Groupe CCEE L'autoédition au service de votre talent 0 Contact 04 42 36 94 06
serviceclient@autres-talents.fr
Lundi au vendredi : 9 H / 12 H - 14 H / 19 H
Vous êtes ici : > > > Les Traces du Pré-Sang
couverture du livre Les Traces du Pré-Sang écrit par Chanson Sylvain

Chanson Sylvain

Les Traces du Pré-Sang

20.69 € TTC

Frais de port inclus France
Métropolitaine uniquement

380 pages
A5 : 14.8 x 21 cm sur papier 80 g offset
Style litteraire : Science-fiction
Numéro ISBN : 978-2-35682-139-3

Présentation de Les Traces du Pré-Sang


Le sud de l'Afrique est bien le dernier endroit où Peter Williams, l'éminent archéologue, se serait vu diriger un site de fouille. Lui, le spécialiste des Mayas. L'inquiétant monsieur Thorpe est parvenu à lui faire accepter ce travail.

Travail qui le plonge finalement au cœur d'une étrange tribu surgie du fond des âges. Franchir ses propres limites au péril de sa vie devient alors son quotidien. Mais il s’éloigne peu à peu de la réalité. Par chance, Joseph Jordan est un ami, ô combien précieux ! Malheureusement, Peter lui laisse, sans le savoir, un terrible cadeau. Qu'en adviendra-t-il ?


Extrait du livre écrit par Chanson Sylvain


Tout a commencé en 1963, le jour où ma mère donna à mon père le fils tant attendu. Après avoir mis au monde cinq filles, elle lui offrait enfin l’enfant qui ferait perdurer le nom de famille.

Cela peut paraître un peu désuet à notre époque, mais la famille, c'est « Le » sujet qui a toujours dirigé notre vie. La famille, c'est plus que notre foyer, c'est aussi grands-parents, arrière-grands-parents, oncles, tantes, cousins, cousines, et tous les membres qui s'y rattachent. Notre famille, très nombreuse donc, réside en Arizona et y reste attachée depuis bien longtemps.

Depuis l'arrivée des colons, période durant laquelle nos aïeux s'y installèrent, et jusqu'à nos jours, personne de la famille n’est allé vivre ailleurs. Bien sûr, certains partirent faire leurs études quelques années dans d’autres contrées, mais tous, sans exception, fondèrent leur foyer en Arizona, car c’était là notre berceau familial.

J’ai dit plus haut que tout a commencé en 1963, mais tout a réellement commencé en 1969. C’est l’année durant laquelle je suis parti en vacances pour la première fois avec mon arrière-grand-père et un de ses fils, Grand papy Sam et Oncle papy Nathan. Cette dénomination étonnante était voulue par Grand papy Sam, qui aimait tout classifier rigoureusement.

Ornithologue de formation et de métier, il avait, en tant que patriarche, imposé cette appellation. Il régnait sur la famille et son avis faisait loi. Son fils Nathan, avec qui il aimait disserter de

longues heures, était enseignant de vocation. Lui, c’est l’Histoirequi l’avait séduit, et il savait transmettre cette passion dans ses nombreux récits, si savamment enjolivés qu’il arrivait à garder toute l’attention de son public durant de longs moments fabuleux.

Ces vacances furent inoubliables. Je les passais avec deux personnes attachantes et fascinantes, des puits de connaissance. Ils me firent découvrir les Appalaches comme personne d’autre n’aurait pu le faire. Chaque chose que je découvrais était assortie d’un récit ou d’une anecdote. Notre périple était un voyage initiatique, calqué sur la vie des tribus indiennes, et au milieu de cette nature incroyable, j’écoutais avec bonheur mes deux aïeux qui me décrivaient avec passion toutes leurs coutumes. Tous deux encensaient l’osmose de ces hommes avec la faune et la flore, poussant à l’admiration l’auditeur ébahi que j’étais. Certains soirs, nous nous arrêtions dans un refuge, et là, Sam et Nathan racontaient leurs périples passés, devant un feu de cheminée et un parterre de voyageurs ravis. Ces soirées étaient un enchantement pour l’enfant que j’étais. Bercé par ces histoires fascinantes, je finissais par m’endormir la tête pleine de rêves.

Dès lors, j’ai su que je ferais de l’Histoire mon métier. Pourtant, ce n’est que quelques années plus tard que je choisis ce que j’allais réellement faire de ma vie. L’été 1974 fut celui de la révélation. Mes deux merveilleux aïeux m’emmenèrent de nouveau en voyage. Cette fois-ci, je franchissais les frontières en leur compagnie. Bien que Sam fût d’un âge avancé, nous fîmes le voyage en train. Un périple de deux mois, pendant lequel je fus plongé au cœur d’une civilisation disparue, les Mayas. À la fois ébloui et fasciné par ce peuple, je passais chaque jour des moments incroyables, entre nature, architecture et culture. L’Amérique du Sud m’offrait un spectacle que je n’étais pas prêt d’oublier. Mon engouement fut tel que je finis par choisir l’Archéologie comme métier. Et la civilisation maya devint ma spécialité.

En 1988, après de brillantes études, je décrochais mon doctorat d’archéologie, mais j’avais aussi décroché avec bonheur le cœur de celle qui m’accompagne encore aujourd’hui, Helen. Avec elle, je partageais également une seconde passion, la Paléontologie. J’étais comblé. Obtenir ces résultats avait été un véritable challenge, car non seulement j’avais obtenu rapidement mon diplôme, mais j’avais élevé avec Helen notre fils Anton et notre fille Jenny, tous deux nés en 1982.

Ce n’est que deux ans plus tard que j’obtins mon deuxième doctorat, celui de Paléontologie, tandis qu’Helen, de son côté, était devenue médecin légiste. Accumulant parutions et prix, ma notoriété est assez rapidement devenue mondiale, si bien qu’aujourd’hui, j’enseigne et j’écris des livres au sujet de mes travaux. On me demande un peu partout, mais je veux profiter de ma famille, et décline bon nombre de propositions.

Le temps a passé. Notre famille a grandi, une petite Daphnée nous a rejoints en 1993. Jenny est devenue peintre, et son frère géologue, passionné de spéléologie. Demain, nous recevons toute la famille pour passer le réveillon du Nouvel An.

Le réveil est dur ce matin-là. Ou plutôt cet après-midi-là, devrais-je dire. Cette soirée de réveillon a été des plus agréable et des mieux remplis. Entre danses, discussions philosophiques, parties de poker, et bien d’autres activités, personne ne s’était couché avant le milieu de la matinée. L’ambiance a été
fantastique et la soirée va rester dans les mémoires. Nathan a fait une annonce qui a surpris bon nombre d’entre nous. Il a décidé de sortir un livre sur la famille, dédié à Grand Papy Sam, qui nous avait quittés l’année dernière. Il y dévoilera quelques secrets de famille pour l’occasion. Nathan étant maintenant le patriarche, il va laisser sa trace dans la famille, comme Sam avant lui, et comme chaque patriarche depuis des générations.

Je suis encore sous l’effet de l’émotion des événements de la veille, quand on sonne à la porte.

— Papa ! C’est pour toi ! me crie Anton qui a dormi à la maison.

Je m’avance en direction de la porte et aperçois un homme en costume cravate.

— Enchanté Monsieur Williams ! Désolé de vous déranger en ce jour de fête, dit l’homme d’un ton plutôt neutre.

— Que puis-je faire pour vous ?

Devant son attitude protocolaire, je m’inquiétais et restais sur la défensive.

— Voilà ! Je fais partie d’un organisme humanitaire. Et sur le terrain d’une de nos missions, nous avons découvert un site archéologique.

— Un site archéologique ! Où cela ?

Une soudaine curiosité m’envahit, mais j’attends la réponse en essayant de ne rien montrer.

— Dans le désert du Kalahari Monsieur, en Afrique du Sud. Notre organisation serait honorée que vous dirigiez les fouilles.

— Pourquoi moi ?

— Tout simplement, par ce que vous êtes le plus compétent pour ce genre de fouilles.

— Le plus compétent ?

La surprise monte en moi. En quoi mes compétences pourraient-elles être utiles dans le Kalahari ? Ma spécialité, c’est plutôt l’Amérique du Sud.

— Oui, c’est effectivement vos compétences en paléontologie, tout comme vos connaissances archéologiques sur les Mayas qui sont toutes deux requises, sur ce chantier.

— Avez-vous un dossier à me laisser ? Histoire d’en savoir un peu plus sur ce projet.
— Rien de cela, Monsieur Williams. Mais vous trouverez,
sans problème, sur internet.

— Dans le Kalahari, vous m’avez dit ?

— C’est cela.

— D’autres personnes ont-elles été contactées ?

— Pas encore. Mais je dois contacter un paléobotaniste.

— Je vois.

— Excusez-moi encore pour le dérangement, Monsieur Williams. Je vais vous laisser réfléchir. Voici ma carte. N’hésitez pas à me contacter. Quelle que soit votre réponse, dit-il en me tendant sa carte.

— Je n’y manquerai pas, Monsieur Thorpe ! dis-je en déchiffrant son nom sur la carte.

L’homme fait demi-tour et me laisse seul, devant ma porte, interdit. C’est la première fois que quelqu’un requiert mes deux compétences simultanément. Je ne vois même pas quel cas pourrait les nécessiter, surtout dans cette région. Je finis par fermer la porte et vais m’asseoir dans mon bureau pour réfléchir. Accepter un tel travail changerait beaucoup de choses. Quitter quelque temps ma famille, arrêter les cours à l’université. Et me ralentirait dans mon livre. Beaucoup de choses que je ne tiens pas à changer.


Témoignage sur l'autoédition de Chanson Sylvain


Un grand merci à l’équipe d’Autres Talents pour son efficacité, son professionnalisme et son chaleureux accueil, qui a fait de cette aventure une réussite.

Et grâce à sa rapidité, j’ai même pu avoir mon livre pour les fêtes de Noël. Mention spéciale pour Karim.

Je suis prêt à repartir pour une autre aventure.