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couverture du livre La panse de laine écrit par Djebaili Sonia

Djebaili Sonia

La panse de laine

16.69 € TTC

Frais de port inclus France
Métropolitaine uniquement

52 pages
Poche : 11 x 18 cm sur papier 80 g bouffant ivoire
Style litteraire : Jeunesse
Numéro ISBN : 979-10-94536-08-7

Présentation de Djebaili Sonia


Animatrice d'ateliers d'écriture et rédactrice web, Sonia Djebaili a depuis toujours un goût prononcé pour les mots, les couleurs et les murmures d'enfants.

C'est à la naissance des siens qu'elle commence à écrire de manière plus "sérieuse". Elle met un peu des couleurs de son enfance, dans la Camargue, des chuchotements de toutes les créatures qui l'entourent et beaucoup d'espoir dans ses contes.

 Ce n'est que lorsqu'une figure de l'action sociale dans son quartier lui prononce les mots : " c'est égoïste d'écrire pour soi !" qu'elle décide, timidement, de partager ses contes pour petits et grands enfants. À lire, écouter et raconter sans modération !

Présentation de La panse de laine


Warda, Melha et Niyya vivent aux pieds de leurs montagnes, au cœur du pays chaoui, à une époque où les hommes voyagent beaucoup, et où les femmes n'ont peur de rien.

Un matin d'automne, seules, sans leur oncle, les jeunes filles reçoivent une curieuse visite. Des étrangers à cheval s'arrêtent devant leur porte et demandent l'hospitalité, le temps d'un repas.

Mais les filles ne répondent pas. Qui sont ces cavaliers mystérieux ? Que veulent-ils ? Mais surtout que va-t-il leur arriver ?


Extrait du livre écrit par Djebaili Sonia


Il n'y a pas si longtemps, aux pieds des plus hautes montagnes du pays chaoui, vivaient trois jeunes sœurs. Si vous fermez les yeux et vous concentrez quelque peu, vous pourrez encore les apercevoir tissant de magnifiques tapis. Avec de la chance, vous pourrez entendre le vent murmurer des secrets aux oreilles des chevaux… et pourquoi pas assister à la dernière aventure de Warda, Melha et Niyya.

Cela se passait juste devant leur porte, un matin d'automne. En ce temps-là, encore tout proche, de nombreuses femmes restaient seules dans les montagnes durant de longs mois. Leurs maris voyageaient beaucoup.

Warda, Niyya et Melha étaient de belles jeunes filles, et, elles aussi, attendaient quelqu'un de cher.
Leur vieil oncle les élevait depuis toutes petites. Il était doux et bon.

Les rafales de vent annonçaient l'approche d'un hiver rude. Pour s'y préparer, leur oncle était descendu en ville, quelques jours plus tôt, afin d'acheter des provisions.

Warda, Niyya et Melha connaissaient bien leurs montagnes et avaient beaucoup de travail.

Quand elles avaient un peu de temps libre, elles le consacraient à leur passion : tisser.

En son for intérieur, leur vieil oncle savait que ses filles adoptives ne craignaient rien.

Pourtant, comme à chaque fois, il était parti, le cœur serré.
 
Ce matin-là, en son absence, les trois sœurs reçurent de la visite.
 
Des étrangers à cheval s'arrêtèrent juste devant leur porte. L'un d'eux demanda l'hospitalité d'une voix ferme.

Les jeunes filles, intriguées par cette inattendue situation, ne répondirent pas.

L'homme descendit de cheval et jeta un regard aux alentours de la maison. Il observa, à l'arrière de celle-ci, un arbre imposant bordé de coussins.

En s'approchant de plus près, il découvrit des tapis multicolores tendus au sol, une cruche et un verre trônant sur une tablette. Le tout formait un coin qu'il jugea accueillant.

Décidé, l'homme mystérieux s'avança et tenta de rassurer les hôtes qu'il avait choisis :

― Nous ne voulons déranger personne. Mes hommes et moi avons juste besoin de repos et d'un peu de nourriture.

Puis il fit signe à ses hommes de descendre de leur monture. Chacun prit place à sa guise au milieu des coussins.

Warda, Niyya et Melha n'en crurent pas leurs oreilles. Chacune, avec son caractère bien à elle, réagit différemment à cette installation précipitée.

Melha, la plus jeune, assise près du métier à tisser, s'empressa la première :

― Aucun ami de Dadda1 n'aurait osé parler d'un tel ton !

Niyya, l'aînée, très craintive pour un rien, se leva et se mit à tourner sur elle-même tout en hochant la tête.

Irritée, la petite essayait d'étouffer des grognements tout en retenant par le bras sa grande sœur qui répétait :

― Mais qui est-ce ? Mais qui est-ce ?


Témoignage sur l'autoédition de Djebaili Sonia


Un grand merci à Karim pour sa patience et son travail de professionnel. Impliqué, d'excellent conseil, il a su me donner pleine satisfaction et l'envie de renouveller l'expérience avec mon conte africain à paraître début 2016 en version album.