Groupe CCEE L'autoédition au service de votre talent 0 Contact 04 42 36 94 06
serviceclient@autres-talents.fr
Lundi au vendredi : 9 H / 12 H - 14 H / 19 H
Vous êtes ici : > > > Moi ! L'imparfait
couverture du livre Moi ! L'imparfait écrit par Mira Patrick

Mira Patrick

Moi ! L'imparfait

15.69 € TTC

Frais de port inclus France
Métropolitaine uniquement

120 pages
A5 : 14.5 x 20.5 cm sur papier 80 g bouffant ivoire
Style litteraire : Roman
Numéro ISBN : 978-2-35682-027-3

Présentation de Mira Patrick


Patrick Mira a passé près de 30 ans dans l’armée. Dont la moitié de sa carrière en tant que formateur/instructeur. Bénévole dans plusieurs associations, il met aujourd’hui sa plume aux services des autres, la passion d’écrire est toujours présente ! Il est maintenant écrivain public, Moi ! l’imparfait est sa biographie.

Présentation de Moi ! L'imparfait


On ne peut résumer une vie en un livre. Mais vous retrouver ici la substantifique moelle. De grands moments vécus sans enjolivures/

Une vie bien remplie à décortiquer, à analyser. Faite de choix, pas toujours bons, pas toujours judicieux, je les assume. Sans rien regretter, je vais de l'avant. Il tient sa bougie devant lui, éclairant l'avenir car le passé est inéluctable. Il n’oublie rien, ni les moments difficiles, ni les anecdotes, ni les tourments, ni les grands bonheurs,

Nous sommes tous si différents et pourtant tous si semblables. Est-il vraiment cet imparfait, la perfection existe-t-elle ?


Extrait du livre écrit par Mira Patrick


Les années « petite enfance »

Une histoire, mon histoire ne peut commencer sans un petit retour en arrière sur l’histoire de ma famille, plus exactement de mes grands-parents. Elle débute par l’arrivée en France de mes ascendants.

Les grands-parents maternels ont vécu dans l'Aveyron. Le grand-père, immigré espagnol, a été mineur depuis 1930 à Decazeville, sur le site de la « Découverte » plus précisément (une mine à ciel ouvert mondialement connue). La grand-mère venait de l'assistance publique et serait d'origine belge (pas sûr). Ils ont eu six enfants.

Maman naît en janvier 1942 à Decazeville dans l’Aveyron. Elle est la troisième des six enfants.
Les grands-parents paternels ont fait beaucoup d’allers-retours avec l’Espagne depuis les années trente. Le grand-père avait la bougeotte. Ils sont arrivés dans le Lot un peu avant la guerre 39-45. Ils se sont sauvés d'Espagne où le grand-père républicain avait sa tête mise à prix par Franco. Ils ont eu huit enfants.

Papa naît en mars 1940 à Bagnac sur Célé dans le Lot. Il est l’avant dernier des enfants.

L’envie de bouger l’amène après quelques boulots, aux halles à Rungis manutentionnaire ou peintre. Puis il rentre à Bagnac. Il est d’abord ouvrier plâtrier peintre puis il s’associe avec Alexis son patron.

Au départ à la retraite de celui-ci, il devient son propre patron et le restera.

Mon père et ma mère se rencontrent en 1954, ils ont alors respectivement 14 et 12 ans.

Plus tard, à dix-sept ans, il trafique un peu ses papiers d’identité et s’engage pour trois ans en Algérie. Elle, apprend la couture et travaille dans l’hôtellerie-restauration dans la région.

Après 3 ans de séparation, en décembre 1960 à son retour, ils se marient.

Juillet 1962, me voilà. Petit fils d'immigrés espagnols (on le lui fera un peu sentir !) et fier de l'être.
De supers parents, comme beaucoup en voudraient.

Papa, Vincent, travaille beaucoup, mais il aura toujours un moment pour ses enfants.
Maman, Andrée ou Dédée a eu des emplois. Mais je me la rappelle surtout comme une adorable maman au foyer et une cuisinière hors pair.

Elle met toujours papa en avant et reste un peu dans son ombre. Avec elle tout est possible, sans elle rien n'existe.

Ils ne sont pas riches mais nous aurons une enfance heureuse. Nous ferons beaucoup de sacrées balades.

Commence alors une aventure, celle d'un petit homme hors du commun. Gentil garçon, idéaliste, rêveur, un peu timide et maigrichon (ça s'arrangera par la suite !). Pas vraiment excellent et pas mauvais non plus. L’imparfait. Moyen, en tout. Un jour, cela devra changer.

Déjà, ma naissance est un événement. A l’arrivée à la maternité, pas de toubib mais un jeune interne qui doit procéder à son premier accouchement (et ça urge !). Le pauvre bougre s'évanouit en pleine action. Mon père se voit dans l’obligation de terminer l’accouchement avec la sage-femme, dans le couloir car ils n’ont pas eu le temps d’arriver en salle de travail (ça commence bien, non !).

Après plusieurs crises d’asthme, d'eczéma les premiers mois, s'en suit évidemment toutes les maladies infantiles, pas question d'y échapper bien sûr.

J’habite un beau petit village du Lot, Bagnac sur Célé, c’est la campagne avec ses fermes, ses bois, ses collines, ses vallons. Au milieu passe une jolie petite rivière avec des retenues d’eau qui font de merveilleux endroits de pique-nique et de baignade, un coin très sympa pour passer sa jeunesse. On pourrait y couler des jours heureux si ce n’était les vieilles habitudes et les préjugés tenaces de certains des habitants. Il n’est pas évident d’y faire son trou. Je ne m’y suis jamais senti vraiment à l’aise.

Ma voie me poussait déjà ailleurs. Il n’y a pas vraiment des bandes, mais plutôt des groupes de jeunes issus d’origines et de classes sociales différentes.

Nous partirons souvent le vendredi soir, en 2 CV camionnette. Nous dormions sur un matelas dans la voiture. Une autre époque. Direction, la mer, la montagne, le zoo, Paris et bien d'autres lieux encore. Pas mal de visites chez les oncles et tantes, il y en a beaucoup. Papa est comme ça. Il arrive à la maison, dit à maman de préparer les valises, il prend une douche et nous partons.
En octobre 1964, arrive le petit frère, Vincent. Hé oui, les parents veulent une fille et c'est le sosie de David Douillet qui apparaît (c'est raté !).

Maman dit à papa :

- Tu l'appelles comme tu veux.

- Très bien, alors, il se nommera Vincent, comme moi.

Nous nous chamaillons souvent mais il est génial mon petit frère. Maman doit maintes fois jouer du balai, nous menacer du martinet (qu’elle n’utilisera jamais) ou nous balancer ses chaussures, voire autre chose qui lui tombe sous la main (ça, c’est arrivé souvent). Elle n’aime pas courir et on n'est pas des plus calmes.

A l'école maternelle tout va bien, j’ai peu de souvenirs, sauf ceux de maîtresses très gentilles et de
bons copains oubliés depuis.