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couverture du livre Pratiquez Zazen ! écrit par PIERRE Jean-Michel

PIERRE Jean-Michel

Pratiquez Zazen !

25.00 € TTC

Frais de port inclus France
Métropolitaine uniquement

400 pages
A5 : 14.5 x 20.5 cm sur papier 90 g offset
Style litteraire : Art de vivre
Numéro ISBN : 978-2-35682-060-0

Présentation de Pratiquez Zazen !


Après avoir évoqué son maître Kotaï Raymond Lambert, Kensan Jean-Michel Pierre donne une description précise de zazen, assise immobile silencieuse dans la tradition du Zen ; il passe ensuite en revue plus de trente qualités, « merveilles » liées à cette pratique, comme la concentration, la simplicité, la profondeur, la gaîté, le bonheur, la plénitude et la compassion, l’unité, la créativité…

Une calligraphie de Saïd Benjelloun introduit chacun de ces chapitres, au cours desquels Kensan relie de nombreuses citations dans le domaine de la spiritualité – pas seulement du Zen.

Pour différentes raisons, l’auteur insiste sur la nécessité d’une pratique simple, dépouillée, à la fois plus proche du Zen originel et plus ouverte. Préface de Gérard Pilet, moine zen, disciple de Maître Deshimaru.


Extrait du livre écrit par PIERRE Jean-Michel


Motivation

Ce livre entend rendre hommage à mon maître Kotaï Raymond Lambert. Être fidèle à l’enseignement que j’ai reçu et qui m’a tant apporté en présentant une pratique à la fois simple, rigoureuse, merveilleuse, et, dans son essence, universelle. Montrer que, face au développement actuel du bouddhisme zen, il existe une pratique dépouillée, avec un rituel réduit au minimum, et expliquer pourquoi, à mon avis, une telle pratique est à la fois plus proche du Zen originel et plus ouverte. Rendre hommage à tous les individus et les groupes qui s’engagent dans ce zazen simple, sans fioritures ni décorum religieux.
Cet ouvrage se veut accessible à tous, au débutant comme au pratiquant confirmé, dans le langage concret de tous les jours, direct et sans trop de termes japonais, qui servent souvent de « paravents ésotériques », voire d’excuses pour dire : « ceci n’est pas pour nous… ». Si ! Zazen est pour tout le monde, et peut être ancré au cœur de notre quotidien le plus humble.

« Ni difficile, ni facile, ni intérieure ni extérieure, telle est cette Voie merveilleuse. » Taisen Deshimaru ([22] p. 14)

Retrouver le sens du merveilleux, ce n’est pas croire à nouveau au Père Noël, mais retrouver le fil d’argent qui nous relie à notre nature essentielle ; Bouddha n’est pas une statue extérieure à vénérer, c’est l’être éveillé en chacun de nous. « La pratique de zazen permet à chacun de trouver la pierre précieuse qu'il avait depuis toujours au fond de sa poche. » ABC du Zen ([56] p. 136)

Universalité de zazen

Sur Radio Présence (radio chrétienne), il y a quelques années, j’entendais le témoignage douloureux d'une femme tourmentée par sa mère qui ne l'avait jamais aimée. « Une chose me fait du bien », finit-elle par dire, « m'asseoir, me concentrer sur la respiration, faire le vide dans ma tête… je prends conscience que la source est à l'intérieur de soi. »

On s’aperçoit que l’esprit et la pratique de zazen, dans leur essence, sont universels. Cette attitude du corps-esprit, – silence et immobilité –, on la retrouve dans de nombreux domaines de la spiritualité (au sens large). En voici quelques exemples.

Examinons un certain nombre de situations, de disciplines, de traditions, extérieurement différentes, mais où l’on retrouve l'assise immobile silencieuse.

Zazen, pour qui connaît un peu le hatha-yoga, fait immédiatement penser à la posture du lotus (padmasana) : à vrai dire, dans cette discipline, c'était même la seule posture initialement, la diversité étant venue après. Kotaï nous a signalé que, déjà dans la Bhagavad Gîtâ (l’un des principaux textes sacrés de l’Inde) se trouve la description de la posture : « Dans un lieu pur, établi fermement sur un siège ni trop haut, ni trop bas, […] Et assis sur ce siège, son mental concentré sur un seul point, ayant maîtrisé sa pensée, ses sens et ses fonctions, […] tenant droit et immobile le corps, la tête et le cou, […] Le soi apaisé, sans crainte, […] le mental maîtrisé… ; se mettant ainsi toujours en yoga par la maîtrise de son mental, le yogi atteint à la paix suprême du nirvâna qui a sa base en Moi. » (6e dialogue)
Kotaï recommandait aussi de lire les versets 16, 18, 19, 22, 26 : « ils sont parfaitement en accord avec l’esprit de tout l’enseignement de Maître Deshimaru. » Écoutons celui-ci, lors d’une rencontre chaleureuse avec Swami Satchidananda* en octobre 1969 : « Le Zen est le vrai yoga, il n’est pas nécessaire de séparer ces deux disciplines. Zazen est l’essence du Zen, mais elle est aussi celle du yoga. De nos jours, la posture de zazen semble découler du yoga, mais en fait, elle est à l’origine du vrai yoga. Ensuite, pour des raisons diverses, dont certaines nous échappent, la posture a subi des modifications, puis est apparu le hatha-yoga.

À travers l’ascèse du hatha-yoga, Bouddha redécouvrit la posture originelle du yoga, changea la position des mains, la concentration et la manière de respirer. » (I.Y.I.1, n° 44, p. 3)

Dans le même article de la revue I.Y.I., Kotaï évoque les photos – publiées dans des revues précédentes, de deux yogis en méditation : Swami Dhirendra Bramachari* et son maître Kartikeyaji, et affirme que l’on retrouve « zazen dans toute sa puissance et dans toute sa beauté éternelle, ce qui fait dire à Bouddha que cette posture est la plus haute vérité, la plus haute dimension de l’univers. […] Ceci démontre que certains grands maîtres de yoga, sans devenir pour autant des moines zen, pratiquent régulièrement zazen qui est le summum du yoga : zazen est "l’alpha et l’oméga". »
Maître Deshimaru était un moine zen Soto*, et il n’appréciait pas la technique des koans* du Zen Rinzaï*.

il pensait que leur efficacité résultait en fait de la pratique simultanée de zazen, et que zazen était le plus grand koan.

En reiki (technique de soins énergétiques par imposition des mains) aussi, « la posture est importante pendant l’initiation. Le dos est à maintenir bien droit, en évitant toute sorte de tension, prendre conscience des muscles du corps et les détendre un à un. Détendre les épaules, les membres inférieurs et supérieurs. […] Quant à la colonne vertébrale, imaginez la colonne comme un tube qu’il faut garder bien droit comme si la moindre flexion pouvait entraver la circulation de l’énergie à travers lui », d’après Anna Bailleul, maître de reiki enseignant à Toulouse. Il n’est pas étonnant de retrouver là les indications essentielles de la posture de zazen, si l’on songe que Mikao Usui (18651926), le fondateur du reiki, était un moine bouddhiste.

En yoga du son, après avoir travaillé sur le son, un temps d’assise immobile dans le silence là aussi est précieux pour laisser résonner en nous, laisser le travail s’accomplir, se parachever.
À Muret, en janvier 2005, Guy Corneau*, psychanalyste et auteur québécois, donnait une conférence, que j’ai trouvée passionnante, sur le sens des conflits amoureux : avant de commencer il a demandé à tous quelques minutes de silence en demandant de bien s’asseoir, de se détendre, de prendre conscience du corps, de la respiration… bref, c'était zazen ! Ce n’était pas si évident, avec trois cents personnes devant lui. Le résultat fut immédiat : recentrage de l’auditoire et meilleure qualité d'écoute ensuite.

Dans les arts martiaux (kendo, karaté, aïkido, par exemple), l'esprit et la pratique de zazen sont souvent présents. Le lecteur intéressé par cette question pourra consulter le livre de Taisen Deshimaru Zen et Arts martiaux.

Dans toutes les traditions religieuses bien sûr, on trouve aussi cette attitude : « J’ai le pressentiment infaillible que dans l’âme des catholiques il y a quelque chose qui s’harmonise en perfection avec la méditation zen et que ce quelque chose est trop profond pour qu’on puisse arriver à le sonder. » (Cité par J.K. Kadowaki dans Le Zen et la Bible, [38] p. 23)

Quand on demanda à Maître Deshimaru quelles étaient les différences entre le christianisme et le Zen, celui-ci répondit : « Si l’on pense qu’il y a des différences, il y en a. Si on pense qu’il n’y en a pas, il n’y en a pas. L’origine est la même, mais on veut toujours faire des catégories. Quand vous regardez du dehors, ils diffèrent complètement. Mais dans l’esprit profond, je ne trouve pas de différences. […] Le Zen, c’est vouloir comprendre les racines de toutes les religions. Le reste, c’est de la décoration. » ([24] p. 63)

Les deux instructions principales, pour zazen, sont en effet : hishiryo* – l’attitude de l’esprit au-delà de la pensée et de la non-pensée – et mushotoku* – le désintéressement, pratiquer sans esprit d’acquisition de quoi que ce soit. Or l’humilité et le lâcher-prise figurent à la base de l’esprit religieux de même que l’absorption dans le moment présent, dans une totale disponibilité. La prière authentique ne demande rien « Que Ta volonté soit faite… » Matthieu


Témoignage sur l'autoédition de PIERRE Jean-Michel


Moine zen et enseignant la pratique de zazen, assise immobile silencieuse dans la tradition du Zen, j’ai voulu rendre hommage au Maître Kotaï Raymond Lambert qui m’a enseigné le yoga et la pratique de zazen, en écrivant un ouvrage à base de citations diverses qui rendent compte des merveilles liées à cette pratique. J’ai envoyé le manuscrit à plusieurs éditeurs spécialisés dans ce type d’ouvrage, en pensant que le livre pourrait les intéresser, d’autant plus que Raymond Lambert était bien connu dans le monde du Zen et figura parmi les premiers à connaître Maître Deshimaru et l’aider dans sa mission.

Quelle ne fut pas ma déception en constatant que non seulement je n’avais pas de réponse positive, mais surtout que je n’avais pas de réponse du tout ! Un tel mépris m’a affligé pendant plusieurs mois, avant que je ne trouve la solution : faire appel à l’auto-édition.

À ce moment, une amie libraire qui diffuse en particulier le livre de Colette Maher « Technique Nadeau, l’exercice régénérateur de l’avenir », imprimé par autres-talents.fr, m’a dit du bien de cet auto-éditeur. Je me suis donc adressé à eux. Quelle différence ! Accueil très sympathique, conseils éclairés, et règles du jeu clairement énoncées, tout cela m’a mis en confiance immédiatement.

Bien sûr chaque auteur a une idée précise de son projet et a ses petites manies. Les collaborateurs d’Autres-talents se sont montrés très à l’écoute et très patients, en particulier tout au long du travail de mise au point et de relecture. En outre ils ont pris l’initiative de créer une belle couverture. Enfin le prix m’a semblé raisonnable, et, ce qui est important, les délais annoncés ont été respectés.

En résumé j’ai été globalement très satisfait de la prestation fournie par Autres-talents, que je remercie vivement.