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couverture du livre Les Miroirs Magiques écrit par Paul Sédir

Paul Sédir Les Miroirs Magiques

332 pages
14 x 21.5 cm
Style litteraire : Autres
Numéro ISBN : 9-79-10-96954-01-8

20.00 € TTC

Frais de port inclus France
Métropolitaine uniquement

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Présentation de Les Miroirs Magiques


Arme à double tranchant sans lame, le miroir magique reste un de ces outils divinatoires méconnus, au potentiel énergétique insoupçonné et à la littérature peu développée, où l’ouvrage de Sédir fait figure de classique.



Appuyé sur la théorie des doctrines orientales, ce livre se veut un champ des possibles à la maîtrise et à la confection des miroirs magiques, essentiellement divinatoires. Le livre aborde peu la magie évocatoire et les programmations énergétiques similaires à celles de Franz Bardon pour ne citer que lui. La force de ce livre réside dans ses non-dits.



Plus qu’une réimpression à l’identique, un véritable travail de fond fut mené, pour satisfaire le lecteur sincère comme le chercheur insatiable. La présente édition a été augmentée de notes abondantes, de bibliographies critiques de l’ouvrage, de l’auteur, et des perspectives d’études possibles. Aussi, des annexes rares et précieuses complètent le texte, comme la conférence de Papus sur les Miroirs magiques pour ne mentionner qu’elle…


Extrait du livre écrit par Paul Sédir


En fait, le commençant devra, pour percevoir l’invisible, s’abstraire du visible : ce n’est que plus tard, lorsqu’un exercice long, patient et continué avec une persévérante ardeur, l’aura conduit à la maîtrise qu’il pourra être à la fois spectateur du monde occulte et du monde matériel.

S’abstraire du visible, c’est en perdre la conscience ; c’est dormir de cette sorte de sommeil physique, dont nos savants modernes ont redécouvert les variétés les plus rudimentaires sous le nom d’hypnotisme.

Parmi les sens au moyen de qui nous sommes en relation avec le visible, deux sont, de par la matérialité de leur objet, absolument sous le contrôle de la volonté : pour ne pas exercer le tact et le goût, il suffit en effet de rester immobile.

On me pardonnera la naïveté de ces remarques : elles sont utiles, ne serait-ce qu’en montrant la simplicité des moyens employés par l’occulte pour des résultats « surnaturels » selon le vulgaire.

Quant aux trois autres sens, on peut les annuler en s’enfermant, comme les yogis, dans le silence et l’obscurité d’une retraite souterraine.

Mais alors qu’arrive-t-il : c’est que la volonté en est réduite à tirer exclusivement toute sa force de l’invisible, de l’astral, au moyen d’une concentration intellectuelle dont la puissance est bien au-dessus du pouvoir de la majorité des étudiants, même avancés.

L’idéal serait donc de fournir au cerveau par le moyen des trois sens précités un adjuvant dont l’uniformité et la persistance, n’apporteraient point de distraction à l’intelligence : ainsi le sens physique sera endormi, et la volonté trouvera de nouvelles forces pour s’exercer.

L’emploi de ces adjuvants est connu dès la plus haute antiquité : ce sont les parfums, la musique et la lumière. Les initiés égyptiens et hindous les maniaient avec une science consommée pour le développement de leurs néophytes, et la tradition de ces pratiques se retrouve chez tous les peuples.

Donner plus de détails serait sortir de mon sujet ; on trouvera d’excellentes vues, adaptées à l’intellect moderne, dans le Traité de Magie pratique de Papus.

Remarquons simplement ceci. Selon le tempérament du sujet les anciens sages se servaient pour l’amener au sommeil magique de l’un de ses sens : il était préparé alors par l’ébranlement monotone des autres sens que j’ai indiqué plus haut, à une impression plus vive sur le sens voulu, déterminant « l’hypnose ».

C’est ainsi que celui qui voudra se développer en clairvoyance, assoupira tout d’abord son odorat par une fumigation appropriée, son oreille, par une musique d’un caractère spécial tandis qu’à la demi-obscurité d’une petite lampe il fixera ses regards sur le miroir magique.

Ces longues explications amènent en somme à regarder le miroir magique comme un instrument destiné à absorber, à soutirer des yeux du sujet toute la lumière physique.

Mais ce n’est là que la première moitié de son action. Nous avons vu combien était difficile et long le développement de la clairvoyance lorsqu’on ne peut mettre en rapport la sensibilité latente de l’« œil de Siva » qu’avec le milieu astral situé dans l’espace.

Il semble que si l’on pouvait concentrer cette lumière astrale en un foyer, tout comme les miroirs concaves le font pour la lumière physique, la clairvoyance serait bien plus rapide.