Groupe CCEE L'autoédition au service de votre talent 0 Contact 04 42 36 94 06
serviceclient@autres-talents.fr
Lundi au vendredi : 9 H / 12 H - 14 H / 19 H
Vous êtes ici : > > > Sous le velours l'épine
couverture du livre Sous le velours l'épine écrit par Roquefort Alain

Roquefort Alain

Sous le velours l'épine

Ce livre est épuisé,
il n'est plus disponible à la vente

25.00 € TTC

Frais de port inclus France
Métropolitaine uniquement

512 pages
15.8 x 24 cm
sur papier 80 g offset
Style litteraire : Roman
Numéro ISBN : 978-2-35682-178-2

Présentation de Sous le velours l'épine


Dans un bistrot, une rencontre inattendue entre un inconnu et une octogénaire fait ressurgir un passé rempli d’amers souvenirs.

Rose, ancienne résistante, vie avec lourd secret dont elle veut se désaliéner… avant de… Quel est cet aveu ? Qui est véritabelement cette jeune provinciale qui va connaître un destin  incroyable ?

Une jeune fille gaie et ambitieuse  va bruquement basculer dans la barbarie et la cruauté.
Pérégrinations chaotiques et souffrances morales,vont la pousset vers une inexorable envie de vengeance. Cette vengeance va hanter ses pensées jour après jour, nuit après nuit…

Dans cette fresque se mélangent sœurs de la Charité,  prostituée noire, frère chéri, flic alcoolique, héros anonymes, et autres personnages forts en caractères.

Cet auteur a été primé pour ce livre !


En effet ce livre n'est plus disponible à la vente sur autres-talents, pour une très bonne raison. Alain Roquefort, avec son titre sous le velours l'épine, a remporté le premier prix du concours Femme Actuelle 2014. C'est ainsi qu'il passe d'un statut d'auto-éditeur à auteur édité, pour notre plus grand plaisir. Son livre est maintenant disponible en librairie depuis le 22 mai 2014. Félicitations !

Il a commencé l'écriture d'un nouvel ouvrage. Vous pouvez suivre cet article ici,

Voici sa nouvelle couverture, totalement refaite par son éditeur.

sous le velour l épine


Extrait du livre écrit par Roquefort Alain


Enfin, le samedi arriva ! Le matin, je m’étais rendue à la bibliothèque. J’avais pu travailler pendant deux bonnes heures sans que de folles pensées ne perturbent ma concentration. A la sortie, je rencontrai Emile, en grande discussion, politique évidemment, avec deux autres étudiants. Visiblement, ils n’étaient pas d’accord. Le sujet, il est vrai, recueille rarement un consensus immédiat. Ils me saluèrent courtoisement et reprirent aussitôt le cours de leur conversation. Ils débattaient de la menace allemande à nos frontières et de l’influence grandissante d’Adolf Hitler sur l’Europe tout entière. Emile restait persuadé que nos dirigeants étaient, par leur laxisme et leur optimisme aveugle, responsables de la montée du nazisme. Au contraire, les deux autres pensaient que ce petit Autrichien ne pèserait pas lourd sur la scène européenne et qu’il suffirait de quelques coups de canons à la frontière pour le faire tenir tranquille.

- Vous êtes bien naïfs, mes amis ! La puissance de l’Allemagne supplantera bientôt celle de la France. Nous aurons du mal à contenir la fougue de ce trublion aux idées malsaines. Consentir à regarder béatement l’ogre aiguiser son couteau, ne saurait juguler son appétit.
- Tu exagères toujours ! répondit le plus véhément des deux. Depuis la Grande Guerre, Paris et Londres ont l’œil rivé sur Berlin. Hitler n’est pas aussi dangereux qu’il veut bien le laisser paraître. Il hurle comme le loup affamé, mais craint finalement sa proie.

- Je vous invite à venir assister à un débat à la faculté de lettres, reprit Emile. Je connais Pierre Bertaux, professeur d’allemand, un éminent personnage. Il a donné un cours sur la progression du nazisme et expliqué en détail la dangerosité du contenu du Mein Kampf du chancelier allemand. Qui peut être mieux placé pour analyser les risques politiques d’un mouvement qu’il a lui-même jugé sur place ? Il a vécu en Allemagne et connaît parfaitement le comportement de ce peuple et de son parti dominant.

- Ce Mein Kampf n’est pas une œuvre littéraire de référence. Ce monsieur Bertaux ferait mieux d’enseigner Goethe à ses étudiants, plutôt qu’une idéologie complètement utopique et uniquement destinée à effrayer les enfants.

En guise de réponse, Emile haussa les épaules et leva les yeux au ciel. Cette tirade l’avait désarçonné et il demeura muet, les bras ballants. Ce n’était pas son habitude, loin de là ! Passionné de politique, son éloquence le distinguait quand il prenait la parole en public, exercice qu’il affectionnait. A la sortie de la faculté, souvent, il distribuait des tracts. Ces papiers, dont il était l’auteur, s’inspiraient des idées socialistes et mettaient en cause la bourgeoisie française abusant des classes laborieuses.

La faculté de droit n’était pas le creuset des pensées de Jaurès. Emile y trouvait quelques appuis, mais à plusieurs reprises, il avait eu maille à partir avec des contradicteurs respectueux de l’ordre établi. Ceux-ci l’avaient instamment prié d’aller prêcher ailleurs la « bonne parole ». Il avait connu quelques déboires avec des groupes d’extrême droite qui l’avaient quelque peu molesté, comme ce soir, où trois énergumènes l’avaient tabassé à la sortie d’un bar. Il avait été conduit à l’hôpital dans un triste état : côtes enfoncées, nez cassé et ecchymoses sur tout le corps. Il en fallait beaucoup plus pour le décourager ! Quelques jours plus tard, accompagné de quelques amis, il était revenu dans le même café pour organiser une soirée de discussion. « Mettez-moi à la porte, avait-il lancé goguenard, je reviendrai par la fenêtre ! »

Fils de paysan Commingeois, Emile était un personnage fascinant. Il voulait absolument décrocher son diplôme d’avocat. L’injustice sociale l’horripilait et l’exercice de son futur métier auprès des classes défavorisées éveillait en lui un enthousiasme démesuré. Il voulait défendre les couches laborieuses de la population qui n’avaient pas les moyens de faire valoir leur droit devant un tribunal. Ces pensées vertueuses passaient pour des chimères aux yeux des autres étudiants. Il se moquait bien de ce que l’on pouvait penser, même s’il lui était conseillé de prendre ses distances avec ce genre d’idéologie. D’autres prétextaient qu’il ne gagnerait pas suffisamment d’argent pour vivre décemment, ce à quoi il rétorquait que le bonheur ne se trouvait pas dans l’argent, et qu’il se satisferait de peu, pourvu que la justice soit rendue.

La discussion s’éternisa. Ils se séparèrent enfin, non sans s’être adressé quelques derniers conseils sur la conception de la politique de notre pays.

- Emile, je dois aller faire quelques derniers achats pour Noël, place du Capitole. Accompagne-moi. Nous en profiterons pour fouiner dans les étalages des bouquinistes et des affichistes.

- Avec plaisir ! D’ailleurs, je dois discuter avec l’un d’eux. Il accepterait d’imprimer les tracts pour la manif de mercredi soir.

- Tu as encore organisé une manif ?
 
- Oui, pour protester contre les brimades inacceptables imposées par le gouvernement à l’encontre des communistes. Tous les partis politiques devraient bénéficier des mêmes droits dans notre pays.

Autant d’opiniâtreté pour rester fidèle à ses idéaux me surprenait, me laissait admirative. Ses convictions ressemblaient plus à un sacerdoce qu’à un engagement politique. Rien n’arrivait à le faire dévier de la ligne de conduite qu’il s’était fixée. Au fond de moi, j’enviais cette ténacité inflexible. Aurais-je eu le courage de résister aux pressions et menaces qui pesaient sur ses épaules ?

- Emile, sois prudent ! Aujourd’hui, le climat social ne plaide pas pour des actions moralisatrices. Tu as des ennemis partout. Ils pourraient te faire taire par la force.

- Ne te fais pas de bile, je ne suis pas seul ! J’ai des amis qui pensent comme moi et me soutiennent.

Emile insista pour que je sois à ses côtés à la manifestation du mercredi suivant. Je lui répondis évasivement.

Nous nous séparâmes en fin d’après-midi.


Témoignage sur l'autoédition de Roquefort Alain


Mes premiers contacts avec Autres Talents ont débuté à la mi-mars. Depuis le premier jour, j'ai pu apprécier la gentillesse et la disponibilité de Karim. Il m'a guidé patiemment dans le dédale obscur du système informatique, pour la mise en forme de mon roman "Sous le velours, l'épine", ainsi que pour le choix et la réalisation de la couverture.

Je le remercie encore pour la patience qu'il a déployée afin de combler mes lacunes abyssales en matière de "Tutoriel", "PDF", et autres mystères pour moi…
Après m'être frotté au désintérêt et au mépris des "Grandes Editions", j'ai trouvé dans Autres Talents une écoute susceptible de remonter le moral à l'auteur dépité que j'étais alors.

Le délai de livraison de mes exemplaires a été scrupuleusement respecté. Et c'est avec jubilation que j'ai tenu dans mes mains la concrétisation matérielle de tant de mois de travail.

Je pense que nos relations ne s'arrêteront pas en si bon chemin et que cette expérience enrichissante me poussera vers l'aboutissement prochain de mon nouveau roman.

Karim, encore merci et à bientôt.

Alain Roquefort