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couverture du livre L'étrange histoire de Sabrina écrit par Aubineau Claudine

Aubineau Claudine

L'étrange histoire de Sabrina

13.40 € TTC

Frais de port inclus France
Métropolitaine uniquement

80 pages
15.8 x 24 cm
sur papier 80 g offset
Style litteraire : Roman
Numéro ISBN : 978-2-35682-091-4

Présentation de L'étrange histoire de Sabrina


Sabrina se réveille sur la plage. Mais où est passé Marco ? Après de vaines recherches, elle doit se rendre à l'évidence : celui qui fait battre son cœur a disparu.

Ce roman relate les péripéties de la vie d'une adolescente, devenue femme beaucoup trop vite, tour à tour heureuse puis malheureuse. Prise dans le tourbillon quotidien, elle devra faire face à divers tourments, sans jamais oublier son premier amour de jeunesse, Marco. Mais le reverra-t-elle un jour ? Tous ses espoirs semblent s'envoler.


Extrait du livre écrit par Aubineau Claudine


Le jour des examens, tant attendu et en même temps redouté, arriva. Le cœur battant, une adolescente apeurée grimpa dans l’autocar afin de se rendre au lycée. Une unique place restait inoccupée ; elle n’avait pas d’autre solution que de venir s’installer à côté d’un élégant garçon aux cheveux très noirs, assez longs, qui encadraient de romantiques yeux verts. Sabrina sentit son cœur battre plus vite, puis elle pensa que cette banale rencontre ne changerait rien dans sa vie, mais elle se trompait.
Une heure après, le car s’arrêta devant une grande grille blanche où plusieurs groupes de jeunes gens bavardaient gaiement.

Sabrina descendit et rejoignit quelques amis. La sonnerie interrompit leur entretien. Après l’appel, elle fut introduite dans une vaste classe, entourée d’inconnus. Qu’elle ne fut pas sa surprise de revoir son compagnon de voyage ! Marco, lui aussi, la remarqua ; et après les diverses compositions et interrogations écrites et orales, ils se retrouvèrent à la sortie. Depuis cet instant, ils devaient se revoir tous les jours, jusqu’à ce que leur amitié se transforme en amour, tendre et passionné à la fois.

C’est ainsi qu’elle était venue avec lui sur cette plage, ce jour-là.

– Marco ! appela Sabrina, où es-tu ? Reviens ! Mais aucune réponse à ses appels désespérés, seul le cri d’une mouette retentit.

En cette fin de septembre, il n’y avait personne sur cette côte de l’océan, près de Meschers, en Charente-Maritime.

Désormais, sa vie se brisait, elle était anéantie, sans pouvoir trouver la force de regagner son appartement.

Les jours passèrent, Marco ne revenait toujours pas. Sabrina semblait vieillie. Plus de sourire sur son beau visage
rongé de larmes, plus de chaleur dans son cœur meurtri. Pourtant la vie monotone et triste continuait.

Cela faisait maintenant quinze jours qu’elle espérait toujours voir Marco revenir. Il avait certainement éteint son téléphone, car ses appels n’aboutissaient même pas. Elle se sentait si seule, elle, la petite orpheline de vingt ans. Sa grand-mère maternelle, qui l’avait élevée depuis la mort de sa maman suite à un cancer généralisé, était hospitalisée, son état de santé n’étant pas très brillant. C’est vrai qu’elle avait quatre-vingt-cinq ans, pauvre Mamie Louisette.

Sabrina se rappela les bonnes confitures de fraises qu’elle savait faire. En rentrant de l’école, la jeune fille répandait sur de larges tartines ce nectar à grandes cuillerées ; et tous ces savoureux gâteaux, de toute sorte, elle ne manquait jamais d’idées cette grand-maman. Elle était toujours très attentive à sa petite-fille, sa seule et unique descendante puisqu’elle n’avait ni frère ni sœur son papa étant décédé dans un accident de moto juste après la naissance du bébé, et quatre ans plus tard sa femme l’avait suivi au cimetière.

Ce mardi matin, Sabrina se leva tôt pour aller au marché faire quelques courses afin de préparer le repas. L’automne allait bientôt arriver, la fraîcheur se faisait déjà ressentir. Les marchands avaient des étalages bien achalandés.

– Sardines fraîches ! cria un poissonnier. La jeune fille en prit deux. Elle acheta également des légumes et des fruits, puis elle rentra chez elle, un peu angoissée, sans raison apparente.
En effet, un quart d’heure plus tard, elle reçut un télégramme lui annonçant que sa grand-mère l’avait quittée. Elle se sentit défaillir et eut juste le temps de s’asseoir sur le divan.