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couverture du livre Les souvenirs de Tatie Monique écrit par COLLIOT Françoise

COLLIOT Françoise Les souvenirs de Tatie Monique

14.00 € TTC

Frais de port inclus France
Métropolitaine uniquement

140 pages
A5 : 14.8 x 21 cm sur papier 80 g bouffant ivoire
Style litteraire : Roman
Numéro ISBN : 978-2-35682-635-0

Présentation de Les souvenirs de Tatie Monique


Qu'est-ce qui pousse Tatie Monique à consigner ses souvenirs dans un cahier ? Qui est-elle ? Que nous raconte-t-elle ?

En 1974, après l'élection de Valéry Giscard d'Estaing, la majorité légale est abaissée de 21 à 18 ans, Monique est née en 1954 et n'a pas le réflexe de refuser ces vacances imposées, en Provence, chez sa grand-mère, qu'on appelle Bonne-Maman.

C'est une jeune fille plutôt sage, vendeuse en parfumerie, elle prend donc le train pour son mois de congés payés…

Mais ce voyage en train va bouleverser sa vie, puisqu'elle y découvre le plaisir, les plaisirs qui vont désormais rythmer sa vie…

Les ébats dans les lieux publics, les étreintes à plusieurs partenaires…

Mais surtout, lors de ce séjour, elle rencontrera l'homme de sa vie et apprendra à connaître sa grand-mère qui, en lui remettant un cahier où elle raconte sa propre vie, lui donnera le courage de plaquer cette vie parisienne et monotone pour la vie qui lui convient, au soleil et entourée des siens.

Parce qu'en lisant le cahier de Bonne-Maman, sa grand-mère redevient aux yeux de Monique, la jeune Rosalie qu'elle était au début du vingtième siècle.

Finalement, c'est sans doute ce goût de la transmission qui pousse Monique à nous raconter cette période de sa vie, entre juillet 1974 et septembre 1975…


Extrait du livre écrit par COLLIOT Françoise


Je n'oublierai jamais l'été de mes vingt ans… Quelques mois auparavant, un nouveau président de la République avait été élu et m'avait faite majeure un an plus tôt que prévu. Je me sentais libre et, en même temps, toujours un peu mineure. Aussi, quand mes parents m'avaient impo­sé de rejoindre Bonne-Maman, ma grand-mère, dans le sud de la France, à plus de huit heures de train de mon univers quotidien, je n'avais pas osé refuser… Je n'y avais même pas pensé, en fait !

En arrivant à la gare, je m'aperçus que j'avais oublié de prendre mon pique-nique. Huit heures de train, sans manger, ni boire… ces vacances s'annonçaient mal ! Ma mère me rassura, elle appellerait la tante Léonie qui me donnerait de quoi me sustenter, puisque le train mar­quait l'arrêt à Dijon.

Mes parents me dirent au revoir sur le quai et je montais dans le wagon. Pour mes dernières vacances imposées, j'avais cassé ma tirelire, mais je tenais à faire ce long trajet en première classe. Avec un peu de chance, je serais seule et je pourrais m'allonger ou m'installer confortable­ment.

Un rapide coup d'œil sur la porte vitrée du compartiment m'apprit que nous ne serions que trois jusqu'à Lyon et que pour la fin du trajet, nous serions cinq. Deux jeunes hommes étaient déjà assis et faisaient connaissance.