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couverture du livre Je t'ai touvé écrit par Quadri David

Quadri David

Je t'ai touvé

12.69 € TTC

Frais de port inclus France
Métropolitaine uniquement

100 pages
A5 : 14.8 x 21 cm sur papier 80 g bouffant ivoire
Style litteraire : Science-fiction
Numéro ISBN : 978-2-35682-181-2

Présentation de Je t'ai touvé


Trois nouvelles fantastiques où la tentation est présente à chaque fois. Trois femmes sont à la recherche d'un homme pour des raisons différentes.

- Elle le voulait : Françoise a 60 ans et vit dans le désespoir amoureux depuis son histoire avec Jean quand tout à coup elle aperçoit Marc, le portait craché de Jean, mais il a à peine trente ans.

- Au-delà de la clairière : Maxime est en retard pour se rendre à son anniversaire organisé par ses parents. Il emprunte une déviation…

- L'homme qui lui fallait : Jessica ignore Olivier depuis des mois. Mais un soir à la sortie du travail, elle lui saute dans les bras.


Extrait du livre écrit par Quadri David


Elle le vit. Il était là, à la terrasse de ce restaurant. C'était tout lui. Un frisson de bonheur la traversa. Elle le fixa et n'osa pas l'accoster. Était-ce un mirage ? Elle l'avait laissé pour mort trente ans plus tôt. Elle avait tant espéré le revoir. Toute une vie à pleurer et à prier pour que le miracle se produise. Françoise resta assise sur un banc pendant près d'une heure, à regarder l'homme si discrètement qu’il ne s'en aperçut pas. Quand il se leva pour se rendre à la plage, elle le suivit et installa sa serviette juste derrière la sienne. Son amour et son désir n’avaient pas été altérés par ces trois dernières décennies. Mais elle avait soixante ans à présent et lui une trentaine d'années tout au plus. Cette différence d'âge était insurmontable. Il fallait oublier la tentation et simplement se contenter d'essayer de lier amitié avec cet homme qui ressemblait tant à Jean.

- Excusez-moi, monsieur, la couverture du livre que vous lisez m'intrigue. Puis-je la regarder de plus près, s'il vous plaît ?

Il lui sourit, tout étonné.

- Oui, bien sûr, tenez.

Ils discutèrent une bonne partie de l'après-midi de littérature, de culture et de musique.

- J'ai été ravi de faire votre connaissance, mais je dois vous laisser. Il est temps pour moi de rentrer à l'hôtel. Mon prénom est Marc.

- Enchantée, moi c'est Françoise. Vous êtes en vacances ?

- Oui, depuis trois jours. Vous aussi ?

- Non, moi j'habite à vingt kilomètres. Je passe souvent mon temps libre sur la plage.

- Je vous souhaite une bonne continuation. Au plaisir de vous recroiser.

- Je l'espère. Pour une fois que je trouve quelqu'un avec qui parler culture… Demain matin, peut-être pour le marché ?

- Oui, c'est possible, répliqua-t-il, évasif.

Ces heures passées en sa compagnie la rendirent euphorique. Elle était sous le charme. Elle comprit qu’elle ne pouvait pas se contenter de simples liens amicaux avec Marc. Elle le voulait. Elle se revoyait trente ans plutôt avec Jean. Elle passa la nuit entière à chercher la solution. Elle finit par la trouver au petit matin.

Vers dix heures, elle se rendit au marché. Elle le parcourut de long en large sans apercevoir la silhouette de Marc. Elle était folle de rage. Elle pensait avoir perdu l'unique occasion de tout recommencer avec l'être aimé.

Il lui restait encore une chance de le retrouver : elle devait se renseigner dans tous les hôtels de la ville. Elle obtint le résultat escompté très rapidement grâce à ses connaissances. Marc rentra en début de soirée.

- Marc, quel hasard ! Vous allez bien ?

- J'ai passé une journée agréable. Je suis tout de même un peu fatigué car j'ai visité à vélo les villages environnants.

- Je vous conseille de visiter le village d'Arçon, c'est à trente minutes d'ici. Vous verrez, c'est déconcertant.

- Je vous remercie pour cette suggestion, surtout que je n'en ai jamais entendu parler.

- Puis-je abuser de votre bonté ?

- Euh… ça dépend. Pourquoi ?

- En fait, demain, à partir de dix heures, il y a une collecte de sang aux abords de la plage. C'est une cause qui me tient à cœur et j'aimerais que vous y participiez.

- Oui, c'est d'accord. Bonne fin de journée, à demain dix heures.

Elle était sur place une heure avant l’ouverture. Elle ne voulait surtout pas le rater. Il arriva à l'heure précise. Tous deux se dirigèrent sous les tentes où avait lieu la collecte.

- Bonjour, Françoise, c'est un plaisir de voir que tu es comme chaque année au rendez-vous, déclara une infirmière.

Elles s'embrassèrent amicalement.
- Cette année, je t'ai ramené une recrue. Regarde, l'homme qui est assis sur le banc.

- Mais c'est…

Françoise s'empressa de mettre son doigt sur la bouche de l'infirmière. Cette dernière était toute blême. Elle se frotta les yeux.

- Mais ce n'est pas possible ! Il lui ressemble tant, s'exclama-t-elle.