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couverture du livre LE CLOS AU LOUP écrit par Burgain Yolande

Burgain Yolande

LE CLOS AU LOUP

20.69 € TTC

Frais de port inclus France
Métropolitaine uniquement

292 pages
16 x 24 cm sur papier 80 g offset
Style litteraire : Roman
Numéro ISBN : 978-2-35682-081-5

Présentation de Burgain Yolande


Ecrivain et poète Yolande Burgain est née en Lorraine. Son premier roman "La grange aux corbeaux" s'est vu décerner plusieurs prix Littéraire. Diplômée des "Arts et Lettres de France" elle a reçu une médaille d'or.

De retour sur sa terre natale, Yolande Burgain a repris la plume pour écrire "Le clos aux loups".

Présentation de LE CLOS AU LOUP


Emeline vit dans un petit village ou elle espère finir des jours heureux, mais l'acharnement de ses filles à vendre la belle maison familiale et la méchanceté diabolique des gens qui l'entourent vont faire de sa vie un véritable enfer.

Pourtant, dans toute cette haine, elle va voir se profiler un petit rayon de soleil sous les traits d'une petite fille « Lise » qui va lui redonner le goût de se battre.


Extrait du livre écrit par Burgain Yolande


La nuit descend lentement, entourant de ses bras puissants tout ce qu’elle touche. Les grands arbres tendent leurs branches dénudées vers un ciel incertain. Les êtres se cherchent et s’unissent en gémissant. Le jour s’éteint lentement emportant avec lui toute une journée de rêve et d’espoir

Dans le petit village du « clos aux loups » les maisons s’allument en laissant filtrer à travers les volets clos quelques rayons de lumière. Les ombres s’allongent, s’étirent, encore quelques heures, quelques minutes, et la nuit mystérieuse aura englouti les dernières couleurs.

Bien calée dans un fauteuil en osier, Emeline s’est assoupie. La tête légèrement penchée sur le côté s’affaisse doucement pour rejoindre celle du gros chat qui, allongé de tout son long s’est réveillé au contact de sa maîtresse qui s’est brusquement rejetée en arrière. Le chat mécontent lui laboure doucement l’épaule de ses griffes, encore toute endormie Emeline s’agite, plisse des yeux et grimace de douleurs. Elle tente d’une main maladroite de lui retirer les pattes, mais le chat rebelle se tortille tant et si bien qu’il réussit très vite à se libérer. Il se tient un instant sur le bras du fauteuil en remuant une queue mécontente qui a doublé de volume, puis doucement il avance une patte méfiante en direction des genoux de sa maîtresse qui s’est rendormie. Le chat s’arrête, regarde, puis sentant que cette fois plus rien ne viendra troubler son sommeil interrompu il se rendort la tête enfouie entre ses pattes.

Il fait bon, le gros fourneau diffuse une chaleur bien agréable qu’agrémente le bruit de quelques braises récalcitrantes. Les flammes s’amusent à disperser leurs jets de lumière à travers toutes les alvéoles qu’elles rencontrent. Sur le plancher, au plafond, les ombres s’éclairent et se mettent à danser. La nuit vient d’étendre son silence lorsque soudain la sonnerie vibrante du téléphone se met à sonner. Emeline sursaute tandis que le gros chat encore une fois dérangére gagne à toute vitesse le coin le plus obscur de la pièce. Là, assis sur son gros derrière, les oreilles dressées, il écoute affolé le bruit strident qui n’en finit plus. Emeline s’est levée péniblement, à tâtons, d’une main encore tout endolorie de sommeil, tente d’allumer l’interrupteur. Une lumière trop vive a fait disparaître les ombres et le chat à présent bien en vue cligne des yeux.

- Allô ! Fait Emeline.

- Enfin, lui répond une voix impatiente.

Sur le visage d’Emeline n’apparaît aucune surprise, aucun étonnement, qui reconnaît bien là, la voix toujours aussi aimable de sa fille Anne.

- Je t’amène Sophie demain matin, crie-t-elle, et tâche d’être là continue la voix d’une dureté incroyable, ne laissant aucune chance à sa mère de refuser.

Emeline passe une main lasse sur ses cheveux et tente d’une main tremblante d’enfoncer une à une les pinces rebelles qui se sont retirées négligemment de son chignon. Elle pousse un long soupir, et se dirige toute courbée vers son fauteuil, à son passage le chat qui s’était installé sur la table se relève d’un bond et miaule d’une voix rauque, mais toute à ses pensées Emeline l’ignore complètement.

Et voilà se dit-elle en pinçant les lèvres, la capitaine a ordonné, je n’ai plus qu’à m’exécuter, mais quand donc tout cela finira-t-il ?

Elle était tellement lasse qu’elle n’avait même plus le courage de lui refuser quoi que ce soit. Toutes ces années à élever seule ses trois filles, elle se mit à rire nerveusement. Les larmes aux yeux, elle se remémora toutes ces années de peines et de privation.

Anne n’avait que douze ans lorsque son père disparut brusquement dans un éboulement de la mine ou il travaillait. Son cher époux, comme il lui manquait ! S’il avait été encore là, tout aurait été différent, rien ne se serait passé ainsi, ça Emeline en était bien certaine. Jamais il n’aurait permis à quiconque de lui manquer de respect, surtout pas ses propres enfants. Il était si droit, si juste, Emeline tente d’une main émue d’essuyer une larme qu’elle n’a pas vue venir, et l’éponge à l’aide d’un bout de son tablier. Dieu ! Il lui en avait fallu du courage pour affronter la vie qui l’attendait. Que de nuits blanches passées à travailler une soie qu’elle ne porterait jamais, que de larmes et de fatigues sans aucun espoir que cette vie puisse changer un jour, mais elle n’avait jamais eu le moindre regret.
Elle avait réussi à élever ses filles comme toutes les autres de leur âge qu’elles côtoyaient à l’école, inépuisable, elle avait travaillé sans fin des nuits et des journées entières, mais elle avait toujours pris le temps de les écouter, et de les entourer de tendresse.

Les fermes des environs n’avaient plus aucun secret pour elle, elle connaissait les chemins qui y conduisaient les yeux fermés, elle avait touché à tous les travaux, des champs à la traite, de la cuisine aux lavages saisonniers, bien des fois, elle s’acquittait des tâches qui auraient répugné à plus d’une.

Emeline travaillait bien et vite, elle était souvent demandée lorsque les paysans étaient à court de bras. Les nuits, les journées se confondaient souvent, surtout lorsque venait l’hiver, ses filles grandissaient, et leurs souhaits toujours exaucés devenaient chaque jour de plus en plus grands. Emeline se tuait à la tâche afin qu’elles ne manquent jamais de rien. Telle une force maléfique elles avaient puisé en elle toute sa force et sa jeunesse jusqu’à ce qu’il ne lui reste plus rien. Aujourd’hui qu’avait-elle obtenu en retour ? Des filles ingrates qui ne songeaient qu’à elles. Jamais un mot gentil ne sortait de leur bouche, jamais un petit présent de fête, une invitation, jamais rien. D’un revers de la main Emeline essuie les larmes qu’elle n’arrive plus à contrôler. Le gros chat saute sur les genoux de sa maîtresse comme s’il sentait qu’à cet instant elle avait besoin de lui. La main tout usée caresse l’épaisse fourrure et le chat ronronne de plaisir.


Témoignage sur l'autoédition de Burgain Yolande


L’auto-édition avec Autres Talents a été une magnifique expérience. Jonglez avec l’informatique n’a pas été facile, mais grâce à l’aide précieuse de Monsieur Karim Belarbi je m’en suis bien sorti, de plus cela m’a permis d’avancer dans un domaine inexploré pour moi, le résultat en valait vraiment la peine.

La présentation est soignée, de plus, le prix est abordable. Ma couverture était déjà dessinée, et la reproduction est encore plus belle que je ne l’aurais imaginé.
J’avoue que j’appréhendais un peu ce premier contact, mais Monsieur Karim Belarbi m’a tout de suite mis à l’aise par sa compétence et son attention. Je le remercie très chaleureusement pour avoir été à mes côtés, d’avoir toujours été disponible à mes questions, à mes doutes.

Voilà ! Mon livre est imprimé, et c’est toujours une première fois, ce premier contact avec l’imprimerie Autres Talents m’encourage encore plus de continuer dans cette voie, car j’ai entière confiance dans le travail fabuleux qu’ils font.

Yolande Burgain