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couverture du livre La quête des orphelins écrit par Campfort Samuel

Campfort Samuel

La quête des orphelins

14.00 € TTC

Frais de port inclus France
Métropolitaine uniquement

100 pages
A5 : 14.5 x 20.5 cm sur papier 90 g offset
Style litteraire : Roman
Numéro ISBN : 978-2-35682-103-4

Présentation de Campfort Samuel


Né en Anjou en 1976 et après avoir vécu sur Le Havre et Paris, le hasard de la vie a amené Samuel Campfort en Provence durant l'été 2005. Depuis, l'écriture est venue à lui en décembre 2007 tandis qu'il combattait un cancer…

À la suite de cette écriture en forme de biographie-thérapie, il a eu envie de romancer une première aventure singulière et particulière autour de Lagnes, son village d'adoption depuis maintenant 7 ans, et autour de sa passion, à savoir le patrimoine historique et culturel du Comtat Venaissin, une partie de l'actuel département de Vaucluse. Cet ouvrage "Ambroise Baumière", son premier livre auto-édité en juillet 2011, en forme l'intrigue…

Cette même année 2011 et avec Élise Lancien-Isnard, écrivain privé et biographe, Samuel Campfort crée les Singulières Écritures. Retrouvez toutes les informations sur leur site Internet : http://singulieresecritures.com Aujourd'hui, en septembre 2012, Samuel Campfort signe "La quête des orphelins".

Présentation de La quête des orphelins


"La quête des orphelins" est une fiction historiée des mémoires de l'auteur. Ce roman vous transportera dans une épopée familiale déroutante et bouleversante, vers des rencontres inattendues… Alors, partez à la découverte du secret porté par Clément, le grand-père de Léonard et Gautier, deux frères à qui la vie n'a pas fait de cadeaux…

Jeunes orphelins adultes, Léonard et Gautier sont deux frères qui, grâce à leur grand-père Clément, vont pouvoir se lancer dans un projet pleinement fraternel…

Bien que la vie de ces deux trentenaires, faite de hauts et de bas, n'ait pas toujours été simple, chaque rencontre est pour eux un signe fort du destin. Signe qu'ils savent interpréter à sa juste valeur, pour le pire et pour le meilleur…

Leur chemin va les amener à prendre la direction de la Provence où, bien malgré eux, ils vont partir en quête d'un secret de famille insoupçonnable et bien singulier…
Quels mystères recèle cette quête des orphelins ?


Extrait du livre écrit par Campfort Samuel


Gautier prit la tête de son frère entre ses mains et l'embrassa sur le front. Il trouvait l'idée de Léonard excellente. Cette idée n'était pas venue comme cela, en claquant des doigts, mais après une longue réflexion. Le point de départ de ce projet pouvait avoir comme date le mercredi 11 août 1999, jour de l'éclipse totale du Soleil qu'ils avaient vécue à Étretat.

Que s'était-il passé ce jour-là ? Qu'est ce qui a pu autant faire s'esbaudir ces deux frères ?

Léonard, plus que Gautier, était un garçon qui s'intéressait à tout et était curieux de tout. Il avait entendu parler de cette éclipse depuis de longs mois. Il s'était même équipé, pour lui et son frère, de lunettes de protection "spéciale éclipse" qui lui avaient été offertes par son opticien.

Pour assister à ce phénomène astronomique hautement médiatisé et exceptionnel dans la vie d'un Terrien, Léonard avait voulu une organisation idoine. Pour ce faire, il s'était documenté et renseigné pour savoir où cet événement serait le plus spectaculaire, car il voulait créer et partager, avec son frère unique, le plus beau des souvenirs

en commun, celui qui resterait à jamais gravé dans leurs mémoires de jeunes hommes.

Cette date du mercredi 11 août 1999, pour être très précis, commençait à lui trotter dans la tête depuis un bon bout de temps. Pour observer le phénomène à 100 %, il fallait se déplacer plus au Nord de Paris, capitale où ils vivaient, et trouver l'endroit idéal… Ce seraient les falaises d'Étretat !

Léonard téléphona pour réserver une chambre, dans un petit hôtel de la station balnéaire. Il n'eut guère à faire de choix, c’était la dernière disponible. Ainsi, des mois avant l'éclipse et fin prêts, il ne leur resterait plus qu'à attendre le jour J, comme deux véritables chasseurs d’éclipse.
*
Mercredi 11 août 1999, 8 heures : à leur arrivée à Étretat, Léonard et Gautier n'étaient pas seuls sur la plage. Tout comme eux, des centaines de personnes semblaient s'être donné rendez-vous avec le ciel. Des familles, des groupes continuaient à converger vers cette côte normande. Léonard qui avait étudié le lieu avant leur départ, avait choisi d'amener Gautier sur la falaise d'Amont au pied de la chapelle Notre-Dame de la Garde où la vue sur les falaises d'Aval, l'Arche, l'Aiguille, les goélands et la mer était imprenable. Malheureusement, la matinée se passa dans une anxiété globale car la météo était désastreuse. Allaient-ils repartir dépités de n'avoir rien vu de cet événement rarissime ? Les quarts d'heure défilaient, pas un rayon de Soleil ni un bout de ciel bleu entre les cumulus trop nombreux. À 11 h 02, entre deux nuages, le premier contact eut lieu entre la Lune et le Soleil. La Lune commençait à grignoter le Soleil, avec gourmandise.

Là où ils étaient assis, équipés de leur appareil photo, de leurs lunettes de protection, de leur Thermos bleu de thé et de leur pique-nique du midi, Léonard et Gautier avaient un panorama dégagé sur la Manche grise et écumeuse. D'ici, ils espéraient avoir l'avantage de pouvoir voir arriver l'ombre de la Lune depuis l'horizon Ouest et, quelques secondes avant d'être plongés dans l'obscurité totale, de la voir courir sur la mer à la vitesse prodigieuse de 2 850 kilomètres par heure ! À cet instant, ce n'était qu'un espoir !

La petite partie de cache-cache, en ce mois d'août, entre la Lune, le Soleil et les nuages, continuait. Heureusement que ces derniers eurent l'idée de se faire discrets après 11 h 30, pour laisser aux frangins le plaisir de goûter à deux minutes d'éclipse totale et magique, lors du deuxième contact qui devait avoir lieu à 12 h 19 précisément.

Petit à petit, la lumière devint crépusculaire. Le fin croissant solaire était déjà éclipsé à 90 %. L’œil nu suffisait à le regarder directement, les nuages jouant le rôle de filtre solaire.

Léonard et Gautier prirent le temps d'observer l'ambiance autour d'eux. La plupart des personnes étaient en groupes amicaux, amoureux ou familiaux de deux à dix personnes.

La lumière perdit de son intensité. Il leur semblait être sous un gros orage bleu électrique. Miraculeusement, les nuages se dispersèrent, l'ombre de la Lune avança sur la Manche. La totalité de l'éclipse était imminente, moins d'une minute. La lumière baissa soudainement, au point de faire presque nuit.
Chuchotements et silence avant un compte à rebours décompté par Léonard et Gautier, mais aussi par la foule immense : 10, 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3,... 2,...1... Cette fois, c'était bel et bien parti ! Ils sentirent leurs cœurs s'emballer. L'éclipse se produisait là devant leurs yeux ébahis… Elle dura exactement 2 minutes et 4 secondes.

Le temps sembla comme suspendu pendant ces quelques secondes, le Soleil et la Lune ne faisant plus qu'un.
Léonard lança à Gautier : "Ça y est, c'est la totalité !"

Au même instant, de toute part, fusèrent applaudissements et cris de joie. Il faisait noir. Vraiment noir, c'était la "nuit" à midi vingt !

L'ambiance était irréaliste. Dans les airs, les oiseaux et les goélands ne comprenaient rien à ce qu'il se passait. Ils virevoltaient et voltigeaient dans tous les sens. Déboussolés, ils l'étaient, cherchant on ne sait quoi, on ne sait où.

Durant ces deux minutes, que Léonard et Gautier auraient aimé qu'elles fussent une éternité, la foule put enlever les lunettes "spéciale éclipse" et enfin apercevoir le "Soleil noir" auréolé de sa fameuse couronne.

À l’œil nu, l'énorme lune noire occultait le Soleil. La magnifique couronne solaire se déployait autour. Tout autour du disque lunaire, des petits jets de flammes d'un rouge flamboyant dépassaient. Sans hésiter une fraction de seconde, Léonard et Gautier portèrent à tour de rôle leurs jumelles à leurs yeux pour admirer ce spectacle unique.

La couronne, d'une beauté incroyable, se déployait en forme de filaments autour du disque lunaire ; ce sont les "plumes solaires" et les jets coronaux, comme une chevelure blanche du Soleil avec une extrême brillance d'arcs jaunes et de points roses. Le centre, là où était la Lune, était tout noir.

C'était la partie la plus impressionnante de la journée, comme s’il y avait eu un trou noir dans l'Univers !
Le Soleil s'éloignait déjà. Le troisième contact eut lieu, il était 12 h 21. À ce stade de l'éclipse, la chromosphère réapparut de plus en plus, au point de devenir éblouissante.

D'un instant à l'autre, les premiers rayons de Soleil allaient réapparaître et la totalité se terminer. Par précaution, Léonard décolla ses yeux de ses jumelles, pour ne pas se les griller, alors que les rayonnements du Soleil revenaient brusquement. Puis ils observèrent la réapparition de l'astre diurne à l’œil nu. La seconde suivante, un premier rayon de Soleil réussit à se faufiler entre les montagnes lunaires, pour leur parvenir sous la forme d'un point lumineux un peu éblouissant. C'était le "grain de Baily", appelé aussi le "Solitaire". C’est ce qu’on appelle dans le vocabulaire scientifique "l’effet diamant" : un rayon de Soleil éblouissant qui apparaît du disque lunaire alors que l’on voit encore la couronne. Puis, le Solitaire fut immédiatement suivi par d'autres points lumineux apparaissant à d'autres endroits sur le bord Nord-Est de la Lune.

Les deux frères assistèrent donc aux grains de Baily dont Léonard avait entendu parler. Ce phénomène est dû aux irrégularités du disque lunaire qui tantôt cachent le Soleil avec ses montagnes et tantôt laissent passer quelques rayons entre ses vallées. Ainsi, pendant environ cinq secondes très furtives, les grains de Baily apparaissent les uns après les autres, de plus en plus éblouissants, donnant au bord droit de la Lune l’aspect d’un collier de perles brillantes.

C'était effectivement bref mais vraiment grandiose ! Ils eurent l'impression que la Lune se "décollait" du Soleil, qui réapparaissait lentement.

Durant ces grains de Baily, un phénomène curieux, quant à lui, surprit Léonard et son frère… Gautier portait à l'annulaire de sa main droite une bague sertie d'un diamant qui se mit à scintiller un instant à la lumière des grains de Baily ! Il détenait cette alliance des mains de sa mère depuis de nombreuses années…


Témoignage sur l'autoédition de Campfort Samuel


Après "Ambroise Baumière" l'année dernière, en 2011, je récidive en cet automne 2012, avec mon second roman "La quête des orphelins".

Et pour cela avec quelques autres talents qu’"Autres Talents" pouvais-je travailler pour cette auto-édition ? Non, je n'en vois vraiment pas d'autres !

Donc je continue mon aventure dans l'écriture avec l'équipe et les collaborateurs de Karim Belarbi car ils sont plus qu'à la hauteur au niveau de leurs conseils, de leurs réactivités et de la qualité de leur travail.

"Ambroise Baumière" avait été bien accueilli entre les mains de mes lecteurs-amis ou autres lecteurs curieux de mon travail et de celui d’"Autres Talents".

Alors, qu'il en soit de même avec "La quête des orphelins".

Encore merci à "Autres Talents"

Samuel Campfort.