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couverture du livre Mon fils Son cancer écrit par Brousse Nathalie

Brousse Nathalie

Mon fils Son cancer

17.69 € TTC

Frais de port inclus France
Métropolitaine uniquement

116 pages
A5 : 14.8 x 21 cm sur papier 80 g offset
Style litteraire : Roman
Numéro ISBN : 978-2-35682-183-6

Présentation de Mon fils Son cancer


Le long combat d’un enfant contre la maladie, avec l’aide de sa famille et de ses proches, face à cette terrible épreuve. Sa mère livre ici son histoire passant par des moments de découragement en instants de désespoir, de la colère à l’incompréhension et de l’espoir au bonheur. Elle raconte son chemin à travers les méandres de la médecine, véritable parcours du combattant avec un enfant qui souffre.

Avec courage et ténacité, elle soutient sans cesse son fils. Elle donne ici bon nombre d’informations et de conseils utiles. Surtout elle donne un magnifique message d’espoir et d’amour à tous ceux qui y seraient confrontés. La vie ne reprend jamais comme avant. Ce qui s’est passé sera à jamais inscrit en eux et dans leurs cœurs. Quand elle regarde Matéo et pense à tout ce qu’il a vécu, à tout ce qu’il a subi sans se plaindre, elle se dit que c’est un sacré bonhomme et qu’il nous donne des leçons de vie.


Extrait du livre écrit par Brousse Nathalie


On était trop heureux ! N’arrêtait pas de dire mon mari comme si la vie s’équilibrait entre injustice et bonheur. Mais non ! C’est la faute à pas de chance !

J’ai fait beaucoup de chemin pour le comprendre.

Je m’appelle Nathalie, je suis secrétaire médicale dans un Centre Hospitalier. Je suis mariée à Franck que je connais depuis dix-huit ans et j’ai deux enfants : Adrien 9 ans et Matéo 7 ans.

J’ai décidé d’écrire ce livre, tout d’abord pour moi, comme une thérapie. Au début, je refusais d’en parler à qui que ce soit, et, ne voulais en aucun cas que l’on s’apitoie sur mon sort. Ce que je n’ai pu dire, je peux maintenant l’écrire. Mais je le fais aussi pour Matéo, bien que je sache que tout est ancré en lui pour toujours. Pour Adrien, mon fils aîné, qui s’est tant posé de questions ; afin qu’il comprenne et sache ce qui s’est passé durant tout le temps de nos absences.

Ma « chef » est Oncologue radiothérapeute, elle s’appelle Isabelle et nous apportera une aide considérable.

Matéo est un enfant très intelligent et très tonique, parfois, avec un peu de recul, il avait bien des grosses fatigues passagères, que nous mettions sur le compte de l’école, du sport… Quelque temps avant la première alerte,

Franck a voulu l’emmener faire un tour de moto et lui a fait mettre mon casque. Matéo n’arrivait pas à l’enfiler et nous sentions que cela lui faisait mal ; nous avons pensé, bien sûr, que le casque était trop petit. Nous n’aurions jamais cru que la cause était autre et surtout cette cause-là !

Mon fils a eu la semaine précédant son hospitalisation, par deux fois, des maux de tête et m’a même dit, après avoir découvert sa maladie, qu’il entendait des bruits dans sa tête, que ça faisait « flop, flop ». C’était en période d’évaluations scolaires intenses, avant les vacances de Toussaint 2009. Je me suis dit que le surmenage scolaire en était certainement la cause et que l’approche des vacances arrangerait tout. Je lui ai administré du Paracétamol et tout est rentré dans l’ordre.

Le samedi des vacances un vomissement apparaît. Nous sommes en pleine restauration de deux appartements, avec mon mari, Franck, et nous préférons laisser Matéo au chaud, chez ma mère. Le soir celle-ci me dit qu’il était en pleine forme.

Le dimanche soir, un nouveau vomissement se produit. Je suis de nature peu anxieuse, mais j’appelle tout de même mon médecin traitant qui lui prescrit des lavements, pensant qu’il a quelque chose, peut-être une petite occlusion. Malgré tous les lavements réalisés rien ne l’aide. Le mardi matin, j’ai un mauvais pressentiment, et travaillant dans un service d’oncologie, je vais voir un médecin spécialiste dans les problèmes digestifs qui trouve que le tableau (ensemble des symptômes) de Matéo est étrange et il me conseille de l’amener aux urgences. Je rappelle mon médecin traitant qui est effectivement

d’accord ; puis j’appelle mon mari qui descend Matéo aux urgences et je les rejoins.
Après quelques examens standards qui, de plus, sont normaux et quelques heures écoulées, on nous signale que Matéo est hospitalisé pour quelques jours en Pédiatrie mais vraiment par précaution, pour nous rassurer. Nous nous organisons. Je fais les nuits avec Matéo, mon mari le matin car il fait les 2 x 8, puis moi le midi avec ma mère et elle l’après-midi.

L’état de Matéo se dégrade très vite : maux de tête, agressivité, léthargie… La Pédiatre de l’hôpital nous dit que c’est probablement un virus, une gastro-entérite ou une intoxication alimentaire.

Le jeudi matin, c’est la Pédiatre de Matéo qui fait la visite et elle est très surprise de trouver Matéo ainsi. Elle me dit de ne pas m’inquiéter mais que Matéo va passer rapidement un scanner cérébral pour vérifier la cause de son état apathique et le lien possible avec ses maux de tête. Il ne peut réaliser son scanner que le vendredi matin à 8 heures
30.

Nous sommes présents tous les deux, Franck et moi, pour l’examen. Mon mari me dit qu’il a un pressentiment, qu’il se passe quelque chose de grave. Moi, je suis assez sereine, même si je pense qu’il peut s’agir d’une méningite car il en a tous les signes.
Je pense que j’étais trop optimiste, avant !

En descendant, le personnel médical nous signale qu’il va réaliser son scanner puis un ASP (abdomen sans préparation) après. Au moment du scanner, Matéo souffre et il est comateux. Nous sommes dans la salle avec les manipulateurs et le médecin. Dès le début des clichés, ils décalent les écrans d’imagerie. Nous nous regardons avec mon mari : nous avons compris qu’ils ont vu quelque chose d’anormal, voir de grave.

Après le scanner, un des manipulateurs nous signale que Matéo va remonter en Pédiatrie. Je lui dis qu’un ASP est prévu. Il m’explique que cela ne sera pas nécessaire.

Moi, j’insiste pour qu’il le fasse, comme si cela pouvait changer le cours de l’histoire, je n’imagine pas à ce moment que cet examen ne sert à rien dans son cas. Je remonte avec Franck et Matéo puis les quitte rapidement car je dois reprendre mon travail.