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couverture du livre Meurtres aux tisons, noel aux violons écrit par Champougny Corinne

Champougny Corinne

Meurtres aux tisons, noel aux violons

10.00 € TTC

Frais de port inclus France
Métropolitaine uniquement

208 pages
Poche : 11 x 18 cm sur papier 80 g offset
Style litteraire : Roman
Numéro ISBN : 978-2-35682-205-5

Présentation de Meurtres aux tisons, noel aux violons


Noël, ses sapins, sa neige, ses confiseries, ses cadavres. Pas de trêve pour le fameux commissaire Rondeau qui va devoir démêler les fils d'une double enquête plus obscure que jamais. Elle le mènera de la Bibliothèque Municipale de Brive à Tulle en passant par Juillac. Proverbes alambiqués, indigestion de tourtous, tempête de neige, rien ne lui sera épargné. Heureusement, Cédric, notre jeune flic curieux, se lancera une nouvelle fois sur la piste du criminel. Heureusement aussi cette enquête permettra de faire de bien curieuses rencontres.

Ce roman, parodie de roman policier, est la suite de Les Petits vieux se ramassent à la pelle. Il poursuit donc dans la même veine, mêlant intrigue policière et humour décalé, le tout servi par une écriture alerte.


Extrait du livre écrit par Champougny Corinne


Pluie en Novembre, Noël en Décembre. Bûche à Noël, foie en dentelles, marmonne la jeune femme entre ses dents en déchirant en petits morceaux le prospectus de la Mairie vantant les animations proposées dans les rues de Brive pour Noël. Puis, consciencieusement, elle empile les lambeaux de papier et contemple pensivement sa petite tour inégale. Joyeuses fêtes. Tu parles. Elles vont défiler, les mamies, avec leurs mines faussement réjouies, pour leur souhaiter à tous de bien bonnes fêtes, en famille, hein, et tous leurs vœux, surtout la santé, parce que sans la santé, rien ne va, et les gosses vont dévaliser le rayon spécial Noël, emportant sous leurs bras la merveilleuse histoire du renne qui avait attrapé un rhume, le pauvre, ou celle de ce gentil petit nain qui s'était trompé dans l'emballage des cadeaux parce qu'il avait une peine de cœur, quelle tristesse. Marie-Noëlle sent déjà son estomac se nouer. Elle déteste cette période. La hait. L'exècre. La maudit. L'abomine. La vomit. L'abhorre. Peut-être à cause de ses géniaux parents qui l'ont affublée d'un prénom très… disons, très connoté. Peut-être simplement parce qu'elle ne supporte pas la joie obligatoire et le plaisir daté. Programmé. Minuté même. Et puis elle est une râleuse, c'est comme ça, tout le monde le lui répète à longueur de journée.

Ce dont elle se moque éperdument.

 En attendant, elle est seule dans le hall de la Bibliothèque-médiathèque, ce mardi 11 décembre, assise derrière le bureau d'accueil, les pieds sur la table, et elle tente de trouver un semblant de courage pour affronter l'épreuve qui l'attend. Toute la journée, elle l'a repoussée, trouvant mille prétextes,  invoquant même une furieuse migraine vers 15 heures, quand la conservatrice est passée devant son bureau pour regagner l'étage où elle devait organiser une petite réunion pour les employés de la section jeunesse. Et puis, à 18h, quand tout le monde est parti, elle a sorti de son sac un petit flacon de vernis, s'est déchaussée et a repeint ses ongles de pieds en bleu, rouge, vert, en alternant les couleurs. Ensuite, elle a feuilleté La Montagne, ce qu'elle n'avait pas encore eu le temps de faire pendant la journée. Puis elle a cherché à détourner des proverbes. Maintenant elle soupire. Elle sait bien qu'elle va devoir le faire. Qu'elle n'y coupera pas. Tous les ans Mme Rosenberg, la conservatrice, vient la trouver début décembre pour lui annoncer avec un sourire complice qu'elle a encore pensé à elle. Super. Génial. Absolument fabuleux. Sous prétexte qu'elle a été vendeuse aux Nouvelles Galeries avant que le magasin ne disparaisse définitivement, elle est donc apparemment la seule à savoir accrocher une guirlande. C'est un peu facile. En tout cas, tous les ans, elle est chargée d'assurer la décoration de Noël de la Bibliothèque Municipale de Brive et le cauchemar va commencer dans quelques minutes.

Demain matin, il faut que tout soit en place pour que la grande kermesse puisse commencer. Et tu fais quoi, toi, pour le réveillon ? Ah non, ce n'est pas reposant, famille et compagnie, mais que veux-tu, il faut faire un effort. Et le menu ? Et les cadeaux ? Tu as fait les magasins ? Elle les entend déjà, ses collègues, entre excitation et résignation. Elle sait même qui aura la pseudo-grippe du 24 décembre, pour préparer tranquillement son repas. Mais le pire, ce sont les enfants. Elle les voit défiler à longueur de journée, les yeux brillants. Ils s'arrêtent sous le grand sapin, lèvent le nez comme si le Père Noël allait descendre en personne, tel le Saint Esprit, le long des branches en plastique vert, pour les adouber au nom de sa très grande Seigneurie Culcul La Praline 1er.

Certains, heureusement, tentent en douce d'ouvrir les faux paquets cadeaux déposés artistiquement au pied du sapin. Cette graine de voyous la réconcilierait presque avec le genre humain. Presque. Parce que Marie-Noëlle est une emmerdeuse, une vraie, une de celles qui s'ingénient à critiquer, dénigrer, noircir, médire, vilipender. Pour rien. Ou plutôt pour le plaisir. Parce que c'est gratuit et parce que c'est la seule liberté qui lui reste.

Bon, rassemblant tout son courage, elle se lève enfin et enfile lentement ses chaussures. La première étape consiste à descendre chercher le gros Père Noël à la réserve. Celui qui monte à une échelle. C'est son préféré. Un vrai crétin. Elle adore ricaner en l'accrochant sur le mur. Une échelle. Ou bien il est doué de réels pouvoirs et vole dans les airs ou bien c'est un abruti qui perd son temps à grimper barreau par barreau, sur une minable échelle de corde. Au choix. Allez, maintenant qu'elle s'est levée, ce sera vite fait. Elle se dirige donc vers la petite porte, au fond de l'espace « Jeunes lecteurs ».

L'interrupteur est à gauche, ce qui est d'une logique renversante. L'escalier en colimaçon aux marches de béton brut s'éclaire dès qu'elle trouve à tâtons le bouton magique. Lentement, elle descend les marches une à une. Elle a failli tomber la première fois qu'elle a voulu remonter un carton de livres. Bien sûr, les marches sont plus étroites sur le côté gauche. Encore quelque chose de bien conçu, de bien pensé, d'étudié pour être fonctionnel, pratique quoi. Bon, Marie-Noëlle, arrête cinq minutes de râler! Plus vite tu auras remonté et installé les accessoires de foire et plus vite tu pourras rentrer dans ton sinistre appartement regarder Money Dropp sur TF1. C'est qu'il n'y a pas que le travail dans la vie. Il y a aussi la télé.

La réserve est en désordre, comme d'habitude. La jeune femme se dirige entre les rangées de livres vers le fond du local où sont entreposés les grands cartons de décoration. Dans son souvenir, le Père Noël est à droite, sagement assis sur la caisse du grand sapin. Sûrement impatient de grimper au ciel. Ah ah ah. Marie-Noëlle ricane toute seule, comme d'habitude. Allez, dernière rangée, celle des documentaires animaliers, et elle aperçoit déjà la silhouette du Père Noël. Il n'a pas bougé de place.


Témoignage sur l'autoédition de Champougny Corinne


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