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couverture du livre Les aventures d'Arley Vince écrit par Sakho Adama

Sakho Adama

Les aventures d'Arley Vince

11.69 € TTC

Frais de port inclus France
Métropolitaine uniquement

60 pages
A5 : 14.8 x 21 cm sur papier 80 g bouffant ivoire
Style litteraire : Policier
Numéro ISBN : 978-2-930712-00-0
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Présentation de Sakho Adama


Sakho Adama d'origine mauritanienne est un auteur belge.. Son oeuvre se résume à des nouvelles et des romans policiers. Il livre des énigmes policières de haut vol dans la lignée des grands auteurs anglosaxons.

Le mystère et le suspens naturellement y sont, sans y oublier également un brin d'humour. Une oeuvre essentiellement publiée en ligne.

Présentation de Les aventures d'Arley Vince


Qui est Arley Vince ? Le sait-il lui-même ?

Pourquoi décide-t-il de s'improviser détective privé ? Pour découvrir son passé ? Il ignore déjà son présent. Pourquoi sa mémoire ne remonte qu'à dix ans ? Et ce black-out des années d'avant, quelle en est l'explication ?

Sait-il qu'il y a un monde parallèle et qu'il risque de s'y perdre ? Quel est ce don qui lui permet de communiquer avec des entités qui semblent surgir d'outre-tombe et même parfois férocement du néant.


Extrait du livre écrit par Sakho Adama


Je m'appelle Arley Vince et je suis détective privé. Je devrais plutôt dire que je me suis ainsi autoproclamé. Les temps sont difficiles et j'habite une banlieue noire de Chicago, où je suis né, il y a environ trois décennies. Je le suppose. Je ne connais pas exactement mon âge. J’ai été lâchement abandonné par ma mère et mon père, si j'en eus un. Et pire je n'ai aucun souvenir de mon passé. Les seuls remontent qu’à dix ans. Je disais que j'habite Chestertown, une banlieue noire de Chicago. Elle est noire parce que la majorité des habitants qui y vit est noire. Elle est surtout noire parce qu’on y survit et les seuls qui ici aspirent au rêve américain sont ces caïds qui inondent la ville de cocaïne et autres drogues. Chacun ici essaie de trouver le moyen de gagner sa croûte. Moi aussi j'y ai pensé. J'ai fait différents métiers, mais jamais je n'ai touché à la drogue. Car j'en suis certain que c'est la drogue qui a détruit ma vie. Selon les rumeurs, ce vieux couple de drogués qui déambule avec d'autres dans les rues serait mes parents naturels. Mais moi je n’y crois pas, il n’y a aucun air de famille. Mais par contre, il y'a une droguée que je croise souvent tirant son chariot et qui par moments reste longtemps à me fixer. Quelquefois avec tendresse, moi je pencherai plutôt pour elle. Comme je le disais, ici tout le monde cherche vaille que vaille à s'en sortir. Je dois être franc avec vous, Arley Vince n'est pas mon véritable nom. C'est en quelque sorte un pseudonyme. Arley comme Harley Davidson sans le h bien sûr. Et Vince pour Vince Vaugn l'homme qui parle

bizarrement dans le film Bee cool avec John Travolta. Je ne parle pas de l'homo, mais du blanc. En plus, je trouve que ça sonne bien. J'adopte un pseudonyme, ce n'est pas parce que j'ai quelque chose à cacher, non loin de là, c'est que ce nom, ça fait plus sérieux pour un détective et surtout il me protégera de mes multiples créanciers. Avec mes nouvelles activités et mes compétences intrinsèques, je vais bientôt vivre mon rêve américain. C'est pour cette raison que j'ai décidé d'innover, être différent, attirer une clientèle spéciale, alors je suis détective pour affaires très mystérieuses et occultes. En tout cas, c'est ce qui est gravé sur ma supposée plaque. Il est vrai que mon cabinet n'est pas dans une tour de la cinquième avenue, mais je comptai attirer une clientèle aisée, bien que pour eux, cette zone ressemble plutôt à une jungle féroce. Pour parvenir à mes fins, j'ai alors décidé de me faire de la pub. Me faire de la pub, vous vous dites que cela doit me coûter cher ? Non, j'ai trouvé une idée qui sera vue par des millions de personnes et qui ne me coûtera presque rien, sauf peut-être un bref séjour en cage. Vous savez, j'aime bien les Anglais. Beaucoup plus les Anglaises. J'aime leur humour décalé. Leur légendaire flegme. J’aime surtout Wimbledon Arsenal et Liverpool et quelquefois pendant les matchs il arrive que l'on voie des énergumènes que l'on appelle streakers surgir de nulle part nus. Les caméras se braquent sur eux. Voilà mon idée et je comptai bien l'adapter à nos réalités américaines. Et le jour du Superbowl, je me donnerai en spectacle et ça sera certes pour la bonne cause.

Streaker : personnage nudiste du folklore britannique sévissant en public notamment en public de masse. Superbowl : finale du football américain. Le plus grand événement sportif aux USA.
II
Quelques semaines plus tard Je ne me lasse pas en visionnant cette cassette ou l'on me voit courir tout nu avec une grosse pancarte mentionnant mon nom et ma profession, sans oublier mon numéro de téléphone. Et depuis mon téléphone ne cessa de sonner. Il est vrai que quelques plaisantins ont saturé ma messagerie. J’ai également eu quelques messages troublants.

— Êtes-vous vraiment ce que vous prétendez être ?

La voix fut indéfinissable, saccadée et par moment tumultueuse. Si vous dites vrai rendez-vous est pris
demain à 22 h devant l'entrée principale. J'oubliai mon adresse : Dowl street numéro 1.

Je m'empressai de prendre ma carte et situer Dowl street.

— Mais, c'est un cimetière ! Dis-je.

Mon téléphone de nouveau sonna, je décrochai.

— J'ai oublié de vous le préciser, c'est un cimetière.

— Vous habitez dans un cimetière !

— Et c’est pour cette raison que j'ai besoin de vos
services.
Mon interlocuteur raccrocha.

— Bien, me suis-je dit, c’est la gardienne du cimetière, ça ne peut être que ça.

Quelques heures plus tard. J'étais réglé comme du papier à musique ou du moins c'est ce que je crus. Pour ma première affaire, je m'étais mis sur mon trente-et-un comme on dit. J'ai emprunté à mon voisin en le soudoyant au passage sa fameuse veste noire en cachemire d'Inde. J'ai sorti de ma garde-robe un pantalon que j'avais eu pour une bouchée de pain durant les soldes. J'ai également choisi une cravate foncée plus appropriée aux lieux. Dans la rue, je vis les regards de jeunes femmes me suivre. En réalité, j'avais sept minutes de retard. Je fis un va et viens incessant. J'avais comme la chair de poule. À dire vrai, l'endroit n'était des plus plaisants, des plus rassurants. Il s'agissait d'un cimetière abandonné et cela depuis des lustres vu l'état dans lequel il se trouvait. Finalement dans mon va-et-vient incessant, j'allais admettre une fois de plus avoir été victime d'un mauvais plaisantin, quand soudain j'entendis un bruit assez étrange filtrait des profondeurs du cimetière. À cet instant, je n’avais qu'une envie : être loin d'ici. Une sorte de fumée blanchâtre enrobée de nuages ocre dissimulait une étrange silhouette qui avançait péniblement. À ce moment, je tournai le dos et j'étais prêt à pulvériser le record du cent mètres d'Usain Bolt. Et soudain, j'entendis :

— Arley Vince ?

— Oui, dis-je d'une voix essoufflée.

— C'est moi votre rendez-vous. Veuillez m'excuser du
retard.

La voix chevrotante mêlée d'ambiguïtés ne fit qu'agrandir mes craintes.


— Approchez dit-elle.

J'avançai d'un pas hésitant et petit à petit la silhouette indistincte prit forme : je fus en présence d'une vieille dame qui de prime abord avait l'air inoffensif.

— Mais vous êtes noir !

— Et alors, dis-je !

— Je hais les nègres.

— Eh ! Doucement le fantôme. Je n’apprécie pas votre langage.

— J'ai été assassinée par un noir.

— Assassinée ? Que voulez-vous dire par là ?

— Massacrée.

— Vous ne voulez pas dire que vous êtes vraiment…

Ma phrase resta en suspens… Une sirène vint interrompre cette étrange conversation. Une voix filtra du haut-parleur :

« Circulez et tâchez de consulter un psychiatre. Le monologue est le début de la démence ».

Je fis quelques pas.

— Vous voyez, nul autre que vous ne me voit.

— Voulez-vous dire que je voie des fantômes ?

— Dire…

— Mon Dieu, c'est quoi cette malédiction ?


Témoignage sur l'autoédition de Sakho Adama


Je ne connais pas tous les imprimeurs du monde, mais pour moi autres talents est probablement le meilleur. Pour presque rien on vous livre un travail de pro.

Des livres avec une qualité même supérieure à celle des grandes maisons d'édition et tout ça pour des prix défiant toute concurrence, faites confiance à cet imprimeur et vous ne le regretterez jamais.

Longue vie à autres talents et à son équipe pour que des auteurs anonymes qui ont foi à leurs talents continuent de s'exprimer avec brio. Un auteur très satisfait.