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couverture du livre Autisme - A la recheche du bon sens écrit par Rigault Laurence

Rigault Laurence

Autisme - A la recheche du bon sens

25.69 € TTC

Frais de port inclus France
Métropolitaine uniquement

258 pages
15.8 x 24 cm
Style litteraire : Savoir
Numéro ISBN : 978-2-9552659-0-1

Présentation de Rigault Laurence


Laurence Rigault fond en 2014 la SAS Action Autismes inscrite dans l'économie sociale et solidaire afin de poursuivre son travail de formation des personnes autistes, Asperger et T.E.D. dans lequel elle est engagée. Grâce à une formation éclectique et une fréquentation de personnes Asperger tout au long de sa vie, elle aborde l'autisme d'une façon originale et qui s révèle efficace.

En réponse à la demande insistante des parents des personnes qu'elle a formées et qu'elles forment, elle relate ici son approche en l'illustrant d'exemple.

Présentation de Autisme - A la recheche du bon sens


ASIR : Autisme Synchronisation Imitation Réciprocité, invite les personnes avec TED, Asperger, avec autisme vers une autonomie en épanouissant leurs talents grâce à une démarche dynamique.

Elle prend en compte l'être au monde et la personne dans la réalité quotidienne où les théories peuvent aider à comprendre ce trouble mais où les connaissances pratiques sont indispensables. Laurence Rigault propose une recherche du bon sens, pratique et modeste. Ce livre décrit clairement comment développer des activités sur mesure pour les personnes, et de quelle manière une prise en charge peut être faite.

Cette démarche permet de soutenir aux mieux les personnes vers un développement harmonieux, ainsi que leur maintien ou leur retour en milieu ouvert. Si vitre c'est être avec les autres, cette démarche sera la vôtre !


Extrait du livre écrit par Rigault Laurence


Les méthodes de travail avec les autistes que je connais ne conviennent pas à ma main parce qu’elles ne me permettent pas de faire un travail aussi efficace que celui que je fais sans elles. Mon travail suit des règles précises que je peux regrouper dans un ensemble cohérent définissant une démarche plutôt qu’une méthode. Cette démarche permet d’inclure plusieurs approches et de suivre son inspiration en respectant pour le moins les règles de la Haute autorité de santé.

En confrontant et réunissant les recherches sur l’autisme depuis une centaine d’années puis en resserrant la focale sur les dix dernières années, on dispose d’une palette d’approches. Après en avoir éliminé les supercheries évidentes, on gagne à confronter et à articuler prudemment ces points de vue. En évitant un système clos, on se réserve de vastes champs ouverts aux nouvelles découvertes et aux nouvelles expériences.

Une approche transversale de plusieurs disciplines donne des perspectives à confronter et articuler. Ce serait là une méthode au sens de la poursuite ou la recherche d’une voie pour réaliser quelque chose. C’est par exemple, la compréhension de la pensée concrète chez les Aborigènes australiens qui permet d’apporter une compréhension enrichie de la pensée concrète chez les autistes en étudiant les points de convergence et de divergence entre ces pensées concrètes. Dans la pratique, cette observation précise donne des appuis qui améliorent notablement les échanges avec les autistes.

J’ai fini par donner un nom à ma démarche afin qu’il soit plus aisé de nous situer. Elle est dénommée Asir, acronyme de : Autismes Synchronisation Interaction Réciprocité. La synchronisation est la manière que j’ai trouvée toute petite pour rentrer en contact avec un animal ou avec une personne distante dans son attitude. C’est aussi un fonctionnement cérébral qui permet à deux personnes d’entrer dans une sorte de symbiose plus ou moins limitée et plus ou moins brève dont on connaît de très nombreux exemples : personnes qui écoutent ensemble une musique et se laissent transporter, mère et nourrisson, amoureux, etc. Ces états développent des acuités, des aptitudes, des disponibilités qui favorisent le développement personnel et celui des interactions entre les personnes « qui se synchronisent ».

La difficulté à interagir est toujours signalée comme un fait majeur et déterminant chez les autistes. Ses conséquences peuvent être lourdes, et découler elles-mêmes d’une problématique multifactorielle en amont faisant intervenir des particularités des perceptions et des particularités neurologiques (dont neuroendocriniennes) variables dans leur répartition, leur fréquence et leur intensité chez les autistes, les asperger et apparentés. Développer des interactions à partir de la « synchronisation » est au cœur de mon travail.

La réciprocité est le signal d’une autonomie dans le développement et une ouverture vers une vie plus libre. Asir est une façon commode de définir cette démarche, le qualificatif « développemental » étant utilisé pour des approches trop diverses et parfois contraires.

Les adultes autistes peuvent se développer presque aussi bien que les enfants autistes. L’expérience le prouve et la « plasticité cérébrale » l’explique en partie. Il est possible pour les proches, pour les familles, grâce à un soutien efficace, de retrouver une liberté perdue en participant activement à l’aventure passionnante du développement de leur enfant adulte, de sortir enfin du sentiment d’échec, de l’isolement, de la fatalité du handicap, pour construire un nouvel être ensemble et pour définitivement échapper aux alternatives douloureuses : l’enfer à la maison ou l’enfermement en institution.