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couverture du livre Contes et poèmes enfantins écrit par Aubineau Claudine

Aubineau Claudine

Contes et poèmes enfantins

19.69 € TTC

Frais de port inclus France
Métropolitaine uniquement

64 pages
16 x 24 cm sur papier 80 g offset
Style litteraire : Jeunesse
Numéro ISBN : 978-2-35682-050-1

Présentation de Contes et poèmes enfantins


Laissons une place au rêve, à l'insouciance de la jeunesse, malgré un monde trépidant. J'ai créé des contes de fées, relaté d'anciennes histoires réelles, composé quelques poèmes pour nos petits, en intégrant des animaux qu'ils aiment, par de belles histoires, des photos, des dessins.

"Contes et poèmes enfantins" leur apportera des instants de tendresse. Les parents pourront passer de merveilleux moments avec leurs jeunes enfants dans la lecture de ce livre. Quant aux plus grands, ils voyageront eux-mêmes aux pays enchanteurs.


Extrait du livre écrit par Aubineau Claudine


Laurie, Stéphanie et les deux ânons

Dans un grand pré vivaient deux ânons. Le premier était gris, le second plus brun. Ils jouaient toute la journée, se roulaient dans l’herbe, puis d’un geste brusque, se relevaient en dressant leurs grandes oreilles. Ils étaient heureux, mais le plus beau moment était celui qu’ils attendaient pendant des heures, ce qui était le plus cher à leur cœur, mais devinez ? C’était la visite de deux adorables fillettes. La plus jeune, du joli prénom de Laurie, avait de grands yeux noirs, malicieux et enjôleurs. Son aînée Stéphanie, était très belle aussi, plus raisonnable déjà, taquine mais câline. Ces gentilles petites venaient caresser, admirer leurs amies les bêtes en leur offrant quelque nourriture. Leur regard, candide et pur comme celui des enfants, rassurait les animaux qui les regardaient avec amour.

Qui a dit un jour qu’un âne était sot ? Celui-ci n’a jamais rien compris ! La nature apporte à l’homme tant de richesses qu’il en est aveuglé s’il ne sait pas les voir.

Nos deux compères approchaient tendrement de leurs bienfaitrices qu’ils aimaient en silence. Lorsqu’elles s’éloignaient, ils repartaient tête baissée dans leur maisonnette en se disant que le lendemain reviendrait vite et qu’à nouveau les fillettes seraient auprès d’eux.

Les années passèrent. Mais jamais Laurie et Stéphanie n’avaient interrompu leurs visites quotidiennes. Les camarades de classe des adolescentes se moquaient d’elles.

- A votre âge, préférer les bêtes aux copains ! disaient-elles, railleuses. Mais rien ne pouvait briser cette solide amitié, et la franchise du cœur est souvent récompensée.

C’est ce qui arriva un beau jour de printemps. Nos deux belles jeunes filles avaient revêtu ce matin-là de très jolies robes, toutes simples mais aux couleurs fraîches et pastel. Lorsqu’elles arrivèrent à la clôture de la propriété, pas d’ânes en vue. Elles appelèrent :

- Filou…, Trotteur… Hélas ! aucune réponse.

Leurs voix commençaient à se briser de chagrin, mais miracle, deux beaux jeunes hommes surgirent des buissons. Les filles reculèrent de frayeur.

- N’ayez pas peur, demoiselles, dit le premier, je m’appelle Gaël et mon frère Lionel. Cette nuit une bonne fée nous a transformés en princes charmants au lieu de rester des animaux, pour pouvoir vous aimer librement et vous épouser, si vous le désirez, bien entendu. Et ils sautèrent par-dessus le grillage en tendant leurs bras à leurs bien-aimées qui ne refusèrent pas de devenir leurs femmes.

Quatre ans plus tard, il n’y avait plus d’ânons dans le pré, mais plusieurs bambins qui couraient, heureux.


Julien et le coquillage

Un matin d’avril, sous un radieux soleil de printemps, Julien se promenait sur la plage, accompagné de quelques mouettes en quête de poissons. La mer était basse et les rochers respiraient l’air frais de cette belle journée.

Depuis plusieurs années, Julien avait commencé une collection de coquillages, et souvent il partait à la recherche du plus rare. Le garçonnet sifflait gaiement, loin du bruit de la ville et des voitures, de ce monde où tous se bousculent et se déchirent, mais si proche de la nature, la vraie, celle que Dieu a créée, où l’esprit s’évade et redevient rêveur pour vivre la quiétude d’un univers secret. Les vagues étaient éloignées mais leur clapotis berçait le ciel d’une douce musique.

Julien vit alors un magnifique coquillage, nacré de rose, blanc et gris clair. Il le ramassa pour l’admirer. Oh, quelle merveille ! Il était plus gros que la main de l’enfant et les rayons solaires l’illuminaient de mille faisceaux. Soudain, Julien entendit un chant mélodieux, irréel, puis le coquillage s’ouvrit et apparut une minuscule sirène, avec de beaux yeux bleus et des cheveux plus blonds que les blés. Il faillit crier mais la surprise le cloua sur place. Comme elle était belle !

La jolie sirène lui apprit une chanson, un peu mélancolique mais romantique. Bien étrange dialogue que celui d’un garçon de dix ans et d’une sirène ! Mais ils se comprenaient très bien. Une heure passa ainsi. Puis la belle sirène dit à Julien :

- Je dois repartir au fond de l’océan, près des miens, mais tous les soirs, je t’en fais la promesse, je reviendrai te voir dans le coquillage.

Le soleil se voila, un chant s’éleva et elle disparut. Julien n’était pas triste, mais il songea que personne ne voudrait le croire, ce qui fut vrai.

Toutefois, il mit le précieux objet dans sa chambre et tous les soirs, avant de s’endormir, il le prit dans ses mains et la fidèle sirène vint le voir dans le coquillage du bonheur.


Coralie et la fée Emma

Coralie était une fillette très gentille, sage et jolie. Elle venait d’avoir huit ans. Elle aimait ses parents, mais elle se sentait souvent seule.

Autour d’elle, à l’école, ses petites camarades avaient un grand frère ou une grande sœur, d’autres un tout petit bébé ou bien toute une famille.

Souvent pendant son sommeil, elle rêvait de ce bambin mais hélas ! le matin pas de cri ni de rire d’enfant.

Une nuit elle fut réveillée par un bruit étrange, elle ouvrit les yeux et allait crier lorsqu’une belle fée apparut avec une longue robe bleu ciel ornée d’or et de paillettes, resplendissante de mille feux. Comme elle était belle cette fée !

L’enfant s’assit sur son lit et la fée la prit dans ses bras.

- Petite Coralie, lui dit-elle, je te vois souvent si triste, que désires-tu ? La fillette n’osa pas avouer son secret à cette femme encore inconnue pour elle.

Le lendemain, elle trouva dans sa chambre une jolie poupée et un ballon, ainsi qu’un petit mot signé : Emma. Elle en fut bien heureuse, mais les jours suivants son chagrin revint.

Une seconde fois, Emma se rendit dans sa chambre. Coralie confiante lui exposa son désir et la fée disparut. Au petit matin, rien n’avait changé dans la maison. Les parents de la fillette lui achetèrent un petit chien.

Bobby était adorable, faisait des bêtises, mais il grandit trop vite. Les vacances scolaires étaient terminées. L’école reprit.

Par une nuit d’hiver, un léger souffle réveilla Coralie. Etait-ce Bobby qui dormait dans la cuisine et il avait peut-être ouvert les portes ? Elle alluma sa lampe et poussa un grand cri de stupeur. Il y avait dans la pièce un joli berceau bleu avec des dorures, et à l’intérieur le plus magnifique des bébés. Coralie se pencha pour l’embrasser et la fée Emma apparut pour la troisième et dernière fois :

- Voici ton souhait exaucé, ma chère enfant, lui dit-elle. C’est ton frère, Pierre, et je vois que tu l’aimes déjà. Coralie sauta au cou de la brave femme pour la remercier. Le bébé sourit, heureux, et Emma s’en alla, ayant accompli le plus beau geste de sa carrière de fée.