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couverture du livre Laece Ryef Origine écrit par Bastien Jardot

Bastien Jardot

Laece Ryef Origine

12.69 € TTC

Frais de port inclus France
Métropolitaine uniquement

172 pages
A5 : 14.5 x 20.5 cm sur papier 80 g offset
Style litteraire : Science-fiction
Numéro ISBN : 978-2-35682-049-5

Présentation de Laece Ryef Origine


Début du troisième millénaire, Muchonie, Empire Terrien. C'est dans un climat de conquête spatiale, sur une planète nommée Muchonie, que l'aventure de Laece Ryef débute.

Jeune homme aux pouvoirs liés aux éléments, exploité par des scientifiques sans vergogne, Laece va chercher à vivre, et à poursuivre son but qu'il s'est fixé depuis l'assassinat de sa famille. C'est un nom, une réputation qu'il devra se faire sur Muchonie comme ailleurs…


Extrait du livre écrit par Bastien Jardot


« Ryef, Laece : troisième trois »

Ce début d’année était comme tous les autres… Ennuyant, répétitif, sans intérêt. Tous les ans, je regrettais de perdre une journée aussi bêtement. Mais pas autant que je les regrettais… Je n’avais que treize ans, et pourtant je gardais en moi des cicatrices que certains ne connaissaient pas en une vie entière. J’avais perdu mon innocence en 3008. Cela faisait presque deux ans que je vivais, seul, dans une routine mortellement ennuyeuse. Je ne sortais plus ; je vivais au rythme scolaire. Profitant de la richesse de ma famille et des aides mensuelles que je recevais du fait de ma position difficile – les Terriens s’étaient calmés, excusés, et me payaient surtout pour mon silence – j’avais acheté plusieurs armes. Des tas de couteaux, trois lots de cinquante, ainsi que deux épées. Deux magnifiques katanas, un dont la lame était noire et le manche blanc, l’autre dont la lame était blanche et le manche noir. Et en guise d’activité extrascolaire, je m’entraînais. Je ne savais pas pourquoi, mais j’avais besoin de sentir le pouvoir de la mort en moi. Depuis que j’avais tué tous ces soldats, je m’étais rendu compte que je n’en éprouvais aucune gêne, voire même plutôt un plaisir sadique assez morbide. Je n’avais plus réellement de vie, donc… Mais ce jour-là, les cours reprenaient. Quel intérêt ? Je ne travaillais pas ; arrivé chez moi, je prenais mes lames et je me vidais l’esprit. Ceci ne m’empêchant pas d’avoir des résultats meilleurs qu’excellents : j’avais retenu ça de mes parents, l’instruction est la base de tout. Tout… Tout était inintéressant, monotone. Je voulais avoir une vie remplie, une vie d’action, quelque chose ! Je n’allais pas être déçu…

Un jour, comme un autre, j’allais donc au collège, retrouvant mes quelques connaissances, et mon amie Lucia Eblot. Un mètre soixante-cinq, longs cheveux bruns, yeux assortis, des formes fines qui ne faisaient vibrer personne, sauf moi. Nous ne nous connaissions que depuis une année, mais nous étions étroitement liés, par une relation privilégiée unique. Nous nous fîmes la bise, parlâmes un petit peu, puis la sonnerie retentit, et nous étions partis pour une matinée de cours. Les matières élémentaires me semblaient terriblement faciles, peut-être était-ce la raison pour laquelle mes notes étaient si hautes… A l’heure du déjeuner, midi, les cours prenaient fin et je rentrais chez moi. Je faisais donc à manger, lorsque des coups à la porte me surprirent. Je m’arrêtais alors dans ma besogne et me déplaçais pour ouvrir. Personne… Je baissai les yeux ; une grande enveloppe était posée par terre, sur le tapis d’entrée. La ramenant, puis la déballant, je découvris son contenu avec ébahissement. Les usines Laboratrix, travaillant pour le gouvernement à la recherche d’anciens membres de la civilisation Muchonienne, m’avaient repéré. Leur but médiatisé était de permettre à tous d’obtenir les caractéristiques spéciales qui rendaient les Muchoniens si intrigants. Leur capacité à naître avec un don unique ou presque fascinait – et ça pouvait se comprendre – le gouvernement terrien. C’est sûrement pour m’étudier que ce courrier m’avait été envoyé. Décidant de laisser cette affaire de côté pour l’instant, je finis de préparer mon repas et l’avalai rapidement avant de retourner au collège. Mais cette lettre m’avait marquée. Dans cet enchaînement si machinal, un élément venait bousculer le quotidien. Je suivis les cours d’une oreille distraite, trop occupé à réfléchir à cette missive. Lorsque je fus libre, je me hâtais de rentrer pour analyser les informations données. On me proposait un séjour d’une durée indéterminée dans un complexe scientifique isolé, juste après la sortie de la ville… Mais il n’était mentionné nulle part le fait que je serais un cobaye. Au contraire, il était écrit que « dans le cadre de l’exploitation des capacités muchoniennes, les scientifiques de Laboratrix voulaient offrir une formation de combat ». Une formation de combat, ce pour quoi je m’entraînais tous les soirs depuis deux ans ! Ils promettaient force, vitesse, réflexes, résistance, et tout ceci grâce à une greffe de cellules muchoniennes… Et pour cela, je n’avais qu’à me présenter, le lendemain matin, devant le complexe. Mon choix était fait.

Le lendemain matin, après avoir avalé de quoi tenir en cas de tests, je rassemblai mes quelques habits et de quoi garder une hygiène, puis je sortis, et entamai la marche vers Laboratrix. Plusieurs fois, lors du trajet, je me demandais si je faisais le bon choix, cependant, il était fait et définitif. Les écouteurs sur les oreilles, le trajet me parut relativement court. Un grand portail argenté me faisait alors face, laissant voir derrière lui d’énormes bâtiments aux peintures neutres et sans la moindre décoration. Pas un parterre de fleurs, pas une couleur frivole ou conviviale. A la gauche du portail, un petit poteau comportait un interphone. Je sonnai donc, me présentai, et le chemin me fut ouvert. Baluchon sur l’épaule, je pénétrais dans l’antre à l’atmosphère pesante. Rapidement, un scientifique, que je reconnus comme tel grâce à une blouse blanche légèrement jaunie par le temps, vint me montrer le chemin et m’expliquer en quoi consistait mon séjour. Il commença par me parler d’un entraînement intensif ; pour les besoins de l’expérience que j’appelais greffe, il fallait que je développe ma masse musculaire et mes capacités au combat. Je devais aussi apprendre à maîtriser toutes sortes d’armes, aussi bien pour le tir que pour le combat au corps à corps. En résumé, il conclut cette partie de son discours par me dire qu’on allait faire de moi un guerrier surentraîné, de façon implicite, bien sûr. Je supposais que le gouvernement avait besoin d’un justicier aux pouvoirs impressionnant la foule, une icône que les jeunes prendraient pour exemple. En aucun cas je n’aurais refusé, ceci étant toujours mieux qu’une vie sans action, morne, monotone. Il continua en me parlant de la fameuse opération. Plusieurs heures au bloc, les meilleurs chirurgiens terriens, des conditions optimales. Le principe était la greffe de divers gènes, venant d’individus morts – des Muchoniens – et qui avaient chacun leurs spécificités. Force surhumaine, réflexe d’une rapidité inouïe, vitesse décuplée, temps de vie doublé, et autres – des dons qui n’existaient plus, désormais. Bonne nouvelle, pensais-je. Hélas, et comme pour chacune de ces pratiques, l’opération était risquée. Pas un problème, je ne renoncerais pas. Et, nous arrivâmes devant ma future « chambre », ressemblant plus à une cellule de prison. Me laissant seul et m’enfermant à l’intérieur, le scientifique repartit je ne sais où, et peu importait. Je m’installai, remplissant l’armoire et les étagères improvisées avec des affaires de toilettes et mes vêtements. Ainsi commençait une nouvelle période de ma vie, qui allait modifier tout le reste de celle-ci…


Témoignage sur l'autoédition de Bastien Jardot


"Plus tard je serai écrivain" !

Un beau rêve, quand on est jeune, voilà ce qu'est la publication d'une œuvre. Car l'écriture demande du travail, du temps, de l'inspiration. Et bien peu de jeunes, de nos jours, passent leur temps à rédiger des histoires.

Mais je fais partie des exceptions. A quinze ans, j'ai terminé la rédaction de mon premier roman, après un temps d'écriture que je ne saurais qu'estimer à près d'un an et demi. J'ai toujours écrit, que ça soit de la poésie, des nouvelles, de tout, j'ai toujours eu le besoin d'écrire.

Cette sensation que le monde est plus léger en même temps que les mots se lient pour former l’œuvre. Ce fut un plaisir énorme que d'écrire ce premier roman qui sera, je l'espère, suivi par bien d'autres ! Et ce plaisir, j'ai voulu le partager. Je l'ai fait lire à quelques proches, qui m'ont encouragé à continuer, et à le faire publier. Alors les recherches ont commencé, et Autres Talents apparut. Bien évidemment, le grand problème quand on est si jeune, c'est la somme à investir. Là où les petites maisons d'édition demandent des milliers, Autres Talents proposaient un service simple et efficace pour bien moins cher.

Et pour une "première fois", c'est bien plus que suffisant ! Ainsi, la commande fut passée après de longues semaines de travail sur la forme. Et, de questions en réponses, le rêve se concrétisa : un matin, les cartons arrivèrent, pleins de livres… Que j'avais écrit !

C'est réellement un rêve qui se réalise, voir son nom sur un livre, savoir que tout le travail vient de soi. Forcément, le plus dur reste à faire, vendre n'est pas aisé…

Mais c'est un plaisir innommable que d'avoir pu faire publier mon roman. Et pour cela, je remercie l'équipe d'Autres Talents qui a su répondre précisément à mes questions et mes doutes, et qui offre à chacun la possibilité d'être imprimé.
Bien sûr, le résultat attendu n'est pas la gloire, la fortune ou quoi que ce soit… Le but, comme n'importe quel auteur, je suppose, c'est de partager notre plaisir, d'offrir un peu de beauté, un peu de monde en dehors du monde, à tous les lecteurs. En attendant, c'est le début d'une aventure, et seul l'avenir en donnera le dénouement !