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couverture du livre La cible écrit par Colsenet Denis

Colsenet Denis

La cible

8.00 € TTC

Frais de port inclus France
Métropolitaine uniquement

106 pages
11 x 15 cm sur papier 80 g bouffant ivoire
Style litteraire : Policier
Numéro ISBN : 978-2-35682-119-5

Présentation de Colsenet Denis


Se présenter soi-même n’est pas une chose facile, mais je vais essayer en vous racontant ma petite histoire.

Je suis né le 10 mars 1966 et j’ai vécu tout au long de ma vie en région parisienne. Je pratiquais des activités sportives et culturelles mais je ne m’imaginais pas qu’un jour je franchirai la porte du monde éditorial, qu’un jour je me pencherai sur une page blanche pour écrire une histoire mais surtout, publier un roman. Et pourtant, c’est ce que j’ai fait.

Je n’étais pas destiné ni à lire ni à écrire car je préférai d’autres loisirs. Un jour, une vieille amie m’a offert un livre sur la biographie du footballeur Lilian Thuram. Cela m’a plu. Par la suite, j’ai lu des romans comme ceux de Marc Levy, Guillaume Musso, Douglas Kennedy, Stephen King, Katerine Pancol et bien d’autres. C’est à ce moment-là qui m’est venu le goût de la lecture.

Une envie d’écrire était ancrée en moi depuis des années, cependant, par manque de temps, ses projets restaient en suspend. Un jour, mon oncle me demanda : « Pourquoi attendre d’écrire, si tu en as envie aujourd’hui ? » ; « Fais-le maintenant !!! » Ces mots ont eu un déclic, car quelques semaines plus tard, je me suis mis à une table en tenant au bout des doigts ma plus belle plume pour écrire mon premier roman.

Aujourd’hui, je suis revenu vivre en région parisienne après une longue période d’exil en Picardie pour renouer à une vie de famille recomposée. J’écris toujours, je lis aussi, je pratique des activités sportives seul ou en famille comme le tennis, le footing, la natation, et je trouve le temps de me rendre à des librairies pour dédicacer mes romans au plus proche du vous, public.

Je suis l’auteur de Péripéties d’un voyage sans ailes, Ailes sans lui, Le messager, La cible, L’étoile du peintre, des romans qui en appellent d’autres.

Présentation de La cible


C’était par un beau matin d'hiver qu'elle prit conscience qu’il était temps d’agir. Elle décida de fuir ce pays d’adoption mais elle devait passer par braquer de petits magasins pour récolter le butin sans se faire buter.

Cela se passa mal et pour se racheter auprès des services secrets américain, elle devra tuer un homme, le président…


Extrait du livre écrit par Colsenet Denis


Trente jours plus tôt
 
C’était un beau matin du mois de novembre, dans la salle de bains, tandis que son visage se reflétait dans son miroir, elle prit conscience à cet instant qu’il était temps d’agir.

Ce qu’elle voyait, ne la réjouissait pas, un visage
aux traits vieillissants, un corps qui prenait quelques formes qui ne lui plaisaient plus, une vie qui ne l’enchantait « guerre » plus. Elle n’avait pas un grand panel de choix pour faire face à sa situation. C’était en écoutant la radio que lui était venue cette idée : Braquer de petits magasins en une seule soirée pour s’en sortir vivante, sans encombre, puis fuir ce pays à jamais.
 
Ce fut le vingt-cinquième jour du mois de novembre qu’elle décida que le moment était bien choisi pour faire sa tournée de braquages, soirée plutôt tranquille où la plupart des personnes fêteraient Thanksgiving ; une fête pour remercier le Ciel d'avoir permis aux colons anglais de s'installer et de vivre sur le sol américain, grâce aux bonnes récoltes qu’ils avaient pu y faire. Un « bon pied de nez » se disait-elle, quitter son pays d’adoption vers celui de sa naissance, en laissant cette terre aux envahisseurs pour un horizon lointain et plus clair. Le but était de récupérer les petits bénéfices de petits magasins pour avoir assez d’argent, afin de disparaître incognito. Toute de noire vêtue comme une danseuse du ballet Cats, elle s’engouffra dans un bolide emprunté à un bon ami pour orchestrer ces vols de nuit.

Tout en tenant une arme dans une main et, dans l’autre, un large sac, elle se décida à pénétrer dans le premier magasin, à quelques pas de Lincold Road. Il n’y avait personne, seul un caissier aux cheveux grisonnants était présent pour servir les clients.

- La caisse !! menaça-t-elle le marchand avec son arme factice qu’il ne remarqua même pas.

- La caisse !!! reprit-il surpris par cet acte imprévisible.


- Dépêche-toi !!! Sinon, je vais te trouer la peau !!!

La seconde suivante, il ouvrit le tiroir-caisse et en sortit une liasse de dollars qu’il remit énergiquement à la menace qui le regardait d’un air terrifiant.

- Tu ne diras rien sinon…

- Vous me ferez un trou dans la peau !! Je sais !!!

- Heu… c’est ça, dit-elle avant de prendre la « poudre d’escampette », non sans s’être d’abord emparée d’un paquet de chewing-gum placé sur l’un des présentoirs.

Elle s’installa dans son cockpit et prit un chewing-gum qu’elle mastiqua énergiquement pour se donner plus de courage comme dans les films cultes de Sergio Leone à la conquête du Far West, qu’elle avait regardés durant son enfance.
 
Elle enclencha la première pour tracer la route jusqu’au prochain magasin. Elle s’arrêta, ouvrit la portière tout en laissant tourner le moteur, puis entra pour accomplir sa deuxième mission. Quatre minutes plus tard, elle en sortit en sautillant gaiement avec le butin en poche pour se rendre au prochain magasin. Le manège dura jusqu’à 3 heures du matin sans se faire prendre et sans la moindre riposte de la part des marchands. Cent dollars après cent dollars, son butin grandissait mais elle ne s’était pas aperçue qu’elle était suivie depuis le deuxième vol par une voiture banalisée. Sans le savoir en s’arrêtant dans le parking souterrain d’un centre commercial, pour compter la liasse de billets qu’elle avait réussi à voler, elle allait être arrêtée sur-le-champ par quatre policiers en uniforme, armés et en position de tir. Caché derrière un pilier de soutien, un agent au regard sombre apparut alors et lui demanda de sortir calmement sans mouvement brusque. Il lui ordonna ensuite de mettre les mains sur le capot de la voiture et d’écarter les jambes pour pouvoir la palper et la fouiller. Elle s’exécuta et le laissa retirer l’arme puis le butin.
 
- Vous vous trimballez toujours avec une arme factice !! dit l’homme à l’imperméable ressemblant à celui de l’inspecteur Columbo. Drôle et stupide idée, vous auriez pu vous faire abattre par un fou furieux !!

- J’aime le risque !! Et de toute manière, je n’avais pas le choix. C’est ma devise : « Voler sans tuer, voler sans se faire tuer ».

- Devise sensée mais absurde. Embarquez-la-moi, ordonna-t-il à un policier en service.
 
Une fois menottée, elle entra dans la voiture et, sans mot dire, elle se laissa emmener sous bonne escorte jusqu’au Central de police par les deux policiers. En arrivant, elle suivit les deux hommes jusqu’à l’intérieur du département de criminologie, puis accéda à l’étage supérieur, dans un bureau isolé, dans lequel il y avait simplement une table et une chaise. Elle s’était assise sagement et attendait la suite des événements. Un long moment après, elle vit entrer cet homme qui l’avait interpellée dans le parking. Rencontre qui allait changer le cours de sa pénible mais paisible existence…

Sans se faire prier, elle avoua en bloc ce qu’elle avait fait dans les petits magasins : voler deux mille dollars en petites coupures jusqu’au paquet de chewing-gum, le tout dissimulé dans son large sac, qu’elle avait acheté spécialement pour cette occasion. Pourtant, elle avait fait attention de ne pas se faire piquer sur le vif au cours de cette soirée, mais le visionnage des caméras l’avait trahie jusqu’à en perdre son identité.

Elle se doutait que le pire allait arriver, surtout en voyant cet homme, un haut fonctionnaire du gouvernement attaché au respect du bon déroulement des opérations. Elle allait rapidement découvrir la sentence, une mission émanant de la main de cet agent aux traits graves, vêtu d’un pardessus noir et aux chaussures bien cirées. Elle le regarda d’un air inquiet, du bas vers le haut, tout en restant assise au milieu de cette pièce isolée, dans les bas-fonds d’un immeuble qu’elle ne connaissait « guerre », étant cagoulée depuis son départ du Central. Elle ouvrit l’enveloppe contenant deux photos de la cible et une feuille d’instruction : La description d’un homme corpulent, d’une grande envergure, un nom de la plus grande importance, un symbole en haut de l’affiche à éliminer par balle.
 
- Lisez, apprenez, imprégnez-vous de ce sujet et nous en serons quittes pour vous laisser aller où bon vous semblera après ces stupides braquages. Je vous donne quatre heures pour vous préparer et programmer cet attentat.