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couverture du livre Ambroise Baumière écrit par Campfort Samuel

Campfort Samuel

Ambroise Baumière

21.00 € TTC

Frais de port inclus France
Métropolitaine uniquement

238 pages
A5 : 14.5 x 20.5 cm sur papier 90 g offset
Style litteraire : Roman
Numéro ISBN : 978-2-35682-032-7
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Présentation de Campfort Samuel


Né en Anjou en 1976 et après avoir vécu sur Le Havre et Paris, le hasard de la vie m'a amené en Provence durant l'été 2005. Depuis, l'écriture est venue à moi en décembre 2007 tandis que je combattais un cancer.

À la suite de cette écriture en forme de biographie-thérapie, j'ai eu envie de romancer une aventure singulière et particulière autour de Lagnes, mon village d'adoption depuis maintenant 6 ans, et autour de ma passion, à savoir le patrimoine historique et culturel du Comtat Venaissin, une partie de l'actuel département de Vaucluse. Cet ouvrage "Ambroise Baumière" en forme l'intrigue.

Présentation de Ambroise Baumière


"Ambroise Baumière" est un roman historique et... érotique, avec des personnages évoluant en Provence, dans le royaume de France et dans les Comtats d'Avignon et Venaissin... En cette année de grâce 1720, Ambroise Baumière va être témoin d'une épidémie de peste ramenée des Échelles du Levant via les cales du navire le Grand Saint Antoine.

Seulement, le fléau va faire rage et décimer les populations... Pour cela, Ambroise Baumière est appelé à travailler aux côtés de l'architecte carpentrassien Antoine d'Alleman. Ils vont tous deux œuvrer pour l'Histoire comtadine en étant impliqués dans la construction de ce que l'on a appelé la muraille de la ligne sanitaire... Mais l'amour guette ! Cet amour de l'intérieur de l'âme. (Avertissement : lecture interdite au moins de 16 ans).


Extrait du livre écrit par Campfort Samuel


Mon voyage vers le Comtat Venaissin

Ambroise Baumière, je me nomme ainsi !
De mes origines, je ne sais presque rien ou si peu.Si j’en crois les dires de ma mère, c’est dans la cave de blanchisseuses où elle travaillait, dans le quartier des Gobelins, proche de la Bièvre1, que j’ai vu le jour aux environs de l’an 1690.

Quelques années plus tard, j’étais devenu un jeune et joli garçon, gai, curieux et frivole, comme on sait l’être lorsque l’on a un peu d’argent de son travail et l'âge de raison. La nature m’avait doté d’une constitution robuste, au torse bien charpenté. Et, ce physique harmonieux, je prenais soin de l’agrémenter d’une certaine élégance rendue visible dans la manière dont je me vêtais. L’ensemble me donnait, sans outrecuidance je dois bien l’avouer, une allure de gentilhomme.

Les gens qui me côtoyaient alors, disaient de moi que j’étais un aventurier doué d’un très bon sens de l’orientation, amoureux des choses créées par la Nature et par l’Homme. Au seuil de ma vie, il me plaît à dire encore, à qui veut bien m’écouter, que nous ne sommes propriétaires de rien mais de modestes gérants des patrimoines. D’ailleurs ne sommes-nous pas sur Terre pour transmettre et perpétuer les connaissances ? Connaissances des Son nom viendrait soit du latin biber qui est l'ancien nom du castor, soit de beber la couleur brune. Paris et la Bièvre : la ville et la rivière disparue ! Cette rivière apportait l'eau propre, indispensable à la survie. Mais ses usages industriels lui retirèrent très vite la confiance des riverains car son aspect, après l'empreinte des teinturiers, des tanneurs, des bouchers et équarrisseurs de la rue Mouffetard, dont le nom même de mofette évoque les exhalaisons putrides, était repoussant. La Bièvre a désormais disparu car, au bout de la rue des Cordelières, le Paris contemporain commence.

valeurs de cœur, des manières et de l'esprit qu'aujourd'hui j'ai la faiblesse de croire posséder.
À cette époque, j’exerçais le métier d’aide-maçon et ma réputation sur la place de Paris était reconnue. Mon esprit vif et ma malignité me rendaient redoutable. J’aurais dû être heureux de ma situation qui était enviable, mais depuis quelque temps, je n'en avais cure. J’étais certain qu’il m'allait falloir travailler sur d’autres projets d’envergure si je voulais accéder au grade, tant convoité, de maître maçon.

J’en étais là de ma réflexion quand, un beau matin de printemps de l’an 1720, je reçus une missive du Sud du royaume de France. Elle était signée par M. Antoine d’Alleman, un architecte de Carpentras dont la réputation avait dépassé la terre de Provence. Il me demandait de le rejoindre pour bien vouloir le seconder à la construction du nouvel aqueduc de la ville. Comment connaissait-il mon existence ? Il ne me le disait pas dans son courrier, qu’importe, j’en étais sûr, c’était une opportunité inespérée que de pouvoir travailler sur ce projet aux côtés d’un homme d’expérience. Elle allait changer ma vie et me permettrait, sans aucun doute, de devenir ainsi maître maçon à, à peine trente ans.
J’acceptais, sans vraiment réfléchir, cette proposition et confirmais à M. d’Alleman mon arrivée pour la fin de l’été. Je voulais croire combien il serait utile à un jeune talent comme moi d'être mis en lumière par un homme tel que M. d'Alleman, bien qu'il ne côtoie pas le cercle des architectes parisiens.
Tout à mon bonheur de quitter Paris dans les semaines à venir, je me consacrais pleinement à ce voyage vers l’inconnu. Je voulais préparer soigneusement mon parcours (annexe 1) avec, comme seule aide, la carte du royaume de France d’Oronce Fine2 pour éviter de partir à hue et à dia. C’est ainsi que chaque soir, dans mon petit logis de la rue Mouffetard, proche de l'église Saint-Médard, à la lumière vacillante de la lampe à huile, j’étudiais dans ses moindres détails, encore et encore, cette carte qui me faisait rêver.

Oronce Fine, mathématicien et cartographe français, réalisa la première carte de France imprimée en 1525. Cette carte servait essentiellement aux itinéraires postaux, entre les relais de poste et les auberges, sur le trajet d’Amsterdam à Marseille, en passant par Paris, Auxerre et Lyon. Elle servira jusqu’en 1789. Louis XV ordonnera ensuite la création de la carte de Cassini : la plus ancienne des cartes du royaume de France entièrement composée de cartes établies entre 1683 et 1777, par Jean-Dominique Cassini et son fils Jacques, de l'Académie royale des sciences.

Quels paysages allais-je découvrir ? Quelles rencontres allais-je bien pouvoir faire ? Quelles embûches y pourrais-je subir ? Serais-je à la hauteur de ma réputation pour le travail qui me serait confié ? Tant d’interrogations qui se bousculaient dans ma tête mais ô combien excitantes pour moi, Ambroise Baumière, qui ne connaissait, en ce début de XVIII ème siècle, que Paris.

M. Antoine d’Alleman m’attendait pour la fin du mois d’août, au plus tard au début du mois de septembre 1720. J’envisageais donc, pour arriver à la date prévue, un départ de la capitale, début juin.
Ce voyage initiatique me mènerait, en tout premier lieu à Auxerre, j’y tenais, tant la ville m’avait été vantée pour son architecture exceptionnelle. Puis je continuerais en direction de Lyon et Carpentras, dans le Comtat Venaissin, but ultime de mon voyage.
*
En ce jour d’hui, samedi 25 mai de l’année de grâce 1720, dès mon réveil, je décidai de partir. Je mis à la hâte dans ma sacoche la lettre d’invitation, le laisser-passer obligatoire pour tout voyageur dans le royaume de France c’est-à-dire mon certificat de santé, mon carnet de croquis in-quarto, mon écritoire de poche, quelques effets, mais aussi une petite fiole d’eau de fleur d’oranger dont je ne me séparais jamais. Voilà ce qui constituerait mon simple bagage.

Ainsi apprêté, je quittai, sans aucunement me retourner sur ma décision, la ville à pied, en toute fin
de journée.

Ma première nuit à la belle étoile, je la goûtai avec volupté. La chaleur était douce et je décidai de m’installer dans la paille accueillante d’une grange située au milieu de nulle part. Dès potron jacquet, un rai de lumière me réveilla et c’est à la Seine, rivière qui serpentait non loin de là, en direction de l'Yonne, que je me débarbouillai avant de reprendre ma route.


Témoignage sur l'autoédition de Campfort Samuel


L'expérience de la publication d'un premier roman est unique, cela va sans dire !

Et de concrétiser la sortie d'« Ambroise Baumière » avec Autres Talents a été, pour ma part, une solution enrichissante et gagnante tant grâce aux contacts avec Karim Belarbi qui, par sa présence et ses conseils, m'a permis d'améliorer mon tapuscrit avant l'envoi chez l'imprimeur, que grâce à la possibilité de proposer mon livre à un large public via leur site internet et le lien avec le mien, à savoir : Singulières Écritures.

Car, lorsque l'on choisit l'auto-édition, il nous est très difficile, en tant qu'écrivain, d'élargir notre panel de lecteurs au-delà du cercle familial et amical. Autres Talents nous en donne la possibilité.

Je suis tout jeune dans ce monde de l'auto-édition mais ce que je vis depuis qu’« Ambroise Baumière » existe réellement sur couverture et papier, et depuis que je sais mon histoire entre les mains de lecteurs, je comprends maintenant ce que cela veut dire de partager le bonheur de l'écriture et le plaisir de la lecture.

Qui aurait pu imaginer, il y a deux ans, que je serais devenu un jour écrivain avec l'appui de lecteurs qui me sont connus ou inconnus ? Pour goûter le même sentiment, j'incite tout le monde à vivre et à écrire leur histoire de vie !

Ce premier roman « Ambroise Baumière » reçoit un accueil chaleureux et encourageant, je lui souhaite donc une longue vie lue par de nombreux liseurs…