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couverture du livre Les petits vieux se ramassent à la pelle écrit par Champougny Corinne

Champougny Corinne

Les petits vieux se ramassent à la pelle

15.69 € TTC

Frais de port inclus France
Métropolitaine uniquement

230 pages
Poche : 11 x 18 cm sur papier 80 g offset
Style litteraire : Roman
Numéro ISBN : 978-2-35682-082-2

Présentation de Champougny Corinne


Corinne Champougny est une auteure briviste qui a déjà publié cinq romans chez divers éditeurs. Actuellement professeur de Lettres dans un lycée de la cité Gaillarde, elle consacre une bonne partie de son temps libre à inventer des histoires en partie déjantées, où le suspense le dispute souvent à l'humour.

Précédentes parutions : L'Ile aux adieux, éditions du Petit Pavé, 2007 Une Virgule d'acier, éditions de L'Harmattan, 2007.

Mortelle Foire du livre, éditions des Monédières, 2008 Un Cadavre dans les douves, éditions du Petit Pavé, 2010 (prix 2011 du Roman jeunesse du Salon international du livre insulaire) Là-bas, La Société des Ecrivains ( à paraître courant 2012).

Présentation de Les petits vieux se ramassent à la pelle


Xavier Rondeau, commissaire de Brive-la-Gaillarde au caractère bien trempé (dans la bière, entre autres) va se trouver confronté à un sacré problème : les petits vieux tombent comme des mouches dans la cité gaillarde et aucune piste sérieuse ne se dessine à l'horizon…

Mais Cédric, un jeune policier originaire de Corse, va lui aussi mener sa propre enquête, enquête qui le confrontera à de bien douloureux souvenirs. Ce pastiche de roman policier dont l'intrigue se noue entre Brive et Ajaccio ravira les amateurs de romans à énigmes et d'humour. En effet, au-delà du plaisir que l'on peut prendre à suivre les principaux protagonistes qui veulent résoudre l'énigme, c'est bien l'humour qui est le fil conducteur de cette pochade au goût d'été.


Extrait du livre écrit par Champougny Corinne


Le petit vieux est ratatiné comme une chiure de mouche, constate Rondeau en tournant la tête pour cracher par la fenêtre ouverte. Il faut respecter les scènes de crime. C'est d'ailleurs la seule chose qu'il respecte, à peu près. En attendant, il est bien embêté. Pas par le petit vieux entortillé dans ses draps et raide mort, non, des vieux il y en a bien assez, mais ce soir c'est Italie-Sénégal, et bon sang, il a mis la bière au frigo ce matin avant de partir, faudrait pas que les vieux l'emmerdent quand il y a match, surtout que les Ritals, cette saison, c'est quelque chose ! Tiens, il va commander une pizza, pour faire local, c'est pas con, bon, alors, et ce macchabée ? −Et le macchabée ? demande-t-il alors au médecin en se grattant la fesse droite. − Commissaire, il n'a pas l'air d'être mort de mort naturelle, avance le docteur Massène d'un ton prudent. − Ah bon. Tiens, j'aurais pourtant pensé qu'il s'était étranglé tout seul avec ses draps. C'est pervers, les vieux, vous savez. Peut-être que ce matin il s'est dit, tiens, il me reste quoi, quelques semaines à vivre, allez, on va rigoler un peu, ces fainéants de flics ne savent pas quoi faire de leurs journées, je vais les faire travailler un peu, ça les changera. Au fond, c'est simple, il a juste voulu se marrer. Ah ! ah ! ah ! Je m'étrangle d'ailleurs de rire. Non, non, sans jeu de mots. Bon, quoi d'neuf, docteur ?

Massène passe une main sur son menton, pensif. Il n'a rien à dire. Le type est mort, c'est tout, et sans doute depuis deux ou trois jours, d'après l'odeur. Il n'est pas légiste, Massène, et il ne va pas déclarer d'un ton pénétré : « Commissaire, le meurtre a eu lieu à minuit trois le vingt juillet. Strangulation. Mais l'homme a été surpris dans son sommeil, il a à peine eu le temps de réaliser. Quant à l'assassin, cherchez du côté d'un homme costaud, je dirais dans les un mètre quatre-vingt-dix – regardez bien, là, il fallait se pencher selon cet angle précis pour entortiller les draps efficacement – et puis orientez vos recherches vers l'univers des marins, ce nœud, là, au bout du drap, ne trompe pas ». Bien sûr, des marins à Brive, c'est n'importe quoi, mais Massène pense effectivement à n'importe quoi, agacé d'être dans cette chambre surchauffée alors qu'il y avait au moins déjà quatre patients qui l'attendaient à son cabinet de la rue Carnot quand la police lui a demandé de venir constater le décès . Et dire qu'il a failli prendre ses vacances en juillet, au lieu d'attendre le 15 août. C'est Ribère qui lui a piqué le dernier remplaçant disponible pour ce mois-ci. Bien sûr, il aurait dû anticiper, mais en avril il ne savait pas encore que Julie allait plier bagage et que tous ses projets d'été tomberaient à l'eau. Dans l'urgence, il a annulé la réservation de la villa à Saint Martial en Vendée, c'est déjà pas mal. Bon, en attendant, il faut qu'il rentre au cabinet -Commissaire, la mort remonte à quelques jours, peut-être deux ou trois, pas plus. Mais avec cette chaleur…

Rapidement, Massène attrape sa mallette, fort inutile au demeurant, et contourne le gros rouquin pour se diriger vers la porte. Rondeau le regarde partir avec un petit sourire ironique. Ces médecins, on se demande pourquoi ils ont fait tant d'études. Parce que franchement, pour prendre une tension et gribouiller une ordonnance…. Heureusement que lui ne va jamais consulter. Et il se porte très bien comme ça.

Mais en attendant, le petit vieux est toujours ratatiné contre le mur, artistiquement empaqueté dans des draps d'un blanc très douteux. L'odeur, un instant balayée par le courant d'air rapidement mis en place par Joubert, s'immisce à nouveau dans le petit appartement en soupente. En juillet, les assassins pourraient au moins signaler leurs forfaits, question d'hygiène. Pas de traces de lutte – mais qui lutterait contre cette larve desséchée ? ricane Rondeau, en revanche la serrure a été forcée. Sans grande difficulté, d'ailleurs. Il suffisait d'un bon coup d'épaule. Même le bois du chambranle est pourri. Comme tout ce qu'il y a ici, pense Rondeau en regardant rapidement autour de lui. Si c'est ça, devenir vieux, autant picoler joyeusement et en finir le plus tôt possible. Oui, bière et pizza, ce soir, c'est décidé.

- Joubert et Martineau, vous essayez de vérifier ce qu'on a pu lui voler, oui, je sais, faut être cinglés pour espérer piquer quelque chose ici, mais avec un camé, c'est possible. Duplas, vous vous occupez de la famille. Essayez aussi les voisins. Moi, je file.


Témoignage sur l'autoédition de Champougny Corinne


Je viens de commander une réédition de mon livre : une semaine après, je recevais mes exemplaires !

Efficacité, professionnalisme, franchement, il n'y a rien à dire, si ce n'est… chapeau !