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couverture du livre Mont saint sulpice écrit par Compérat Jean-Louis

Compérat Jean-Louis

Mont saint sulpice

Ce livre est épuisé,
il n'est plus disponible à la vente

25.90 € TTC

Frais de port inclus France
Métropolitaine uniquement

170 pages
A5 : 14.8 x 21 cm sur papier 90 g offset
Style litteraire : Roman
Numéro ISBN : 978-2-35682-072-3

Présentation de Mont saint sulpice


Cet ouvrage est une reprise de l’œuvre majeure d’un prêtre : l’Abbé Cornat, qui en 1849 fait paraître l’histoire de son village. Ce travail est issu des archives que son prédécesseur : l’abbé Moreau Dufourneau, avait récupéré, classées, analysées. Le travail de compilation et d’analyse de ces éminentes personnalités paraît dans l’annuaire de l’Yonne de 1850. J’ai repris cette biographie villageoise que je considère d’un intérêt majeur pour la connaissance de notre ruralité en y apportant les éléments complémentaires que les moyens modernes d’investigation mettent à notre disposition.

Je me suis tenu à respecter l’esprit et la forme de l’ouvrage initial que j’ai retranscrit dans son intégralité, en y ajoutant par une écriture différente, mes analyses et commentaires contemporains. J’ai bien évidemment complété les descriptions et listes de personnages ayant marqué l’histoire du village depuis 160 ans. Mon souhait, en reprenant cet ouvrage, est de participer à donner une identité à notre village ; cette identité doit essentiellement sa justification à notre histoire commune, et à tous ceux qui à leur manière ont laissé leur empreinte dans cette terre Montoise.

Certaines familles ont vécu de nombreux siècles sur cette terre, d’autres ni sont passées que quelques années, mais toutes ont imprimé leur passage et participé à identifier notre Mont St Sulpice. Je suis persuadé qu’à travers notre histoire locale, c’est aussi l’histoire de cette Bourgogne Nord, proche voisine de la Champagne et de la région parisienne pour son développement commercial et l’attirance qu’elle formait sur les esprits curieux de nos concitoyens. MONT SAINT SULPICE a accueilli tous ces personnages qui ont façonné l’histoire de notre France, ce livre nous parle de la carrière de ceux-ci et de leurs conditions de vie au fil des siècles.


Extrait du livre écrit par Compérat Jean-Louis


Saint Pèlerin d’Auxerre, Saint Savinien de Sens, et leurs glorieux associés, furent les apôtres de nos contrées. Leur apostolat date du milieu du IIIe siècle. Saint Savinien, à qui le pontife romain avait confié la conversion des Sénonais, accepta tout naturellement, pour bornes de sa juridiction, les limites de la Sénonie. Or le Serain limitait alors cette vaste province au Sud Est. Et la séparait de Pagus Autissiodorensis. Le Mont Saint Sulpice, Hauterive, Chichy, Ormoy et Cheny situés au-delà du Serain devinrent donc sur ce point et restèrent jusqu’à la fin des paroisses extrêmes du diocèse de Sens, relevant du doyenné de St Florentin. La constante soumission à l’Archevêque de Sens n’est démentie par aucun monument dans la suite des siècles.

On a fait la remarque qu’en France, la paroisse est la mère de la commune, dont les développements ont produit l’état social actuel. Si l’étude de l’établissement des communes est intéressante, celle de la formation des paroisses ne l’est pas moins. Dans les trois premiers siècles de l’ère chrétienne, il n’y avait rien qui ressemblât à ce que nous appelons paroisse, comme le démontre fort bien le docte Nardi, dans son traité du droit des curés. Parochia signifiait le diocèse, la circonscription dans laquelle s’exerçait le pouvoir épiscopal, et ce mot a été employé dans ce sens, au moins jusqu’au XIIe siècle. Dans l’Italie, dans l’Afrique, dans la Grèce, dans l’Asie Mineure, pays d’antique civilisation, les évêchés étaient très rapprochés, chaque ville, un peu importante avait son évêque. Il n’y avait qu’une seule église paroissiale, la cathédrale, où se rendaient à la fois les habitants de la ville et ceux de la campagne. L’évêque seul pasteur était entouré de prêtres en nombre suffisant pour les besoins de ses ouailles. Il les envoyait porter les secours spirituels à la campagne et les rappelait auprès de lui, où ils vivaient souvent en commun et lui servaient de conseil, sous le nom de presbitérium, collégium sacerdotum etc.

Mais dans les Gaules pays couvert de forêts, où la population était disséminée, les villes rares, ce mode de gouvernement ecclésiastique devint bientôt insuffisant. La vaste étendue des diocèses obligea d’établir, sur les points les plus éloignés, des chapelles ou oratoires, avec des prêtres à demeure, que l’on trouve désignés sous le nom de Plebani, Capellani, Presbyteri ruris, agrorum, et aussi Presbyteri Parochiales, pour les distinguer de ceux qui étaient dans la cité.

Ces églises étaient d’abord peu nombreuses. On sait que du temps de saint Aunaire, vers 580, le diocèse d’Auxerre, dans toute son étendue, ne comptait encore que 37 paroisses. Elles sont appelées Parochioe pagi Autissiodorensis ; deux seulement sont dans notre voisinage : Eponiacus et Vendosa, Appoigny et Venouse ; et l’on comprend que chacune de ces paroisses embrassait plusieurs villages, par la manière dont s’exprime le règlement du saint évêque : Drogia cum suis, Varziacus cum suis ; c'est-à-dire Druyes, Varzy, Pourrain, avec leurs dépendances, leurs annexes, les autres localités qui se trouvaient autour du même autel.