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couverture du livre L'homoizoo écrit par Le Corff Thierry

Le Corff Thierry

L'homoizoo

13.80 € TTC

Frais de port inclus France
Métropolitaine uniquement

206 pages
Poche : 11 x 18 cm sur papier 80 g offset
Style litteraire : Roman
Numéro ISBN : 978-2-35682-294-9

Présentation de L'homoizoo


Surplombant la falaise de Quiberon, l'homoizoo prit son envol et décida de goûter aux joies de la liberté.

Cet événement intense lui procura un tel bien être, qu'il sentit le raidissement de ses rémiges et un besoin frénétique de parcourir le monde.

Depuis, évitant de s'approcher trop près du soleil, il fait tout ce qui lui est possible pour conserver ses ailes.


Extrait du livre écrit par Le Corff Thierry


Comme par enchantement, un oiseau fit son apparition, c'était une petite sterne qui se posa sur le bord de la fontaine. Elle dénotait avec l'environnement, mais n'avait pas l'air égaré. Après l’avoir aperçue, l’oiseau qui ne paraissait avoir aucune crainte se mit à chanter. On aurait dit qu'il voulait communiquer. Ses petits sifflements résonnaient comme une musique enchanteresse et mettaient Estelle dans un état second. Elle sentit son corps envahi par une sensation étrange, et en contemplant l'oiseau, elle se mit à rêver du prince charmant qui l'accompagnerait inlassablement dans sa vie. Un homme qui pourrait s'épanouir à ses côtés et remplir son quotidien de bonheur, de joie et de surprises.

L'appel de cette sirène de forêt provoqua chez Estelle l'envie de se mettre à chanter. Son chant et les sifflements de la sterne se mêlèrent si bien, qu'une douce mélodie enchanta la clairière. La jeune femme eut l'impression que les fougères et les feuilles des arbres s'étaient mises à danser. L'orchestre symphonique, complété par le cliquetis d'un ruisseau, donnèrent l'impression que tous les artistes jouaient un récital pour remercier dame nature des beautés qu'elle leur avait fournies.

Puis subitement, le bel oiseau s'envola aussi mystérieusement qu'il était arrivé, laissant Estelle dans une sorte de mélancolie. Elle se remit en chemin et continua sa cueillette, tout en se demandant si cette étrange apparition n'était pas un message que la nature lui envoyait. La jeune princesse se mit à rêver d'un monde paradisiaque, où elle vivrait une grande histoire d’amour. Un lieu idéal, où les gens arrêteraient de faire la guerre pour des raisons futiles, et vivraient en harmonie avec la nature.

Cette pensée positive lui avait redonné une énergie débordante ainsi qu’une grande légèreté qui la fit se dandiner d’herbe en herbe. Son panier étant presque plein, elle décida de reprendre le chemin du retour. Son cœur continuait de battre la chamade et la vision de son messager restait omniprésente dans son esprit.

Estelle arriva dans une petite maison en bois que son père garde forestier lui avait construit pour ses vingt deux ans. L'endroit avait été baptisé le clos des marguerites.