l’élevage ne se passe pas comme prévu. Cela n’arrange rien. Un aficionado, très attentif, voit bien ce qui cloche. Le commissaire Manzano va mener son enquête en s’immergeant au cœur de ce milieu fermé, loin de tout.

Ce curieux personnage va-t-il réussir à en connaître les secrets ?

Ce roman, plongé au cœur de l’Andalousie, est avant tout une fiction dont l’intrigue à caractère policier prend appui sur ces animaux mythiques dont l’existence, de la naissance à la mort, est tributaire des arènes.


Extrait du livre écrit par Rebaudet Olivier


A l’heure de la sieste, dans cet endroit perdu dans la campagne andalouse écrasée de chaleur, Esther attendait sous un chêne vert l’arrivée de Silvio. Le regard perdu dans l’immensité des champs alentour ne l’aidait pas à rester éveillée. La torpeur irrésistible qui l’envahissait, ralentissait
peu à peu son esprit, anesthésiait ses pensées. La jeune femme ne prit garde au bruit de pas qui s’approchaient par-derrière, feutré par la terre sèche et sablonneuse. Les deux mains fortes
plaquées sur ses yeux pour jouer, la surprirent et la ravirent en même temps. Surgissant sous l’arbre parasol, Silvio l’embrassa avec ardeur avant de s’asseoir à côté, contre elle exactement.

Les deux tourtereaux s’enlacèrent, préférant la chaleur de leur corps à celle du moment. Il parla le premier :

- Ça n’a pas l’air d’aller. Qu’est-ce qui ne va pas ?

- Mon père fait des histoires.

- Je m’y attendais. Tu as pu enfin discuter avec lui ?

Le baiser échangé à chaque mot prononcé, ralentissait la conversation avec le plaisir de faire durer la rencontre.

- Non, impossible. Tout à l’heure, j’ai essayé. Le ton est très vite monté. Il m’a envoyé promener en refusant notre relation, encore plus notre projet. Je suis désolée de te le dire.

- Jamais vu un têtu pareil.

- La période est mal choisie. Ces temps-ci, il est de mauvaise humeur et ne veut rien entendre, ni de ma mère ni de moi, sur aucun sujet. A cause du compte d’exploitation qui est aussi rouge que la cape du matador. Les deux dernières années ont été mauvaises, tu es bien placé pour le savoir. Cette année le sera tout autant avec cette sécheresse prématurée en mai. Et les ventes baissent encore. Il se demande comment il pourra amortir ses investissements.

- Que pense-t-il faire ? Tu connais ses intentions ?

- Vaguement. J’ai l’impression qu’il réfléchit à plusieurs solutions dont aucune ne paraît le réjouir ou de nature à lui rendre un semblant de gaieté. C’est même tout le contraire. A peine, si j’ai entendu qu’il pourrait ne pas garder tout le monde.

- Cela ne présage rien de bon. On va tous à la faillite. Peut-être moi le premier !

- Ne dis pas ça ! N’oublie pas que je suis là. Je suis un souci pour lui et une protection pour toi. Aura-t-il l’audace de chercher la bagarre ? Il a bien d’autres choses à faire en ce moment.

- Je sais ma petite Esther. Heureusement que je t’ai.

- Mon pauvre Silvio qu’allons-nous devenir ? Je le connais. Cet entêté refusera toujours de t’accepter dans sa famille ; toi son vaquero, autant dire un domestique.

- Ah ! Tu vois. Toi aussi !

- Mais mon petit Silvio, je ne parle pas pour moi. Tu sais bien que je m’en fiche. C’est toi que je veux.

Cette brève déclaration valait bien un nouvel échange de baisers. Cela étant fait sans mesure, elle réussit enfin à poursuivre :

- Tu imagines le baron Fronteja marier sa fille unique à un
vaquero au moment où il fait faillite ! Ce serait la honte pour lui ! Rien dans sa vie, faite d’honneurs et de réussites, ne l’a préparé à accepter d’autres réalités que les siennes.

Après un silence, Esther reprit :

- Dis Silvio, en fait j’essaie de te convaincre du contraire, mais le risque demeure qu’il t’écarte de la finca, avec d’autres pour économiser des salaires. S’il ne peut pas tous vous payer, il y sera obligé. Qu’est-ce qu’on peut faire contre ça ? Si cela arrive, tu me vois rester toute seule ici avec mon petit travail ? A mourir d’ennui. Je ne peux pas faire du cheval au galop toute la journée. Il ne se trouve pas une maison à moins de trois kilomètres. Et pour les sorties, ne comptons pas sur le village.

Séville est à une heure, c’est pas la porte à côté.

- Tu m’aimes vraiment ou vous avez besoin de moi pour vous distraire, Mademoiselle la baronne ?

- Les deux, mon petit vaquero.

- Dans tout ça, je risque bien de te perdre avec mon emploi ! Jamais je n’aurais pu l’imaginer en arrivant ici, en acceptant ce travail mal payé malgré mon diplôme. Cela paraissait si sûr, si solide.
- Arrête ! Tu te fais du mal. A quoi ça te sert de t’humilier ?

Les baisers remplacèrent avec avantage les mots consumés par leur esprit surchauffé, avant d’être prononcés. Les yeux amande du garçon plongeaient dans la profondeur du regard grand ouvert de la jeune femme. La discussion reprit trois minutes plus tard :

- Et si ton père a un problème avec les vaqueros, je ne suis pas contre une promotion, dit-il pour plaisanter.

- Tu sais bien Silvio qu’il y a aussi cette histoire de Tobias qu’il te reproche. Peut-être même plus que de lui avoir volé sa fille comme il dit.

- Enfin, il faut être sérieux. Si je n’avais pas été là pour le nourrir au biberon quand sa mère l’a abandonné, il serait mort.


Témoignage sur l'autoédition de Rebaudet Olivier


Encore une fois je croyais avoir bien préparé mes affaires pour la transmission informatique des pièces du livre. Pourtant sans l'aide patiente de Karim, jamais elle n'aurait pu se faire. Il a recollé les morceaux qui partaient en lambeaux. Merci encore.

D'autre part, la qualité des livres en eux-mêmes s'est améliorée et les conditions de livraison aussi, puisqu'ils sont emballés par huit dans un film plastique protecteur.

En conclusion, question rapport qualité, selon moi, ils sont imbattables, avec en plus le confort de la confiance.