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couverture du livre Fruits de la Passion écrit par Conchon Bernard

Conchon Bernard

Fruits de la Passion

32.00 € TTC

Frais de port inclus France
Métropolitaine uniquement

528 pages
16 x 24 cm sur papier 80 g bouffant ivoire
Style litteraire : Roman
Numéro ISBN : 978-2-9537588-2-5

Présentation de Conchon Bernard


Né dans une famille d’agriculteurs du Massif Central, l’auteur a connu la fin de la guerre, le pensionnat dès l’âge de cinq ans, une adolescence très active. Puis, après une carrière de pilote de chasse, passionnante et exaltante,

il continue sa voie comme pilote de ligne, au cours de laquelle il assume des postes de responsabilités l’amenant au sommet d’une des plus grandes entreprises françaises.

Présentation de Fruits de la Passion


Ce livre est une biographie originale de 528 pages. Au travers de centaines d’anecdotes, vous découvrirez l’environnement rural des années 1950, puis une existence faite de sensations fortes, de voyages autour de la terre, de rencontres de cultures différentes, d’aventures, de camaraderie, d’un mode d’existence particulier, de relations syndicales, du monde des « puissants », de la gestion des hommes au quotidien, de responsabilités à endosser, et tout ce qui a pu marquer son chemin.

Il est bon de se rappeler que le passé relaté dans ce livre se situe encore juste à la porte de notre mémoire, mais qu’il s’en éloigne à grands pas. « La vie est un défi à relever, un bonheur à mériter, une aventure à tenter » (Mère Teresa)


Extrait du livre écrit par Conchon Bernard


Lors de sa naissance, le bébé humain est certainement le moins bien adapté à l’environnement dans lequel il arrive. Selon les espèces, la plupart des êtres vivants sont capables de marcher, de s’alimenter, de nager, de communiquer avec leur mère, dans les secondes, les minutes, ou les jours, qui suivent leur arrivée dans ce monde. Pour le bébé humain, il lui faudra attendre environ 9 mois pour marcher, 18 mois pour commencer à parler et plusieurs années pour un minimum d’autonomie ! Il devra donc tout apprendre, d’abord auprès de ses parents, de sa famille, puis à l’école, et ensuite tout au long de sa vie.

Oh ! Bien sûr au départ, le bébé humain bénéficiera lui aussi, d’un certain potentiel inné et de plus ou moins de facilités ou de handicaps génétiques, mais ceux-ci constitueront seulement le socle de sa vie. Sur cette base, il lui faudra bâtir son existence et faire progresser son potentiel, aussi loin que possible. Au cours de sa vie, il rencontrera des chemins aisés, d’autres plus difficiles, des obstacles qu’il faudra surmonter, ou peut-être contourner, tout cela sans être jamais certain d’atteindre un jour, l’apogée de ses capacités.

Notre itinéraire de vie fait l’objet de choix permanents.

Choisissons-nous réellement notre parcours ?

Ou bien, tout est-il écrit d’avance dans notre destinée ?

Dans la mythologie grecque ou romaine, le Destin était cette fatalité suivant laquelle tout arrivait, et rien ne pouvait changer ce qui était déjà écrit. Dans cette conception, la liberté de l’homme n’existe pas, sa responsabilité non plus, et quoi qu’il fasse, tout lui est imposé. Cela s’apparente au fatalisme de certains peuples orientaux, comme les hindous.

Dans les spiritualités modernes, l’homme ne posséderait ni un déterminisme souverain, ni un libre arbitre ou une liberté, absolus. Nous sommes responsables de notre vie dans la mesure où Dieu nous a dotés de discernement, d’intelligence, de volonté, de liberté d’action, mais une partie de notre destin dépend de la Providence.

Des personnes rédigent, tout au long de leur vie, un carnet intime dans lequel elles consignent les faits et gestes de chaque journée ainsi que diverses réflexions. Écrire un livre, à partir d’un tel carnet de notes, est à la fois simple et compliqué. C’est simple, car les éléments sont relevés au jour le jour, mais c’est compliqué, car on a vite fait de se noyer dans trop de détails, ou d’anecdotes sans importance, au détriment du fil de la vie. Et puis, les réflexions que l’on peut avoir à 20 ou 30 ans n’ont pas le même recul que celles que l’on peut se forger, sur le même sujet, lorsque la vie a buriné notre propre expérience. Plus tard, les joies, les bonheurs, mais aussi les souffrances et les griffures de l’existence, tout cela tempère nos jugements. Un proverbe chinois ne dit-il pas : « Plus on prend de la hauteur et plus on voit loin ».

Ayant toujours été fasciné par la valeur du temps qui passe tellement vite, il n’est pas question pour moi de me référer à un carnet intime, puisque je n’en ai pas tenu. Ce livre est rédigé à partir de mes propres souvenirs, parfois aiguisés de ceux d’amis, de membres de ma famille, ou de documents qui permettent de mieux développer un fait ou un moment particulier. Cependant, au fil de l’écriture, ma mémoire s’est précisée, les images sont revenues, les sentiments de l’époque ont ressurgi au fond de moi. Fort heureusement, j’ai conservé tous mes agendas, mes cahiers de vols, les courriers importants et mes notes professionnelles. Ces documents vont me permettre de détailler et de dater précisément les faits, tout au long du récit. Je n’ai pas choisi de tout raconter pour ne pas accroître la longueur du document, ou parce que des anecdotes auraient mis en cause d’autres personnes. Malgré tout, certains événements importants ou non, n’auront pas eu l’opportunité de remonter jusqu’au rivage de ma mémoire, et des témoins des époques lointaines ont disparu, notamment mes parents. Il eût peut-être fallu consacrer plus de temps de recherche et de réflexion, mais à un moment, il faut bien placer le point final, en attendant la prochaine édition…

Qu’est-ce qu’un souvenir ?

C’est retrouver dans sa mémoire, une circonstance, des images, des visages, des saveurs, des couleurs, des émotions d’un moment ancien. Par expérience, au cours de rencontres avec des amis ayant partagé le même événement, j’ai souvent remarqué un souvenir distinct, selon la personne qui l’évoque. Chacun est perméable à des paramètres qui lui sont propres et va retenir des éléments au détriment de certains autres, d’où une retranscription différente. La personnalité de chacun, le temps écoulé, un parcours de vie distinct, peuvent modifier la perception des choses, éliminer des moments difficiles et adoucir d’autres périodes, ou le contraire. Et puis, les mots ont une signification, mais leur sens peut légèrement varier selon la personne, ses connaissances du sujet et son humeur du moment. Malgré mon attachement à la plus exacte vérité, la vision des choses me reste personnelle, comme c’est le cas pour chacun de nous. Ceci n’est pas important. Ce qui compte c’est l’horizon que l’on se donne, c’est la façon dont un être humain, avec sa personnalité et ses compétences, passe au travers des événements de la vie, trace son chemin et se construit aussi bien dans les moments favorables que dans les circonstances plus complexes.

Selon votre expertise ou votre parcours professionnel, certaines descriptions pourront vous paraître redondantes, mais pour d’autres personnes les explications succinctes seront indispensables pour comprendre le contexte. Cependant, pour une bonne compréhension de certains termes techniques spécifiques, vous trouverez en dernières pages, un petit tableau de correspondances des unités de mesures utilisées, un court lexique de définitions, ainsi que quelques sigles, apparaissant au cours de l’écriture.

Avant un premier voyage vers une destination nouvelle, on élabore des images de ce que l’on va peut-être trouver, ou alors on en a parlé avec des amis qui y sont allés, mais le premier regard que l’on pose sur l’endroit est rarement en symbiose avec son imaginaire. C’est la raison pour laquelle la description succincte des lieux, des cultures, des gens, tel que je les ai rencontrés la première fois, me semble essentielle. Vous découvrirez cela au travers de centaines d’anecdotes et descriptions.

Lorsque, en mai 1974, pour la première fois, je me rends dans « l’Empire du Milieu », c’est sous la dictature de Mao Tsé-Toung. La Chine compte alors (seulement !) 780 millions d’habitants et la société chinoise a 100 ans de retard sur l’Occident. La première vision de cette Chine que je décris, comme je la vois alors, cette Chine-là n’existe plus et, ni vous ni moi ne pourrons la rencontrer, à nouveau. Elle a existé, elle est dans ma mémoire, je la raconte brièvement, mais elle n’existe plus. Par la suite, je retournerai régulièrement en Chine, mais déjà dix ans plus tard, la société chinoise aura beaucoup évolué, et encore plus vingt ans après, et trente-cinq ans plus tard, toute la partie Est de la Chine a le même niveau de vie que l’Occident, sinon supérieur. Il en sera ainsi de la plupart des pays que je vais sillonner.

Depuis l’arrivée de la société de consommation, à la fin des années 1950, il y a eu une accélération inouïe de notre mode de vie. D’aucuns disent que : « sur un plan industriel, le monde occidental a plus évolué au cours des 50 dernières années du XXe siècle que pendant les 500 ans qui ont précédé cette période ! » Les personnes qui ont baigné dans les premières années que je vais décrire peuvent (peut-être) s’imaginer le cadre de vie de cette époque, mais pour les autres ce sont des contextes tellement improbables ! Ces descriptions mettront un éclairage sur une période révolue qui, même si elle est encore proche, semble déjà à des années-lumière.