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couverture du livre Souvenirs d'enfance écrit par Aubineau Claudine

Aubineau Claudine

Souvenirs d'enfance

16.55 € TTC

Frais de port inclus France
Métropolitaine uniquement

66 pages
15.8 x 24 cm
sur papier 115 g couché brillant
Style litteraire : Roman
Numéro ISBN : 978-2-35682-180-5

Présentation de Souvenirs d'enfance


La vie s’enfuit trop vite, aussi les souvenirs des bons moments passés en famille resteront marqués pour toujours dans ce livre, illustré par des photos anciennes.

Comme nous étions heureux, ma sœur, mon frère et moi, avec presque rien, dans notre enfance ! Les vacances chez notre grand-mère, la famille, Noël autrefois, les jeux simples, l’école, les fleurs, les senteurs… »


Extrait du livre écrit par Aubineau Claudine


René apprit le métier d’ébéniste, mais il désirait être coiffeur pour femmes, hélas ! ses parents ne voulurent pas. C’était un gamin boudeur, qui restait parfois un jour sans parler lorsqu’il était contrarié. Il s’occupait beaucoup de ses deux jeunes frères, Vincent et Claude, et ses petites sœurs, Christiane et Denise.

Lorsque j’étais enfant, il me parlait souvent de la petite maison que ses parents possédaient à Canastel, au bord de la mer Méditerranée, où ils allaient le dimanche et les vacances. Le reste du temps, ils logeaient à Oran, le travail obligeant.

A l’âge de dix-sept ans, René s’engagea dans l’armée, et vint découvrir la France. C’est ainsi qu’il rencontra sa future femme.

René invita Jeannette à danser, et lorsqu’ils se quittèrent, ce beau jeune homme, brun aux yeux bleus, demanda à sa cavalière s’il pouvait la revoir, elle lui répondit :

Vous verrez bien si je reviens danser la semaine prochaine !

Jeannette était hésitante, René déjà amoureux.
Cupidon fit le reste, car trois mois plus tard, ils se marièrent. Les parents de René (qui n’avait que dix-neuf ans) ne purent venir, car le voyage coûtait trop cher pour leur pauvre bourse, ayant encore quatre enfants à nourrir, et la vie était rude.

Quelques mois après le mariage, René dut partir à Madagascar où c’était la guerre.

Un matin, il se rasait devant un miroir accroché à un arbre, lorsqu’il aperçut une sagaie lancée droit sur lui. Cette petite glace lui sauva la vie, car il eut juste le temps de s’écarter et d’éviter ainsi une catastrophe.
René resta pendant trois ans là-bas, loin de ceux qu’il aimait.

à Madagascar

Entretemps, Jeannette prit le bateau à Portvendres afin de se rendre en Algérie, faire la connaissance de ses beaux-parents et leurs enfants.

Portvendres le 30 décembre 1947
Arrivée à Oran, Jeannette fut accueillie à bras ouverts. Elle, la petite « française de France » comme ils l’appelaient, fut très heureuse dans ce beau pays. Elle trouva un emploi de garde d’enfants et resta trois ans dans sa belle-famille.
N’ayant pas l’habitude de la mer qui diffère de l’océan, elle faillit se noyer, et fut sauvée par Joseph, son beau-père, qui était un excellent nageur.

Puis un beau jour, René revint, amaigri, le teint jaunâtre. Il devait repartir pour l’Indochine, mais décida d’arrêter l’armée et ses guerres. Le jeune couple resta quelques mois à Oran, où je fus conçue, puis retourna à Angoulême. Mes parents s’installèrent près de chez ma grand-mère maternelle (je suis née dans sa maison), et mon père fut ouvrier dans une usine par la suite. Pendant une période, ils n’avaient pas beaucoup d’argent et se privaient de viande, afin que j’aie un petit steak haché à manger.


Mon grand-père, qui s’appelait René, lui aussi, comme son gendre, m’emmenait à l’école maternelle. Je m’arrêtais en chemin cueillir des fleurs de pissenlit pour les offrir à ma maîtresse.

L’aïeul trouvait ces fleurs trop simples pour un cadeau, mais la brave enseignante me remerciait pour le geste accompli, et moi, j’étais heureuse ! à Angoulême, dans les bras d’Antoinette, ma grand-mère.

Claudine

Deux ans et demi après ma naissance, j’ai eu la joie d’avoir une petite sœur, Sylviane, au plein cœur de l’été 1953. Elle était très sage, passant des heures à enfiler des lacets sur des souliers, puis à les ôter, tandis que moi, je faisais des colères, même « pipi » dans l’escalier.

Il y avait un jardin où mon père cultivait quelques légumes, avec des fraisiers, framboisiers et groseilliers, ainsi qu’un puits où ma mère tirait de l’eau pour laver le linge, même lorsqu’il gelait, les mains rougies par le froid. Le seau rempli était posé sur l’évier dans la cuisine et on puisait l’eau avec une « cassotte » (un récipient comme une louche à une extrémité et un long manche creux pour laisser l’eau s’écouler.)