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couverture du livre Aerida - Jusqu'au trône écrit par Pinto Justine

Pinto Justine Aerida - Jusqu'au trône

25.50 € TTC

Frais de port inclus France
Métropolitaine uniquement

300 pages
A5 : 14.8 x 21 cm sur papier 65 g bouffant ivoire
Style litteraire : Science-fiction
Numéro ISBN : 978-2-35682-632-9

Présentation de Aerida - Jusqu'au trône


La princesse Aerida a bien grandi depuis sa rencontre avec Keann, le jeune soldat hispanien qui avait été captif à Albion. Aerida en était tombée amoureuse mais, poussé par une vieille prophétie qui le maudissait, le jeune homme avait fui dans l'espoir de la protéger. Malgré ses précautions, la guerre est tout de même venue frapper la princesse d'Albion et c'est seule qu'elle a dû l'affronter. Après avoir perdu nombre de ses proches et sacrifié une partie d'elle-même, Aerida est prête à se battre. Et elle ne sera plus jamais la petite princesse d'Albion.

Elle possède désormais le Pouvoir de la Lune, terrible puissance qui permet de sauver le monde tout comme le détruire. Formée par trois esprits durant un long voyage, elle a appris à survivre et à tuer.

Sa formation devait la mener à un seul but : le meurtre des Suzerains de l'Hispania. Pourtant, elle a décidé de les rejoindre et lutte désormais à leurs côtés pour comprendre l'Ordre du Monde, cette puissance mystique qui régit leurs vies. Cette guerre entre l'Hispania et Albion l'avait séparée de Keann et, désormais qu'ils sont dans le même camp, ils vont pouvoir se retrouver. Mais la jeune femme ne sait plus où est la place pour l'amour en de tels temps sombres. Pourra-t-elle à la fois protéger son royaume et le monde ? Pourra-t-elle servir son peuple et son cœur ?

Il est temps pour la princesse d'être une reine.


Extrait du livre écrit par Pinto Justine


– Maintenant, allez-vous me dire ce que vous savez sur cette jeune fille ?

– Towai, Elewen, venirà ys. Kurie meguri als ysse sharm. Chivjago erad lous e men vore quen saffle ofswict.

Il répéta cette litanie plusieurs fois. Kristen et Oswald échangèrent un regard.

– C’est de l’Autre-Langue, reconnut le jeune homme. Sûrement une prière.

– Crois-moi, je ne te laisserai pas profiter de la mort tant que tu ne m’auras pas révélé ce que j’attends.

Kristen plaça la flamme de la torche devant le fond du seau. Celui-ci ne tarda pas à devenir brûlant. Les cris du rat leur parvinrent, lequel comprit qu’il n’y avait qu’une sortie possible : celle de ce ventre nu qui s’offrait à lui. Le visage du soldat se plissa de douleur lorsque le rongeur gratta son abdomen, et des râles de souffrance lui échappèrent quand l’animal y mit les dents.

– Qu’est-il arrivé à votre prisonnière ? gronda Kristen, ombrageux.

Le torturé ne répondit rien. Kristen rapprocha plus encore la flamme de la paroi de fer.

– Tout cela ne m’amuse guère plus que vous. Mais, je suis fatigué, je veux cette information et vous pouvez me la donner… Alors vous allez le faire.

– Vivent les Suzerains ! hurla l’autre.

Du sang commençait à couler de sous le seau mais l’Hispanien réalisait l’exploit de ni fléchir ni même hurler.

– Vous souhaitez vraiment mourir ainsi ? Éventré vivant par un rongeur ? Il vous suffit d’une seule parole, et je déferai ces liens.

Peu à peu, Kristen commença à le sentir : le prisonnier faiblissait. Il finirait par parler. Rares étaient les hommes prêts à endurer telle souffrance par loyauté à un souverain qui ne se soucierait même pas de l’annonce de leur mort. Et celui-ci n’était pas de cette trempe.

Le soldat lui-même sut qu’il allait flancher lorsque son premier hurlement lui échappa. Le rat avait atteint des organes.

– Le Dem Kerian en a fait sa responsabilité, souffla-t-il douloureusement.

– Le fils des suzerains ?

– Il l’a fait sortir de sa cellule avant de l’emmener avec lui.

Il s’exprimait d’une voix forte, criante de douleur, et entrecoupée de râles.

– Pour l’emmener où ?

– Je ne sais pas.

Kristen ressortit sa dague empoisonnée.

– Mais je sais quelque chose ! Un mois plus tard, le Dem Kerian est rentré à Riquar… Et votre princesse était avec lui.

– Évidemment, puisque votre prisonnière n’était autre que la princesse Aerida.

Le soldat ne fit rien pour cacher sa surprise.

– Que lui ont-ils fait ?

Malgré sa douleur, le soldat hispanien darda sur Kristen un regard moqueur.

– Mais aucun mal, puisque la princesse d’Albion a d’elle-même rejoint nos rangs.

Le père et le fils échangèrent ce même regard fusionnel dont ils avaient le secret.

– Je te déconseille de mentir.

– Je n’y ai aucun intérêt ! cracha-t-il. Elle loge au palais de la Suzeraine et le suzerain Astrel lui-même a accepté sa présence à Riquar en lui laissant la vie sauve. Ce qui n’a pas été le cas de votre roi pathétique…

Les hurlements du supplicié ne lui enlevaient en rien son air orgueilleux. Kristen poussa un profond soupir et rangea son arme. Puis, prenant son fils par le bras, il sortit de la cellule.

– Eh ! Où allez-vous ? Vous aviez promis de me libérer !

Kristen se retourna, souriant avec une extrême amabilité :

– Mais je ne me souviens pas avoir prêté le moindre serment. Avec un roi si pathétique, les Albionains ne pouvaient être que de mauvaises gens.