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couverture du livre Le Dôme des Oubliés et autres nouvelles écrit par Convard Alain

Convard Alain

Le Dôme des Oubliés et autres nouvelles

23.00 € TTC

Frais de port inclus France
Métropolitaine uniquement

160 pages
A5 : 14.8 x 21 cm sur papier 80 g bouffant ivoire
Style litteraire : Science-fiction
Numéro ISBN : 978-2-35682-080-8

Présentation de Le Dôme des Oubliés et autres nouvelles


Quatre nouvelles, quatre histoires singulières.

- La jeune fille du Dôme des Oubliés, rencontrée près d’une décharge sur la face cachée de la Lune, entraînera Axel dans une vertigineuse aventure. Il sera confronté à du sublime, de l’indicible et à de l’horreur.

- Le suicide d’une cyborg, et une étrange morte au visage réduit en bouillie, seront deux affaires sur lesquelles le commissaire Jean Dupré se penchera avec une farouche énergie. Sabine, son assistante virtuelle, lui apportera une aide discrète, mais tellement précieuse.

- Dans son repaire Prothèse vit en ermite. Il n’attend plus rien de personne. Une jolie créature lui fera comprendre qu’il y a encore de l’humain en lui et aussi qu’il a une mission à accomplir. Saura-t-elle le convaincre ? Quatre histoires, quatre visions d’un futur pas si lointain et pas forcément improbable…


Extrait du livre écrit par Convard Alain


Elle s’allongea sans pudeur. S’offrant à mes yeux. Ouverte. Un corps vraiment canon. Un cul de folie. Je l'avais rencontrée le matin, près du dépôt. Elle s'activait à éventrer de vieilles caisses, soulevant des nuages de poussière.

- Le site est pollué, lui balançais-je, énervé qu’elle vienne fouiner dans mon secteur. Sans me regarder, elle gueula :
- Autant pour moi que pour vous ! En m'approchant, je me rendis vite compte qu’elle était bien plus belle que la moyenne. Pour lui éviter sa peine je lui précisais :

- Il n'y a rien dans ces caisses… Que d'antiques computers… Aucune utilité. Perdez pas votre temps.
Je m'apprêtais à partir, gêné par la poussière. Mais je n'avais pas vu une si jolie gonzesse depuis longtemps.

- Ça vous dirait de manger un morceau ? Elle se retourna. Me regarda droit dans les yeux.
 Manger un morceau… Et qu’est-ce que t’as à me proposer Prothèse ? Elle avait remarqué ma jambe.

- Poulet frit, œuf au plat, des trucs comme ça… Ses yeux s’ouvrirent davantage.

- Là… Tu déconnes ? !

- Pas mon genre… Alors ?

Alors j’étais là. Le sang qui bouillonnait à la mater comme un fou. Je m’étais bien juré de ne jamais amener une fille dans mon repaire. Mais bon… Celle-ci avait des arguments.

- Tu vis seul Prothèse ?

- Oui…

- Pas de compagne ?

- Non…

- C’est toi qui dessines ?

- Oui…

- Tous ces portraits, ils représentent qui ?

- Une femme…

- Merci, j’avais pas remarqué… Tu ne m’en diras pas plus ?

- À quoi bon…

J’en avais marre de discuter. Tellement envie de me confronter à son corps.

- Et ta jambe ? Comment tu l’as perdue ?

Je mourais d’envie de la serrer dans mes bras. Peur de lui sauter dessus brutalement.

- Laisse ma jambe où elle est.

- J’ai envie de toi Prothèse. Qu’est-ce que tu attends ? J’attendais seulement que tu la fermes un peu. Bon Dieu ! Je ne savais plus à quel point c’était bon une femme. L’impression de boire l’océan à grandes goulées.

- Faudra que tu m’expliques pour le poulet et les œufs. Une bavarde. Au début, elle me déconcertait, me déconcentrait. Je m’y suis vite fait. Un corps de folie. Une frimousse éclatante.

- Tu sais, j’en n’avais jamais mangé du poulet. Des petits seins vivants comme des moineaux au soleil.

- Des œufs, oui, plusieurs fois… Je lui caressais le cou.

- Hum… c’est bon ce que tu me fais… Elle me rassurait. Elle est restée. Sans se poser de questions. Normal qu’elle reste. Je me préparais une nouvelle fois à briser mon cœur. J’ai ressorti mes papiers à dessins, mes fusains. J’ai dessiné son visage, son corps. J’en ai bavé. Vraiment belle la môme. Mes dessins n’étaient pas fidèles. Je n’arrivais pas à la saisir.

- T’es pas loquace comme mec… Je sais trois fois rien de toi.

- Arrête de bouger s’il te plaît, je n’y arriverai jamais.

- Merde ! J’en ai ma claque de poser.

Elle se leva. Vint vers moi, s’allongea sur le canapé et reposa sa tête sur mes cuisses. Je jouais avec ses cheveux. Elle me dit :

- J’aimerais que tu te racontes.

- C’est un peu tôt Thalie…

Elle s’appelait Thalie, avait 19 ans. Je me disais que si ça marchait entre nous, peut-être que nous aurions devant nous cinq ou six ans. Elle était infectée. Certainement. Tout le monde l’était.

- Prothèse, tu peux me dire ton âge au moins ?

- 52…

- Merde ! Comment tu fais ?

- Nous, les hommes, avons la chance de mieux résister que vous.

- Oui… Mais 52 ans c’est exceptionnel.

- Je suis exceptionnel…

 Tu me fais marrer. Tu m’aimes ? Oui je l’aimais.

- Oh ! Thalie, je t’en prie, arrête avec tes questions.

Je descendais ma main le long de son dos. Caressais ses fesses. Oui, je l’aimais.

- T’as une cambrure, ma petite, qui me donne le vertige.

- C’est pas une réponse.

- Pour aujourd’hui il faudra t’en contenter.

Nous faisions l’amour. Elle avait vraiment la santé. Il me fallait suivre. Elle se gavait de poulet et d’œufs. Inventait des recettes tous les jours.

- Mais bon Dieu Prothèse ! Tu me diras où tu trouves tous ces poulets, tous ces œufs ?

- C’est un secret ma petite, un secret… Elle ne le connaissait pas encore. Je ne lui avais rien dit.

- T’es chiant avec tes mystères…

Ce n’était pas son genre à elle, d’en faire. Je connaissais tout de sa vie, de son parcours. Douze ans auparavant, ses parents étaient morts lors de « l’Attaque ». Une tante l’avait récupérée, elle, et sa sœur plus âgée. Les deux gamines avaient vécu dans une relative tranquillité tout en ayant la chance d’être scolarisées. A la mort de la tante, les deux adolescentes s’étaient réfugiées dans un foyer. Suivirent quelques tristes années jusqu’au décès de la sœur aînée. Alors, Thalie avait quitté la capitale, puis errance de squat en squat et s’était démerdée en revendant de vieux circuits électroniques au marché noir.

 Tu sais que tu prenais des risques à fouiner près du dépôt. Tout ce secteur n’a pas été décontaminé.
 Oui, je sais. Mais comme on ne trouve plus rien dans les zones clean…


Témoignage sur l'autoédition de Convard Alain


Je serais bref. Vous écrivez, vous avez un manuscrit, vous voulez le faire vivre, alors je pense que « Autres Talents » est une très bonne adresse. J’y ai trouvé une équipe professionnelle à mon écoute, des conseils opportuns, une réactivité exemplaire, le respect des engagements et des délais, aussi et surtout un excellent rapport qualité/prix. J’ai trouvé chez Autres Talents le service que j’attendais. Je sais où je réaliserai mon prochain ouvrage.