Groupe CCEE L'autoédition au service de votre talent 0 Contact 04 42 36 94 06
serviceclient@autres-talents.fr
Lundi au vendredi : 9 H / 12 H - 14 H / 19 H
Vous êtes ici : > > > Lettres à Lise ou les lettres que j'aurais aimé qu'un homme m'écrive
couverture du livre Lettres à Lise ou les lettres que j'aurais aimé qu'un homme m'écrive écrit par Joy Tristan

Joy Tristan

Lettres à Lise ou les lettres que j'aurais aimé qu'un homme m'écrive

15.69 € TTC

Frais de port inclus France
Métropolitaine uniquement

248 pages
Poche : 11 x 18 cm sur papier 80 g offset
Style litteraire : Roman
Numéro ISBN : 978-2-35682-043-3

Présentation de Joy Tristan


L'auteur : Tristan Joy

Les années du lycée, les textes griffonnés sur un vieux cahier, au détour d'une rencontre, d'une émotion, les cahiers trimballés pendant des années au gré des errances les années de vie bien rangée, à courir après une carrière, les cahiers au fond d'un tiroir quand tout s'arrête.

Pause. Carrefour.Bilan

Un premier roman, un vieux rêve d'enfant ; un pseudo qui lui colle à la peau.

Présentation de Lettres à Lise ou les lettres que j'aurais aimé qu'un homme m'écrive


Il ne faisait que passer mais il l'a rencontrée. Il poursuit son chemin, des kilomètres les séparent désormais mais elle est là près de lui, invisible présence obsédante. Que peut-il faire lui l'écrivain sinon écrire, déclamer son amour de mille et une façons. Elle ne lui dit pas de cesser, elle semble apprécier mais elle ne le rejoint pas, pas encore. Elle dit qu'elle viendra, bientôt, qu'il doit être patient. Il est emporté dans un tourbillon de mots où se mêlent l'absence de sa bien aimée et l'espoir de sa venue. Son cœur est torturé mais confiant, sa passion est plus forte que sa raison.

En témoignent toutes ces lettres, ce long cri d'amour.


Extrait du livre écrit par Joy Tristan


J'écrirais ton prénom loin du mur des prisons ton regard m'est tendresse tes caresses m'envolent en frissons quand tes lèvres se posent tout contre les miennes ta langue me happe, sensuelle mes mots ne sauraient dire l'émotion qui m'envahit je voulais te dire combien ton absence m'est langueur combien ma vie s'endort loin de toi je voulais te dire combien ta compagnie m'est bonheur combien tes mots sont de douceur tu éclaires ma route et m'envoûtes à la fois tu me dis plus fort de partir comme pour mieux me retenir, ne me quitte pas…

les fleurs sont plus belles quand tes yeux me les regardent Bonheurs intenses plaisirs des sens essentiels. Silences futuresques quel présent me laisses-tu ?

Oublier le passé moins imaginer l'avenir pour mieux vivre le présent

samedi, le 7, bientôt minuit, déjà. Et je reste là à savourer les instants de bonheur qui ont égayé ma soirée. Je me remémore quand tout à l'heure,je posais le combiné en me disant « mais qu'est ce qui m'a pris, pourquoi ai-je dit tout cela ? » Comme si mes mots avaient dépassé ma pensée. Non, comme si, enfin, mes mots avaient su dire mes émotions, mes sentiments. Il aura fallu tous ces kilomètres, il aura fallu tous ces mauvais moments de souffrance traduite en colère et propos maladroits, il aura fallu toutes ces distances, ces silences pour que je sache aujourd'hui où j'en suis. Oui, ton absence m'est difficile, oui ta tendresse me manque, oui tes mots me sont réconforts. Et je ne peux croire que « le corps, le cœur et l'esprit » aient pu ainsi être à l'unisson par la seule force du hasard, du destin ou des circonstances. La vie a fait que mon chemin croise le tien et c'était bien. Il ne passe pas un jour sans que je

pense à toi, que j'aille bien ou pas, dans mes moments de joie ou de lassitude, tu es là. Même quand je mets trois jours à faire un courrier, je pense à toi. Ça y est, tu n'as qu'entrouvert la porte et je l'ouvre à grands battants. On m'a souvent dit que je voulais trop tout, tout de suite. Cela doit être vrai, je dois m'armer de patience. J'ai pensé un instant que le temps et les kilomètres effaceraient ton souvenir. Il n'en est rien, bien au contraire. Et si les yeux sont la fenêtre de l'âme, la tienne brille derrière de jolis carreaux qu'il me plaît d'essuyer pour t'aider à y voir plus clair.

Qu'importent les distances, je sais maintenant que je peux vivre au-delà, que mes sentiments sont trop forts pour disparaître si facilement. Cette histoire fait partie de ma vie, plaise aux cieux que ta vie en soit aussi. Continue ton chemin, suis la voie que tu te traces, mais n'oublie pas que je tiens à toi, beaucoup. J'ai trop vécu sous l'emprise, trop connu l'obligation, je veux la liberté et l'amour, je veux la tendresse et les frissons, je veux pouvoir être deux tout en étant seul. Je veux partager des moments de solitude, faire qu'ils s'unissent par la pensée.

Je veux aimer et être aimé sans envahir ni être pris au piège. Je veux quelqu'un qui pense à moi sans me voir tous les jours.

Je ne sais pas ce qu'il me prend, je voulais te parler à mi-mot mais je sens mon stylo qui s'emballe, ne m'en veux pas, mon intention n'est pas de te brusquer, bien au contraire. Je te laisse le temps ; laisse-moi l'espoir, laisse-moi rêver que demain nous prendrons d'autres verres en terrasse, laisse-moi vivre en pensant à toi, en pensant que tu penses à moi.

Laisse-moi t'aimer avec respect et attentions.

Je ne vais pas me demander maintenant si j'aurais dû ou pas t'écrire tout cela, c'est fait, ne me reste plus qu'à l'envoyer.

Prends mes mots comme une caresse, non comme une menace, qu'ils te bercent tendrement comme j'ai voulu le faire.

Je veux rimer ton prénom te murmurer d'autres sons je ne veux plus te demander pardon viens avec moi emprunter de nouveaux sentiers laisse ta main prendre la mienne laisse moi t'enlacer de poèmes viens mêler tes images à mes moments de vie laisse moi t'aimer seulement 4 jours et déjà je m'impatiente. Ma plume tremble tant elle hésite, tant elle n'ose se dévoiler. De peur d'en dire trop, de peur d'aller trop vite. J'essaie de retenir le stylo de crainte qu'il ne s'emballe tel un cheval au galop.

Ne plus considérer le papier comme un défouloir, comme une poubelle dans laquelle on jette ses pensées. Ne plus le regarder comme un miroir, non, juste un passeur, passeur de maux, dépositaire des mots qui les nomment. Les livres sont des voyageurs infatigables, les phrases m'aident à m'évader, je me dois de les aider. Ces mots qui m'échappent et me manquent souvent, les voilà qui jaillissent sur le papier. Pourrais-je dire tout cela si tu étais devant moi ? Certes non, je ne crois pas. Je serais sous le charme et sans arme aucune, que ma tendresse pour te contempler. Je sens l'émotion qui me gagne, ton visage apparaît par-delà les montagnes, lors je reprends espoir. Quand me perd le courage, je ferme les yeux, je pense à toi et j'essaie de continuer. Et quand j'ai la force, je me dis qu'il me faut être moi pour mieux te retrouver. Comme si tu m'aidais à être moi, comme si ton amour me donnait la force d'exister, la force de vivre. Mais je ne veux

pas t'assaillir, je ne veux pas t'envahir, alors je rêve, j'essaie de penser à demain en pansant les plaies du passé. Rien que ta main dans la mienne, ton regard dans mes yeux et je fonds d'émotion. Quelle sorcière es-tu donc pour m'envoûter de la sorte ?

Quel sort m'as-tu jeté Ô toi diablesse enchanteresse ? Parfois je pense à ces poètes romantiques, partis loin de tout pour oublier leur bien aimée, à ces femmes recluses au couvent, ces livres qu'on nous obligeait à lire quand on y entendait rien. Et maintenant je les comprends. Je comprends la force de ces sentiments, la joie de ces illusions.
Il me plaît à penser que je ne rêve plus, que bientôt tu seras là près de moi. Et mon cœur s'émeut et s'apaisent mes yeux. Je pourrais te parler des heures durant, je pourrais t'éclairer la lune, te couvrir d'étoiles. Mes mots sont désuets, simplistes. Peut être. Ils sont sincères et vrais. Ils sont forts comme le sont mes sentiments.

Ta présence près de moi me réchauffe le cœur et l'âme, tu m'aides à continuer, toujours plus loin devers moi. Enfin, il me semble retrouver les mots que j'écrivais jadis, quand la vie me souriait, que j'étais maître de mon univers. Du moins, j'y croyais. Saurais-je me retrouver, moi, oublier les souffrances, l'humiliation, oublier le chagrin, la honte ?

 Tel le phénix, renaître de mes cendres.

J'ose l'espérer.

 Le 17, quelques jours déjà que je n'écris pas pourtant les mots ne cessent de défiler.

Le soir, quand tout est nuit et silence, je me blottis au creux de toi et je rêve, je rêve que tu t'endors tranquillement, tout contre moi. Me voilà reparti, j'insiste trop me diras-tu ? Non je n'insiste pas, je reste ce que je suis, fidèle à mes sentiments. Que sera la réalité de demain ? Ce que nous en ferons, advienne que pourra.

Je ferais tout mon possible pour qu'elle s'approche de mes rêves, j'ose espérer que cela suffira. Je ne suis pas raisonnable peut-être mais est-il vraiment possible d'aimer avec raison ? Désolé si parfois je t'importune, mais il est des moments où je n'en peux plus, j'ai besoin de te parler, d'entendre ta voix. Parfois je me retiens et j'envoie un texte, je fais un pas vers toi et cela me fait du bien. Je veux encore te prendre la main et traverser avec toi le ruisseau du moulin.

Je veux encore te regarder dormir quand le sommeil t'emporte. Je veux encore partager avec toi. Ton manque me comble d'émoi. Ta tendresse me réchauffe le cœur, celle d'hier et celles de demain. Je voudrais me blottir dans tes bras et me laisser câliner tendrement, longuement.