Groupe CCEE L'autoédition au service de votre talent 0 Contact 04 42 36 94 06
serviceclient@autres-talents.fr
Lundi au vendredi : 9 H / 12 H - 14 H / 19 H
Vous êtes ici : > > > Vertiges d'une re naissance
couverture du livre Vertiges d'une re naissance écrit par Victoire D.

Victoire D.

Vertiges d'une re naissance

23.50 € TTC

Frais de port inclus France
Métropolitaine uniquement

292 pages
15.8 x 24 cm
sur papier 80 g offset
Style litteraire : Roman
Numéro ISBN : 978-2-35682-152-2

Présentation de Vertiges d'une re naissance


« Leucémie aiguë, telle était l’annonce qui venait de m’être assénée. Un tremblement de terre ! Mes « ados » ? Mon époux ? Mes CM1-CM2 ? Le lendemain, hospitalisation en « bulle ». 4 mois, 4 grosses « chimios » pour obtenir la rémission. Et c’était loin d’être terminé ! Une allogreffe de moelle osseuse en urgence était nécessaire à ma survie. Allait-on me trouver un donneur ? Théoriquement, une chance sur un million d’en avoir un.

L’Agence de la biomédecine recensa 6 000 volontaires compatibles ! L’espoir était à nouveau au rendez-vous. Maintenant, un autre parcours du combattant plus ardu allait commencer. Serais-je assez forte pour tenir ? Telle était ma réflexion. Et après la tempête ? Comment se reconstruire, retrouver sa place dans la société ? » Re-naissance est le témoignage, écrit par l’auteur, professeur des écoles, mariée, mère de trois « adulescents ».

En partie pendant l’hospitalisation « en bulle ». Il tend à rendre, fidèlement, ce marathon, personnel et familial, de dix-huit mois. La recherche de sens, à la lumière de son histoire, parsème cette lutte, vécue comme un espoir de guérison intérieure. Cet écrit se veut un message d’espérance, de combativité, une sensibilisation à la greffe de moelle osseuse, ses implications symboliques, une réflexion autour du don et de son besoin essentiel pour sauver des vies… C’est aussi un hommage envers ceux qui l’ont accompagnée et soignée. Préface des Dr L Fouillard, Dr A Garnier, hématologues-greffeurs de Pontoise et de La Pitié-Salpétrière et d’Hélène Vanoye, psychologue de Pontoise.


Extrait du livre écrit par Victoire D.


Dans une « bulle » !

Me voilà, en milieu stérile !

Il y a maintenant quinze jours, que je sais que j’ai une leucémie aiguë.

J’étais un peu plus fatiguée que d’habitude, j’avais de plus en plus de mal à faire mon travail rapidement, je disais « Je n’en peux plus ! » mais personne ne semblait faire réellement attention à ce qui m’arrivait. Peut-être ne le disais-je pas d’une façon assez claire, comme ce fut souvent le cas, par le passé ?

« Une anémie, ce doit être encore une anémie, peut-être un peu plus sévère que d’habitude… Cela va encore être long de récupérer le fer manquant, le tonus, pour poursuivre les projets, que j’ai avec mes élèves. Il faut que je consulte pour pouvoir me reposer pendant les vacances de la Toussaint et me retrouver à peu près en forme, lors de la reprise. »

C’était mon état d’esprit en arrivant chez mon médecin traitant, lundi 25/10/2010. Il suppose, lui aussi, que je devais être exsangue et direction le « labo » le lendemain matin, mardi.

Je ne me reconnaissais plus, j’avais de plus en plus de mal à gérer le quotidien … Toutes sortes de petits détails insignifiants prouvaient déjà que quelque chose ne tournait pas rond.

J’étais glacée de l’intérieur, j’avais beau m’habiller très chaudement avec plusieurs couches vestimentaires, monter le thermostat, je ne me réchauffais pas. Ce comportement agaçait Dominique qui pensait que ma frilosité augmentait encore, devenant pathologique.

 Je compris plus tard que la vie était en train de me quitter.

 En pleine après-midi, devant l’ordinateur à peaufiner la mise en page des photos et des textes de mes élèves…, le téléphone sonne ! C’est mon médecin, je ne reconnais pas sa voix, il se présente, me confirme que je suis bien carencée, puis enfile son discours, me présentant les résultats comme « pas bons » : « Il y a 16 000 globules blancs, 62 % de blastes (cellules cancéreuses) et 35 000 plaquettes… » et là, dans la foulée, sans avoir le temps de réfléchir, de concevoir ma pensée, je réplique :

 - Ce peut être cancéreux ?

 - « Une leucémie aiguë ! »

 Je bredouille, je répète le propos que je lui ai déjà servi dans son cabinet, la fatigue importante, la sensation de malaise, la collègue mettant cet état sur le compte du stress, moi qui me pensais livide, épuisée par le demi-trimestre, les soucis familiaux, la mort de mon frère Louis, sept mois auparavant…

Je balbutie :

 « Je pars pour combien de temps ?

 - Je ne sais pas, me répond-il !

 - Il faut que je mette en ordre mes affaires, c’est cela ?

 - Oui, arrêtez tout, il n’est plus question de faire votre repassage… »

On se quitte, il me demande de me préparer à partir dès le lendemain à l’hôpital, pour des examens plus approfondis : myélogramme … et m’assure qu’il est en contact avec le service d’hématologie de l’hôpital de Pontoise, pour que je sois admise en urgence.

J’appelle mes enfants, Eloi et Amélie, à la maison, et leur annonce, la nouvelle. Ils ne s’expriment pas. Puis je contacte mon mari sur le « portable », introduis mon propos, puis l’informe du diagnostic.
Il dit : « Quel coup de massue ! » mais je sens que profondément, il n’y croit pas ! Céline, notre fille aînée, sur Paris, est plus difficile à joindre ! Je lui demande de me rappeler rapidement, et fais de même. Je sens qu’elle accuse le coup ! Elle est seule, en général très lucide, nous sommes très proches. Je perçois que c’est difficile pour elle.

Par quoi commencer ? Ranger mes projets que je ne vais plus pouvoir continuer ? Prévenir les plus proches par mails, 

« textos »… Annuler les rendez-vous des jours prochains. Vérifier qu’il n’y a rien d’important et d’urgent à régler dans la maison, avant de partir.

J’essaie d’être efficace et de me fixer des priorités mais c’est compliqué. Mon cerveau est parasité par la nouvelle. Petit à petit, je réalise que je risque de ne pas revenir chez moi, avant longtemps, très longtemps … Qu’il faut que je m’y prépare, autant que possible.

Et ma classe, mon école ? C’est pareil, il faut que j’y retourne, que je trie, que je prépare la venue de mon remplaçant…
 Il me semble que le temps va me manquer. 24 h, seulement 24 h !

Je trouve que Dominique rentre tardivement de son travail, j’aurais souhaité qu’il interrompe son activité, qu’il vienne me rejoindre pour m’aider, mais une fois de plus, il n’a pas compris, il nie, il ne voit pas, n’entend pas…

Le soir venu, je lui demande de m’accompagner le lendemain dans ma classe, avant d’avoir à nouveau le médecin au téléphone et de connaître le déroulement des opérations. Il n’est pas prêt, il me rappelle son emploi du temps ! Je me fâche, le secoue et essaie de lui faire comprendre qu’il s’agit d’une urgence vitale et que je n’ai plus la force de faire seule, ce que je veux finaliser. Il accepte enfin de me soutenir.

La nuit se passe à peu près correctement, je dors quand même, malgré quelques réveils.
 Nous allons comme prévu à l’école, je la regarde une dernière fois, en essayant de m’imprégner des images et de tous les bons moments que j’y ai vécus avec mes élèves.

 Moi qui avais eu la chance inespérée d’avoir ce poste, il y a deux ans ! Une école rurale, avec une classe, et de plus dans mon village, à 4 km de mon lieu d’habitation. Je n’allais plus faire tous ces kilomètres, les effectifs allaient être allégés, les enfants seraient moins difficiles que ceux rencontrés dans les cités, les quartiers sensibles… Bref, la place dont je rêvais depuis des années !

On rentre à la maison.

 Le médecin confirme que je serai l’après-midi même, accueillie à l’hôpital. Il faut tout de même manger, continuer à prévenir les proches, puis les collègues, l’inspectrice…

L’après-midi s’avance. Pas de coup de fil du centre hospitalier ! Je commence à m’impatienter. J’aurais encore beaucoup à faire chez moi, pour la préparation de la classe, mais maintenant j’ai hâte de partir. J’ai l’intuition que je dois être prise en charge, rapidement. Je rappelle mon médecin, puis le service d’hématologie du CHR (Centre Hospitalier Régional) René Dubos de Pontoise. Enfin, on me demande de venir, pour passer la première nuitée, là-bas.

Nous sommes mercredi soir ! Il s’est passé 48h, depuis que j’ai vu mon généraliste, en consultation de ville.

Un tremblement de terre !


Témoignage sur l'autoédition de Victoire D.


Pour l'auto-publication de mon livre-témoignage "Vertiges d'une re-naissance, voyage d'une leucémique sauvée par le don de moelle osseuse", j'ai beaucoup apprécié la patience, la gentillesse, les compétences de l'équipe Frédéric-Karim, toujours disponibles, à l'écoute…

Ayant cherché un éditeur classique auparavant et ayant travaillé avec un après avoir eu des contacts avec 4 autres, je peux affirmer que mon projet a été fidèlement respecté contrairement à ce que j'ai vécu avec le milieu professionnel parisien. Ce livre étant le récit de mon parcours du combattant de 18 mois suite au diagnostic d'une leucémie aiguë myéloblastique, de mon besoin d'une greffe en urgence et également de toutes les réflexions autour de cette problématique, il était primordial pour moi que mon histoire particulière, d'une destinée "unique", ne soit pas entachée. Les éditeurs veulent apparemment maintenant publier du témoignage romancé pour vendre.

Mais cela aurait été un manque de respect de ma part vis-à-vis des médecins et de la psychologue-clinicienne ayant préfacé l'ouvrage, de mes proches m'ayant soutenue, des soignants étant sans relâche à mon chevet et également de moi-même. Dans ce cadre, la proposition d'Autres talents me convenait parfaitement avec un prix de plus raisonnable. Karim aide très bien au téléphone pour les difficultés en informatique, est prêt également à reprendre une couverture jusqu'au contentement de l'auteur, donne des conseils pour la diffusion, aide à la mise en page des flyers et bulletins de souscription pour la promotion, lance et suit l'arrivée de la palette jusque chez vous…

Bravo, chapeau ! Ils méritent d'être connus, de réussir ! Je ne manquerai pas quand j'irai dans le sud d'aller leur rendre visite pour que nous fassions connaissance cette fois de visu.

Victoire D.