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couverture du livre Je ne crois pas, je suis vivant écrit par Fropier Michel

Fropier Michel

Je ne crois pas, je suis vivant

18.69 € TTC

Frais de port inclus France
Métropolitaine uniquement

240 pages
15.8 x 24 cm
sur papier 90 g offset
Style litteraire : Savoir
Numéro ISBN : 978-2-35682-133-1

Présentation de Fropier Michel


Architecte et urbaniste, aujourd'hui en retraite, l'auteur a été ordonné diacre en 2005. Même si la recherche de Dieu est omniprésente dans sa vie, bien des interrogations l'ont éloigné de la religion pour finalement le ramener dans le giron de l'Eglise catholique. Né dans la "foi du charbonnier", il retrouve aujourd'hui dans son être l'inextinguible présence du Christ qui donne vie.

Présentation de Je ne crois pas, je suis vivant


Où Dieu se cache-t-il ?
Pourquoi est-il si difficile de croire ?
Pourquoi le Christianisme est-il si mal connu ?
Et s'il suffisait d'être heureux, librement heureux pour trouver la paix… ?

Autant de questions auxquelles l'auteur tente de répondre en puisant au cœur de ses méditations et de son vécu.

Un livre de foi… sans doute. Un cri d'amour… sûrement.


Extrait du livre écrit par Fropier Michel


L’inconscient pour moi, c’est un peu comme un grenier. On y trouve tout un bric-à-brac de choses que l’on a acquises puis mises au rebut, des tas d’objets qui étaient déjà là quand on a hérité de la maison.

… Et puis…

Et puis, il y a la lumière qui tente de se frayer un chemin à travers tout ça mais qui laisse dans l’ombre bien des mystères. Cette lumière qui varie tout au long de la journée, qui varie au fil des saisons… cette lumière qui filtre à travers un fenestron que je n’ai pas toujours le temps de nettoyer et qui s’encrasse tout naturellement avec le temps qui passe…

La lumière nous donne une petite idée de ce qu’est le surconscient. La lumière vient d’ailleurs et pourtant c’est bien elle qui permet de distinguer tout ce qui est accumulé dans le grenier. Elle joue sur les formes et les déforme, elle approche les objets et les éloigne aussi. Elle les met en évidence dans un jeu de contrastes ou les efface dans la nébulosité d’une ombre changeante qu’elle crée par sa seule présence.

Mais revenons à des propos plus consensuels. L’homme est conscient de sa finitude… L’homme sait qu’il va mourir… tout à l’heure, demain ou plus tard…

L’homme est un être fini… Je suis comme un crayon… j’ai une enveloppe, celle de mon corps. Cela, je le sais et je peux le comprendre. Etre « fini », cela veut aussi dire avoir des limites et toute limite éloigne de toute idée prétentieuse que je pourrais me faire de moi, toute limite oblige à l’humilité. Mais cela ne m’empêche pas de rêver de perfection, comme cela ne m’empêche pas de m’ouvrir vers l’infini. Parce que par ma pensée je vis aussi en esprit.

Certains croient pouvoir dire en insistant plaisamment sur les mots, que cette idée d’infini est une idée « finie », autrement dit qu’il s’agit d’une pure idée générée par le cerveau qui est puissance d’esprit.

Avez-vous déjà essayé d’imaginer l’infini ? C’est un jeu terrible que de s’engager sur une telle aventure : imaginer l’infini, autrement dit dessiner une image de l’infini… C’est d’autant plus terrifiant qu’en fait, l’infini est inimaginable mais ce n’est pas pour autant qu’il est possible de dire que s’essayer à ce jeu est une idée « finie », une facétie du cerveau… Je n’arrive pas à imaginer l’infini mais je le sens qui s’impose à moi… et c’est encore bien plus déstabilisant.

L’homme est tout à fait capable de reconnaître les limites de sa pensée, sans aucun doute issues de sa finitude, de son imperfection, mais il est tout aussi capable et même surtout capable de les accepter, ces limites, c'est-à-dire capable d’admettre une autre forme de pensée que la sienne, une pensée plus parfaite que la sienne… L’idée d’infini n’est donc pas une idée « finie » mais une idée « indéfinie » et ce n’est pas la même chose.