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couverture du livre Entre Paradis et Enfer écrit par Tellechea Annie

Tellechea Annie

Entre Paradis et Enfer

25.69 € TTC

Frais de port inclus France
Métropolitaine uniquement

384 pages
A5 : 14.5 x 20.5 cm sur papier 80 g offset
Style litteraire : Roman
Numéro ISBN : 978-2-35682-052-5

Présentation de Tellechea Annie


Je suis originaire de Biarritz (Pays Basque), je me suis installée en Martinique en l'an 2000. Ma vie est des plus agréables : la nature, la mer, la peinture, l'écriture et aussi, ma famille, mes amis et mes chats.

Je me suis parfaitement intégrée à mon village du DIAMANT qui est magnifique. ENTRE PARADIS ET ENFER est mon deuxième roman et le prochain est en train d'éclore dans ma tête.

Présentation de Entre Paradis et Enfer


Devant leur café, un chagrin muet plane, les minces espoirs qu’ils avaient se sont évaporés. Ils se parlent à voix basse. Inlassablement, ils envisagent de continuer leur battue. La gendarmerie sera présente. Ils sont galvanisés par le danger encouru par Anne Claire, il y a maintenant huit jours qu’elle a disparu.

Au petit matin, ils apprennent que la battue ne peut avoir lieu, le cyclone doit passer sur la Martinique en début de soirée et pourtant, le temps est clair, la journée s’annonce magnifique…


Extrait du livre écrit par Tellechea Annie


Lorsqu’elle parvint à s’endormir ce fut, encore, comme depuis trop longtemps, ce cauchemar récurrent qui la faisait pleurer à chaudes larmes :

« Je vous en supplie, épargnez-moi, je ne dirai rien à personne… laissez-moi partir… j’ai mal, j’ai trop mal… Maman, Papa où êtes-vous, emmenez-moi… »

- Chut, ma chérie, calme-toi, nous sommes là, tu es à la maison, lui dit sa mère tout en essayant de lui caresser son bras qui s’agite dans tous les sens.

D’un bond, Anne-Claire s’assoit sur son lit ravagé, les cheveux collés par les pleurs et l’angoisse.

Et pourtant, elle avait si bien démarré dans sa jeune existence. Enfin, complètement réveillée, comme à chaque fois, elle se repassait le film de sa vie. Cela l’épuisait littéralement, quand pourrait-elle renaître de « ses presque cendres ».

Anne Claire Nafarroa est une belle jeune femme, libre, vivante, intelligente, originaire de Juxue, un petit village du Pays Basque. Elle voudrait croquer la vie à pleines dents. Avide de la vie, freinée dans son élan par son éducation et sa double personnalité, amis, connaissances, amants se succèdent. Professionnellement, très compétente, très appréciée, irréprochable, elle est opticienne.

Double face. Elle ne veut pas se simplifier. Elle aime ses deux « MOI » unis en un seul corps. Longues réflexions, rencontres, la poussent à quitter son milieu familial pour s’en éloigner d’une petite cinquantaine de kilomètres. Loin s’en faut, absolument insuffisant. Sa sérénité n’est pas totale. On pourrait la reconnaître.

Anne Claire est certaine, que l’autre personnage qui l’habite est dérangeant pour sa famille et ses amis de toujours. Elle ne vit pas pour contrarier, mais uniquement pour se réaliser. En aucun cas elle ne sera le trouble-fête d’une famille aimante, consciente de ce qu’elle représente pour elle : réussite, équilibre, bonheur, d’humeur égale, serviable et prévenante à souhait. Elle représente une fille, une sœur, une amie idéale.

Ses parents, Liliane, dite « Lili » et Henri Nafarroa sont propriétaires d’une importante ferme agricole à Juxue, un tout petit village, de cent quatre vingt dix sept âmes, plein de charme, avec une vue exceptionnelle sur la chaîne des Pyrénées. Tout le monde se connaît, aucun événement heureux ou malheureux ne passe inaperçu, jusqu’à telle jument qui a mis bas, dans telle ferme… ou tel petit garçon qui a fait une chute à bicyclette… on est vraiment loin de l’anonymat !

Dès sa tendre enfance, Anne Claire, en compagnie de son frère aîné et unique, Charles, a l’autorisation de monter « à cru », sa jument Egoa, à la bonne saison, c’est-à-dire, six mois de l’année. Dans ces moments-là, et dès l’âge de douze ans, Anne Claire perçoit un sentiment de liberté. Les crinières au vent, les jambes enserrant étroitement les flancs d’Egoa, plus rien ne vient la perturber.

Plus tard, ces chevauchées sont devenues un besoin viscéral d’évasion, mais pour elle toute seule. Elle avait grandi et Charles ne l’accompagnait plus que de temps à autre. Elle préférait monter Egoa, en tête-à-tête. Elles s’arrêtaient toutes les deux quand bon leur semblait. Egoa s’abreuvait à la rivière tandis qu’Anne Claire s’imaginait une vie extraordinaire.

C’est à cette période, vers l’âge de quinze ans, que son double s’est révélé. Son prénom n’est-il pas double ? Il y a toujours eu, Anne « la rangée », et Claire « l’aventurière ».

C’était Claire qui avait fait braver tous les dangers à sa jument, en traversant la Bidouze1, au risque de se faire emporter par le courant, ou lui faire dévaler les collines abruptes au grand galop. Egoa et Claire revenaient de leurs chevauchées écumantes de bonheur. Anne prenait le relais, elle ramenait Egoa à l’écurie, la pansait, l’abreuvait, lui

Cours d’eau de 82 km, affluent de l’Adour donnait à manger, lui exprimait des mots d’amour et de reconnaissance.

Durant ses études, dans la belle ville de Pau, tout s’est déroulé sans anicroche. Bonnes notes, bonnes camarades, manquant d’imagination, mais cependant agréables. Anne Claire, s’est réfugiée derrière « la rangée ». Cinq années à étouffer, emprisonnée dans un carcan de bienséance, elle ne fait rien pour s’en libérer. Elle est comme un ermite dans un
refuge oublié qui n’en finit plus de faire taire l’aventurière.
Isolée parmi les siens aimants.

Elle s’autorise des conversations intimes avec son double, de plus en plus souvent, c’est bien là un signe d’asphyxie. Elle est maintenant convaincue, que sa chère jument ne suffira plus à son épanouissement, il faut aller le chercher plus loin, et si cela se révèle indispensable, elle ne se pose aucune limite, ce sera encore plus loin, hors de la vue de quiconque la connaît.