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couverture du livre Histoire d'Etais la sauvin écrit par Cattin hugues

Cattin hugues

Histoire d'Etais la sauvin

20.69 € TTC

Frais de port inclus France
Métropolitaine uniquement

156 pages
A4 : 21 x 29.7 cm sur papier 80 g offset
Style litteraire : Savoir
Numéro ISBN : 978-2-35682-030-3
Visitez le site de l'auteur

Présentation de Histoire d'Etais la sauvin


Un peu d’Histoire. ETAIS-la-Sauvin , ancienne châtellenie du Nivernais, est aujourd’hui une commune française située dans le département de l’Yonne à 40 kilomètres au sud-est d’Auxerre. Le nom d’ETAIS a évolué dans le temps, son origine demeure obscure et incertaine Dans la géographie féodale, bien qu’appartenant au Nivernais, la paroisse d’ETAIS avait la singularité d’être incluse dans la baronnie de Donzy, de dépendre du diocèse d’Auxerre et d’être administrée par la généralité d’Orléans et l’Election de Clamecy.

Pour se protéger des conflits ETAIS devint ville close de murailles vers 1500. Proche d’Entrains-sur-Nohain, antique ville gallo-romaine, ETAIS subit l’influence de cette vieille cité. Lorsqu’Entrains devint au XVIe siècle un haut lieu du calvinisme, les guerres de religion contraignirent de nombreux ETAISIENS à abandonner temporairement leur bourg.

Connue pour un important cimetière mérovingien, aujourd’hui disparu, la commune d’ETAIS possède encore un remarquable patrimoine historique. Cinq moulins à vent, dont un, subsiste, y étaient en activité à la fin du XIXe siècle. Le livre Histoire d’ETAIS la Sauvin est la somme de longues et importantes recherches faisant appel à des sources historiques nombreuses et souvent inédites. Renseignements sur l’Histoire d’Etais la Sauvin : sur le site de l'auteur.


Extrait du livre écrit par Cattin hugues


Chapitre I

Dans l’Yonne, un bourg nommé ETAIS la Sauvin

Troubler un silence millénaire pour examiner dans la poussière du temps les événements qui ont façonné notre histoire locale, suppose un minimum d’intimité avec les choses, les textes et les faits de jadis. Avant d’interroger les écrits, c’est dans la glèbe qu’il faut rechercher les plus anciens témoins du passé. Leurs signatures recueillies avec mille précautions doivent être judicieusement interprétées.

A l’aube des temps, dans la forêt dense qui couvrait la quasi-totalité de notre contrée, l’habitat humain devait être rare. La préhistoire n’a laissé que peu de traces dans la région. Deux haches en silex ont bien été retrouvées, l’une près de Chevigny et l’autre près de Bois-Avril. Ce sont les seuls témoins connus de cette lointaine époque.

Plus près de nous, en faisant appel à l’Histoire Générale, si l’on en croit certains auteurs, durant la période celtique, Etais pouvait se trouver dans les limites du territoire du peuple Boïen.

Sur la carte de Peutinger, il est fait mention de la tribu des Cambiovicences englobant Brivoduro (Briare), Massava (Mesves) et Aquismisincii (Entrains). Dans la Guerre des Gaules, César ne cite jamais les Cambiovicences qui faisaient partie de la tribu des BOIENS, ethnie d’origine celte installée après la défaite des Helvètes. Ce peuple, sous la pression des Germains, était entré en Gaule vers 58 av. J. C et les Eduens effrayés par cette invasion envoyèrent en ambassade à Rome un de leur druide nommé Diviciac (ou Divitiac) pour obtenir des secours. César, trop heureux d’intervenir, accueillit favorablement la demande du parti aristocratique éduen. Il se mit en campagne contre les Helvètes qu’il refoula dans leur pays, la Suisse actuelle.

Nous savons qu’après la défaite des Helvètes, les Eduens ont demandé à César de leur concéder les Boiens auxquels ils promirent de faire partager leurs privilèges et leurs droits. Ils leur abandonnèrent une portion de leur territoire et les Boïens en s’y fixant, formèrent un pagus, sous dépendance éduenne, tout en conservant un semblant de nationalité. Il se peut que les Eduens, favorables à la pénétration romaine - contrairement à leurs voisins Carnutes, Bituriges et Arvernes- virent dans l’implantation des Boïens une garantie pour leur frontière ouest.

Six ans après l’installation du peuple Boïens en Gaule, « Lorsqu’en 52 (av. J. C) César fut menacé par Vercingétorix, ce dernier chercha à entraîner les Boïens dans la résistance. Les légions romaines intervinrent aussitôt pour le secourir ce petit peuple. César, partant de Sens, remonta la rive droite de la Loire pour garantir leur frontière ouest, et à titre de représailles rasa les villes d’Orléans et de Bourges (…) Mais les Boïens restèrent pour César les tributaires des Eduens (Stipendiarii Haeduorum). Les Boïens de la Puisaye prirent le nom de Cambiovicences, c’est-à-dire les combattants victorieux. (…) Certains admettent que dans la grande bataille de Montmort, César obtint des Boïens qu’ils tournent casaque et fassent cause commune contre les Helvètes. En échange, on leur aurait promis comme récompense, leur implantation en Gaule. »

Les Cambiovicences furent donc autorisés à occuper une zone « tampon » à l’ouest du domaine éduen. La cité d’Aquis Mincii (Entrains-sur-Nohain) ou Intaranum allait devenir une véritable petite capitale du pays Boïen, limité à l’ouest par la Loire de Gien à la Charité-sur-Loire, au nord par Gien, Bléneau, Toucy, Appoigny, Venouse, à l’est par la vallée du Serein et au sud par Poilly-sur-Serein, Saint-Moré, Clamecy, Champlemy et la Charité-sur-Loire. Vaste région qui servira de base, comme nous le verrons, à la constitution du diocèse d’Auxerre.

Cette interprétation, éminemment favorable à l’histoire étaisienne, est cependant contredite par d’autres érudits qui ont placé les Boïens dans un territoire délimité par la Loire et l’Allier, et se prolongeant en direction de Roanne.

La question reste posée : les Cambiovicences étaient-ils les Boïens de Puisaye ? Quoi qu’il en soit, nos lointains ancêtres nous ont légué un patrimoine funéraire qui, constatons-le avec regret, a aujourd’hui disparu. Dans la région de Vellery, du Gallois, de la Poterie et de la Sauvin on pouvait voir, disséminés dans les champs, des tumulus. Vestiges d’une ancienne époque où l’usage était assez répandu d’élever des monticules sur les lieux où étaient déposés les défunts. Ces tertres, non maçonnés, arrondis ou hémisphériques, mesurant plusieurs mètres de diamètre, étaient constitués de pierres de diverses origines. A notre connaissance aucun de ces monuments n’a fait l’objet d’études et nous ignorons si des objets ont été mis à jour sous ces monticules qui ont été arasés.

Revenons à cette conquête romaine, brièvement évoquée, qui allait transformer la Gaule. Durant quatre siècles, le pays sera soumis au gouvernement de Rome. L’ancienne Celtique forma cinq provinces. Notre région fut comprise dans la Quatrième Lyonnaise qui eut Sens pour métropole. Des vicus tel Intaranum (Entrains) furent agrandis et embellis. Les villes principales furent désenclavées grâce à un tissu de voies les reliant entre elles.

Ainsi les grands bâtisseurs que furent les Romains nous ont laissés en héritage une voie romaine qui reliait Autessioderum (Auxerre) à la cité de Massava (Mesves-sur-Loire) en passant par Intaranum (Entrains-sur-Nohain). Bien qu’en partie détruite on peut aisément suivre son tracé à partir de Ouanne. Se dirigeant en ligne droite vers Entrains, après avoir séparé les communes de Sementron et Taingy, passé près de Thury et atteint Sougères-en-Puisaye, elle attaque la déclivité de la Montagne-des-Alouettes. Parcourant la crête de ce petit mont, où elle devient un chemin levé, cette ancienne voie sépare la commune d’Etais-la-Sauvin dans sa partie ouest de celle de Lainsecq, avant de plonger dans le Parc des Barres et pénétrer dans le département de la Nièvre à la Cour-Renfermée. Après avoir traversé la Gauchetterie et la Billeterie elle se confond avec la route d’Etais à Entrains.


Selon Pasumo qui l’étudia à la fin du XVIIIe siècle, cette chaussée antique aurait été pavée en plusieurs points. Sa coupe à hauteur du Parc des Barres aurait mis en évidence un blocage de 0,30 mètre d’épaisseur, une couche de petits matériaux : 0,20 mètre, une couche de terre de 0,10 mètre. Largeur de la chaussée à cet endroit : 5 mètres 50.

Ce chemin que l’on nomme encore La Voie Romaine fut une voie de communication très fréquentée. Dans une charte de 1120 concernant Chevigny elle est désignée comme étant le chemin levé conduisant d’Entrains à Auxerre « usque ad cheminum levatum quo tenditur ab Interranis Autisioderum… »

En 841, Charles le Chauve venant des pays de Loire et se dirigeant vers Thury dut suivre cette voie. En 1412, Charles VI la parcourt pour aller au siège de Bourges, en 1541 ce fut François 1er, puis en avril 1566 on y voit Charles IX qui, venant de la Loire, quitta Ouanne le 18 du mois.

Nous avons écrit que certains souvenirs vivaces ont largement influencé la mémoire collective allant, parfois, jusqu'à déformer la réalité des choses et des faits.

Ainsi, cette voie romaine parcourant le sommet de la montagne dite des Alouettes a, par une regrettable confusion des noms et des faits, accrédité l’idée que l’appellation de cette colline venait de Alaudae, nom d’une légion romaine. Certains érudits n’ont pas hésité à faire cantonner, au sommet de cette éminence, la troupe romaine : « Quelques-uns disent qu’elle a été appelée ainsi à cause de certains casques antiques, portant pour aigrette une alouette, trouvés au pied de la montagne ».

S’il est exact que Jules César créa une légion dont les soldats portaient sur leur casque une alouette de métal, écrire que cette légion campa dans la région d’Etais est pure fantaisie. A la vérité, l’origine de ce nom « Alouettes » est plus modeste. A l’époque féodale, l’alleu était un domaine possédé en libre propriété sans qu’aucun lien de subordination n’attachât le propriétaire de l’alleu (alleutier) à celui qui le lui avait cédé. Sources de conflits, il s’agissait souvent de terres mal surveillées ou récupérées par les paysans.

Au XIIe siècle, alouette se dit aloete, aloel, aloé. A la même époque, alleu se dit alue, aleu et également aloé. D’où la confusion entre aloé (alouette) et aloé (alleu). Dans un esprit de vérité, l’on devrait dire aujourd’hui La Montagne des Alleux.

Il y a encore peu de temps, des historiens locaux fascinés par le souvenir de la bataille de Fontenoy-en-Puisaye, crurent que le cimetière mérovingien de Chevigny14 était la nécropole des combattants des plaines du Roichat et de Thury.Cette croyance, solidement ancrée, fut partagée par des érudits. Le Président de la Société Archéologique de l’Yonne, lors d’une communication sur le cimetière mérovingien de Chevigny, mettait en garde contre l’opinion du docteur Jules Subert de Nevers, qui s’imaginait voir dans ce cimetière les tombes des guerriers tués à la bataille de Fontenoy-en-Puisaye en 841, et ce, malgré la pluralité des types de sépultures ainsi que la présence des restes de femmes et d’enfants.

Il faudra attendre quelques siècles encore, pour que l’Histoire retienne le nom insolite d’ETAIS et accorde, à quelques modestes masures établies en bordure de Puisaye, la possibilité de devenir le siège d’une paroisse, d’un bourg, d’une châtellenie dont l’histoire mérite d’être contée.


Témoignage sur l'autoédition de Cattin hugues


En prenant la décision de faire éditer mon manuscrit, je me suis trouvé confronté, comme beaucoup d'auteurs débutants (je pense) au problème de l'auto édition. Il n'est pas évident de repérer un site imprimeur, offrant des procédures simples, faciles à comprendre, lorsque l'on est un néophyte de l'édition.

Après un temps d'errance et de questionnement, mon choix s'est porté sur le Groupe CCEE - Autres Talents. Cette décision fut la bonne. Dès mes premiers contacts, j'ai trouvé auprès de l'équipe d'Autres Talents la disponibilité, l'écoute, les conseils, les avis, enfin tout ce que l'on peut espérer lorsque l'on souhaite publier son premier livre en respectant un cadre budgétaire prédéfini.

J'ai principalement apprécié le suivi du projet, sa mise en page, la présentation du livre (couverture, format, graphisme) et le respect des engagements. Le travail qui m'a été livré aujourd'hui répond à mes souhaits. Le groupe CCEE Autres Talents mérite la confiance que je lui ai accordée.

Merci à l'équipe d'Autres Talents, tout particulièrement à Monsieur Belarbi, et, peut-être… à une autre coopération.

Bonnes vacances. Amicalement. H. CATTIN